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I. L'atrophie musculaire est le symptôme prédominant

— a. Elle peut présenter la même évolution et la même topographie que dans la maladie d 'Aran-Duchenne et c'est ainsi qu'elle se présente dans la grande majorité des cas : elle débute par les muscles des mains, les interosseux, les muscles de l'éminence thénar ou hypo-

thénar pour envahir ensuite les muscles des avant-bras et des bras. La maladie d 'Aran-Duchenne ou poliomyélite chronique s'en distingue par l'absence de la dissociation syringomyélique : celle-ci peut être très limitée dans la syringomyélie ; au début, il faut la chercher avec grand soin, on la retrouve alors occupant une bande longitudinale limitée aux deux derniers doigts, à la face interne de l'avant-bras et du bras. D'autres fois c'est sur la face externe du membre supérieur que cette dissociation exsite.

En outre, les réflexes patellaires et achilléens sont faibles ou abolis dans la maladie d'Aran- Duchenne, exagérés dans la syringomyélie.

Les névrites d'origine toxique ou infectieuse ont une évolution plus rapide, les réflexes sont abolis, la sensibilité est affaiblie dans tous ses modes et diminue progressivement de la périphérie vers la racine des membres, l'atrophie musculaire et la paralysie sont plus généralisées d'emblée.

Lorsque la névrite n'atteint qu'un seul nerf, tel que le cubital ou le médian, le diagnostic est plus délicat, surtout si elle a une allure lente : l'abolition des réflexes, l'absence de dissociation de la sensibilité et la topographie des troubles sensitifs qui sont exactement limités au territoire innervé par le nerf malade lèveront tous les doutes. Dans la syringomyélie en effet, la topographie de l'anesthésie étant radiculaire n'est jamais

Fig-. 78. — Syringomyélie, type scapulo-huméral à début tardif*. — Dissociation de la sensibilité sur les membres supérieurs etle tronc. Abolition des réflexes olécrâniens. Exagération des réflexes patellaires. Ici la topographie de l'atrophie est très nettement radiculaire (Ve et VI0 p. cervicales) (Bicêtre, 1894).

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