RAMOLLISSEMENT
ÉTIOLOGIE. — Les ramollissements du pédoncule ont été également bien étudiés par d'Astros. Ils succèdent rarement à une thrombose par embolie de l'artère cérébrale postérieure; Kahler et Pick, d'Astros ont toutefois signalé le fait. Le plus souvent, le foyer de ramollissement est consécutif à l'artéritedes petites branches nourricières ou des gros troncs (propagation par exemple de la thrombose de l'artère basilaire). La syphilis est une cause fréquente de ces artérites (Leyden, Alexander) ; la dégénérescence athéromatheuse des gros troncs, qui obstrue l'ouverture des petites collatérales, peut déterminer l'ischémie de la substance cérébrale et donner lieu à ces foyers de ramollissement dont la consistance est à peine plus faible que celle du tissu sain et où l'examen microscopique permet seul d'affirmer la lésion (cas de Mayor). Dans une observation de d'Astros, le ramollissement était consécutif à la thrombose, d'origine tuberculeuse, d'une veine pédonculaire.
Les ramollissements du pédoncule ne diffèrent pas au point de vue anatomique de ceux des autres parties du cerveau. D'après d'Astros, l'oblitération isolée de la première portion de la cérébrale postérieure détermine un ramollissement occupant la région interne et antérieure du pédoncule ;ces ramollissements, quoique siégeantsur des points très limités, peuvent causer des désordres importants (point où convergent toutes les fibres de l'oculo-moteur commun). Les ramollissements de l'étage supérieur sont en rapport avec des troubles circulatoires dans le domaine des rameaux terminaux delà cérébrale postérieure ou de la pédonculo-jumelle. Ils sont moins fréquents que ceux du pied du pédoncule àcausedes suppléances faciles par l'intermédiaire du réseau anastomotique de la partie supérieure de l'isthme de l'encéphale que nous connaissons.
SYMPTOMATOLOGIE. — Les ramollissements de l'étage inférieur, précédés ou non par des prodromes (céphalée, vomissements), débu-