‹ Traité de médecine et de thérapeutique (volume 4)Chapitre 193 sur 205 · CANCER DE L'UTÉRUS · texte numérisé non relu

CANCER DE L'UTÉRUS

Tous les auteurs s'accordent à désigner sous le nom de cancer de Vutérus la totalité des néoplasmes malins qui se développent dans cet organe, quelle que soit d'ailleurs la variété histologique à laquelle ils appartiennent. Ces affections sont très fréquentes. On sait qu'elles représentent environ le tiers des cancers observés chez la femme, mais, jusqu'ici, on n'a donné aucune explication satisfaisante de cette malheureuse prédisposition.

ÉTIOLOGIE. — On ne sait rien de très précis sur l'étiologie du cancer utérin. Il a sa plus grande fréquence entre quarante et cinquante ans; l'hérédité semble jouer un certain rôle dans son développement, bien que ce fait ne soit pas admis par tous les auteurs. Chisolm oppose la grande rareté du cancer utérin à la fréquence excessive des corps fibreux chez les négresses. Cette influence de race n'est d'ailleurs pas expliquée jusqu'ici. Schrôderet Martin ont insisté sur l'importance de la misère physiologique, en comparant leurs statistiques de la ville, dans lesquelles prédominent les fibromes, et celles de l'hôpital, où la part du cancer est sensiblement plus large. Il est vraisemblable que les inflammations antérieures, les déchirures du col et les divers traumatismes dus à l'accouchement, créent une prédisposition locale au développement du cancer utérin.

ANATOMIE PATHOLOGIQUE. — Les cancers du col et ceux du corps de l'utérus offrent, cliniquement et anatomiquement, des différences assez tranchées pour qu'on les étudie séparément.

(1) Il ne sera question, ici, que du cancer utérin; le cancer des premières voies génitales (vulve et vagin), et celui des trompes et des ovaires, de même que les kystes ovariques, appartiennent plus particulièrement à la pathologie chirurgicale.

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