‹ Traité de médecine et de thérapeutique (volume 4)Chapitre 16 sur 205 · KYSTES DU PANCRÉAS · texte numérisé non relu

KYSTES DU PANCRÉAS

Il n'est pas douteux qu'un grand nombre de kystes du pancréas ne soient de nature franchement épithéliomateuse (1).

Dans les cas les plus nets, ils peuvent même se combiner avec le cancer du pancréas, ainsi que le prouvent les observations de Battersby, de Bécourt, de Gruveilhier, de Frerichs, de Gilbert et Hartmann, etc. Il y a donc lieu de décrire une véritable forme kystique du cancer pancréatique, peu différente de l'autre, quant à sa nature épithéliale, mais ayant, cliniquement et surtout chirurgicalement, son autonomie propre.

ANATOMIE PATHOLOGIQUE. — Le siège des kystes est variable. Cependant, d'après les statistiques de Hagenback et de Backel, ils sont plus fréquents à la queue du pancréas.

Ils peuvent être inclus dans le parenchyme glandulaire : le plus souvent ils font hernie au dehors, et sont saillants dans l'arrière cavité des épiploons. Ils peuvent, du reste, adhérer aux organes voisins, à l'estomac en particulier, et au foie.

Leur forme est arrondie. Généralement ils sont uniloculaires. Mais parfois un certain nombre de kystes sont juxtaposés, isolés ou communiquant entre eux (kystes multiloculaires) . Parfois, le pancréas est semé de kystes nombreux et isolés, du volume d'un pois à celui du poing.

Le volume est donc extrêmement variable, généralement petit, souvent comparé à celui d'une orange, parfois atteignant celui d'une tête de fœtus, plus gros encore (cas de Zeeman et d'Olser, où la tumeur atteignait les dimensions de deux têtes d'adultes).

Le contenu du kyste est liquide. Il est, presque toujours, sangui-

(1) Les kystes hydatiques sont rares dans le pancréas, cependant Ghambon, Turner, Hunter, Meissner en ont rapporté des observations.

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