CANCER DES CONDUITS EXTRA-HÉPATIQUES
Le cancer peut se développer primitivement sur tous les points des conduits biliaires extra-hépatiques, mais il est de beaucoup plus fréquent sur le cholédoque ; le canal cystique n'est jamais atteint isolément ; le néoplasme occupait dans quelques cas le point de jonction du cystique et de l'hépatique ; dans un fait récent de M. Claisse, le noyau cancéreux s'était développé au point de réunion des deux branches du canal hépatique.
Le cancer revêt sur les conduits biliaires la forme d'un anneau plus ou moins large ; les parois sont fortement épaissies et la lumière finit par être complètement oblitérée. Il en résulte en amont une dilatation souvent considérable intéressant jusqu'aux canalicules intra-hépatiques, et d'autre part aussi la vésicule biliaire, lorsque le néoplasme siège sur le cholédoque ou à l'embouchure du cystique.
Les caractères histologiques de la tumeur ne diffèrent pas de ceux que présente le cancer de la vésicule.
L'ictère persistant et progressif, devenant extrêmement intense, avec décoloration des selles, les douleurs quelquefois assez vives simulant la colique hépatique, dans quelques cas la sensation d'une tumeur sur le trajet du cholédoque, tels sont les signes que l'on observe (1), en dehors des phénomènes vésiculaires et des troubles de l'état général sur lesquels nous insisterons en parlant du cancer de l'ampoule de Vater.