‹ Traité de médecine et de thérapeutique (volume 4)Chapitre 160 sur 205 · II. — STRONGYLOSE DU REIN · texte numérisé non relu

II. — STRONGYLOSE DU REIN

Le strongle géant (Eustrongylus visceralis, Gmelin, 1789), est u parasite rénal très rare chez l'homme, puisque l'on n'en compte que neuf cas authentiques (1). D'après R. Blanchard, le mâle est long de 14 à 35 centimètres et large de 4 à 6 millimètres, mais la femelle peut atteindre jusqu'à un mètre de longueur et 10 à 12 millimètres de largeur.

L'œuf est très caractéristique, elliptique de forme, long de 64 à 68 [x sur 42 à 44 de large. Ses pôles sont homogènes et incolores; le reste de la surface est de couleur brune, et criblé de petits orifices circulaires ou irréguliers, et limités par une large bordure à double contour. La constatation de ces œufs dans une . urine permet d'affirmer la présence dans les voies urinaires d'une femelle de strongle géant.

On admet que ces œufs auraient besoin de passer successivement par des organismes de poissons puis de mammifères avant de devenir infectants pour l'homme.

Le strongle, solitaire ou tout au plus au nombre de deux ou trois, habite le plus souvent le bassinet. Il provoque, par sa présence, des troubles souvent très graves, tantôt des douleurs rénales, des crises néphrétiques d'expulsion, des hématuries à répétition; tantôt des accidents infectieux de pyélo-néphrite ou de suppuration périrénale. Il peut, au prix de vives souffrances, s'engager dans l'uretère, être éliminé parles urines en tout ou en partie.

Le diagnostic du ver éliminé devra être fait avec les lombrics erratiques, les cylindres fibrineux des hématuries réno-uretérales.

Le traitement chirurgical s'impose, par la néphrotomie ou la néphrectomie, suivant le degré et la nature des lésions rénales constatées au cours de l'opération.

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