‹ Traité de médecine et de thérapeutique (volume 5)Chapitre 21 sur 153 · CONSIDÉRATIONS ANATOMO-PHYSIOLOGIQUES · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS ANATOMO-PHYSIOLOGIQUES

partie postéro-lalérale de la substance réticulaire grise en dedans du pédoncule cérébelleux supérieur et reçoit les fibres des noyaux de l'acoustique et de la racine sensitive du trijumeau (Van Gehuchten). Plus haut, cette partie, connue sous le nom de ruban de Reil médian, atteint la calotte du pédoncule cérébral, s'élargit en gagnant la partie externe du pédoncule et pénètre dans la couche optique (Sappey et Duval). La disposition topographique exacte de ces fibres dans le pédoncule est mal connue : on a admis l'existence d'un faisceau passant par la partie externe du pied du pédoncule (Flechsig), d'un faisceau occupant la partie interne (Bechterew), mais c'est surtout dans la région latérale de la calotte que se trouvent le plus grand nombre des fibres sensitives. Toutefois si, pour Van Gehuchten, Edinger, la plupart des fibres spinales sensitives sont contenues dans le ruban de Reil, pour d'autres auteurs ce dernier n'est pas la voie unique de transmission de la sensibilité générale dans l'isthme de l'encéphale. E. Long estime qu'il faut faire entrer en ligne de compte la substance grise et les voies courtes de la formation réticulée (1). Beaucoup d'obscurités existent encore dans cette question; on a décrit des voies de conduction spéciale des nerfs sensitifs, pour le trijumeau, le glosso-pharyngien et le pneumogastrique (Hosel et von Oordt). Ces hypothèses n'ont pas été plus confirmées que celles qui ont trait à la transmission des diverses sensations tactiles, douloureuses, etc., par des systèmes de fibres spéciales.

A la partie supérieure du pédoncule, dans la région sous-optique, les voies centripètes, ruban de Reil médian et fibres courtes de la calotte, pénètrent dans la partie inférieure et externe du thalamus, d'où partent de nouvelles fibres thalamo-corticales (von Monakow, Déjerine).

2° Voie sensitive indirecte ou cérébelleuse. — La voie sensitive indirecte est formée par les prolongements des cellules de la colonne de Clarke qui constituent les fibres du faisceau cérébelleux direct de la moelle ; ce dernier passe dans le pédoncule cérébelleux inférieur, qui reçoit aussi quelques fibres des noyaux des cordons de Goll, et se termine, soit dans l'olive et le noyau du toit, soit dans l'écorce cérébelleuse. Celle-ci donne naissance à un nouveau système de fibres qui gagne le pédoncule cérébelleux supérieur, le noyau rouge et la couche optique en s'entre-croisant au-devant des tubercules quadrijumeaux. Van Gehuchten, qui décrit cette voie indirecte, dont l'existence n'est pas admise par tous les anatomistes, pense qu'elle sert avant tout aux mouvements réflexes.

(1) E. Long, Les voies centrales de la sensibilité générale. Th. de Paris, 1889.

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