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b g 104. - Po l.omyeh le chronique datant de dix ans. Mort par tuberculose Malade représente dans les figures 99 et 100. Corne antérieure gauche durenflement cervica Coloration au carmin en masse. Grossissement. Obi. A3 oc 2 ZeÏÏ- ^n?^68 ° i comPlète'n1e»t.d^Pa'-"- Dans le groupe antéro-in terne seulement tZ TtlT .elfeS-Unes- ". exlste u» ^ès léger degré de sclérose dans le faisceau antcro-lateral a une certa.ne distance de la corne antérieure. Dans la corne anteneure dro.te qu. n a pas été dessinée, les lésions sont les mêmes, ainsi du reste que dans toute la hauteur de l'axe gris antérieur. (J. Dbjmwh Deux cas de pohon.yel.te chronique, soi via d'autopsie, Soc. de biologie] 1895
partant, contournant la corne antérieure dont il est séparé par une bande saine (fig. 104). Cette zone de sclérose est due à l'irritation produite par la dégénérescence des fibres radiculaires dans leur trajet à travers la substance blanche et surtout à la destruction des cellules cordonales, destruction qui amène la dégénérescence des fibres commissu raies courtes de Bouchard ou fibres courtes d'association. Ces lésions de la substance blanche sont consécutives à la poliomyélite dont elles font partie, et diffèrent complètement,
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ainsi qu'on le verra plus loin, de celles que l'on rencontre dans la sclérose latérale amyolrophique. Cette sclérose a pu être relevée par J.-B. Charcot sur les pièces conservées de l'autopsie publiée en 1875 par Charcot et Gombault ; on la trouve signal ée par Hayem, Slrùmpell, Oppenheim, Darkschewitsch, Alzheimer. Dans un de nos cas (fig. 104), elle était atténuée, mais cependant manifeste (Dejerine). Cependant, cette zone de sclérose n'est pas constante. Dans une de nos autopsies, elle faisait défaut (fig. 103). Son absence dans ce cas tient probablement à la longue durée de l'affection (dix-huit ans) et à son évolution très lente; les fibres, dégénérant très lentement, disparaissent sans déterminer autour d'elles d'irritation névroglique; l'absence d'hyperplasie névroglique dans ce cas, et sa présence dans les cas à marche moins lente, semblent appuyer cette manière de voir (1). Dans le cas d'Etienne, cette zone de sclérose manquait ; mais ici, il y avait, comme dans un cas de Charcot, un léger épaississement de la névroglie du cordon de Coll.
Dans les racines antérieures les fibres saines sont en infime minorité. Les tubes nerveux présentent tous les stades de la dégénérescence wallérienne : fragmentation de la myéline, multiplication des noyaux, disparition du cylindraxe. Un grand nombre de tubes sont réduits à une gaine vide. Le tissu conjonctif interstitiel est quelquefois légèrement épaissi.
Les nerfs périphériques sont également très altérés. Les altérations portent sur les tubes nerveux, qui subissent la dégénérescence wallérienne, y compris les filets nerveux inlra-musculaires. Cette dégénérescence est proportionnelle à l'atrophie des cellules radiculaires antérieures et, partant à l'atrophie musculaire. Le tissu conjonctif est peu modifié.
Les muscles sont en voie d'atrophie simple. Ils ont subi une réduction considérable de volume, sans substitution graisseuse. La fibre musculaire est pâle, décolorée; les plus atteintes ont une couleur feuille morte. Dans un même muscle, toutes les fibres ne sont pas frappées au même degré et, sur un même fragment, on voit des faisceaux pâles ou jaunâtres alterner avec des fibres rouge vif, normales. Au microscope, on peut suivre tous les stades de l'atrophie. Le faisceau primitif se réduit de plus en plus de diamètre ; les noyaux du sarcolemme prolifèrent; la substance musculaire se fragmente, se résorbe et disparaît. Le tissu musculaire a disparu patplaces ; quelques fibres musculaires saines, mais diminuées de volume, se montrent à côté de fibres en voie plus ou moins avancée d'atro-
(1) En faveur de cette opinion on peut invoquer les faits de poliomyélite aiguë de l'enfance dans lesquels, si l'autopsie est pratiquée quelques semaines après le début de l'affection, on constate très aisément l'existence de dégénérescences très marquées dans les cordons antéro-latéraux, tandis que dans les cas ancien*, par suite du tassement des éléments, ces dégénérescences sont beaucoup moins ncltes.