TUMEURS DE LA PROTUBÉRANCE
ÉÏIOLOGIE — Les tumeurs de la protubérance sont souvent confondues avec les tumeurs développées aux dépens des organes voisins, et en dehors de la protubérance même; c'est ainsi qu'un anévrysme de l'artère basilaire (cas de Hallopeau et Giraudeau), qu'une pachyméningite ou un épanchementsous-dural, qu'une exostose crânienne, qu'une tumeur de la toile choroïdienne ou des plexus choroïdes, pourront, en comprimant la protubérance ou les nerfs qui en sortent, donner naissance à des troubles très analogues à ceux qui résultent des néoplasmes intraprotubéranliels. Ceux-ci ne sont pas rares ; la protubérance est, après le cerveau et le cervelet, la région des centres nerveux où les tumeurs se développent le plus souvent. L'enfant est plus fréquemment atteint que l'adulte ; sur 55 cas, 38 concernaient des enfants, 17 des adultes (Auvray).
Les tubercules constituent la lésion la plus fréquente, qu'ils soient isolés ou multiples, qu'ils occupent la protubérance seule ou, en même temps, le cervelet ou le bulbe. Dans un travail récent, Héry en a rassemblé vingt-cinq observations. Du volume d'un pois à celui d'une grosse noix, ils sont généralement de consistance ferme, leur coloration est blanc jaunâtre ou verdàtre. Leurs limites sont en général assez nettes, le tissu nerveux qui les entoure est congestionné ou ramolli. Us font souvent saillie à la périphérie de la protubérance, et, à ce niveau, les méninges sont ordinairement épaissies. Il n'est pas rare de voir une racine nerveuse émerger de la masse du tubercule.
Le gliome, le glio-sarcome sont des tumeurs de consistance plus molle, quelquefois complètement ramollies et qui souvent deviennent le siège d'épanchemenls hémorragiques. .
Les gommes syphilitiques se voient assez fréquemment, elles ont ici