KYSTES HYDATIQUES DU REIN
On ne devra donc intervenir que dans deux conditions : si la tumeur est peu développée, si le diagnostic est assez précoce pour que le néoplasme puisse être enlevé alors qu'il est encore exclusivement intrarénal ; ou bien si les douleurs, par leur intensité, ou les hématuries par leur répétition, néccessitent une intervention au moins palliative.
Une fois le cancer rénal enlevé avec succès, la guérison définitive, sans récidive, est l'exception ; Terrillon, Israël, Kuster en ont cependant rapporté des cas. Mais la récidive est la règle, dans un délai en général de moins de deux ans.
Pour le rein polykystique, la bilatéralité presque constante des lésions fait de la non-intervention une règle absolue. Tout ce qui reste de parenchyme rénal au malade doit être respecté, et, en somme, on doit poser et suivre les mêmes indications qu'en face d'une néphrite interstitielle vulgaire ; la prévention hygiénique et thérapeutique de l'intoxication urémique, telle est la seule ambition médicale que permette la nature même de la maladie.