‹ Traité de médecine et de thérapeutique (volume 4)Chapitre 163 sur 205 · XVII. — LITHIASE RÉNALE · texte numérisé non relu

XVII. — LITHIASE RÉNALE

On dit qu'il y a lithiase rénale quand un ou plusieurs des éléments tenus normalement en dissolution dans l'urine se précipitent, s'agglomèrent, forment corps étranger, conduisent peu à peu à la production de véritables calculs.

Le processus lithiasique occupe en pathologie rénale une place aussi importante par sa fréquence que par la multiplicité des accidents, souvent graves, qu'il peut engendrer. Par sa pathogénie, il touche à des questions très complexes de pathologie générale. Par les indications opératoires qu'il peut comporter, il relève de la chirurgie presque autant que de la médecine. C'est dire tout l'intérêt qui s'attache à son étude.

L'étude clinique de la lithiase rénale remonte aux débuts mêmes de l'observation médicale ; mais elle n'est entrée dans la période de précision scientifique que depuis les observations étiologiques de Van Swieten et de Sydenham, depuis les travaux analytiques des chimistes du commencement du siècle, depuis surtout les traités classiques de Rayer et de Civiale.

Plus récemment, l'ère chirurgicale est venue, et les travaux de Guyon, de Le Dentu, de Tuffier, de Terrier, nous ont apporté nombre de faits nouveaux, en même temps que Bouchard assignait à la lithiase rénale la place qui lui revient, au point de vue de la pathogénie et des affinités morbides, dans le cadre des maladies humorales et diathésiques. .

Nous distinguerons, dans l'histoire de la lithiase rénale, deux séries de faits, suivant qu'au processus lithogène s'est surajoutée ou non V infection urinaire. Lithiase aseptique, et lithiase infectée diffèrent autant au point de vue des accidents provoqués que des indications thérapeutiques.

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