TUMEURS DU BULBE
Les tumeurs développées au milieu des éléments nerveux du bulbe sont d'une observation rare. Dans un mémoire récent, Gianuli (1) n'en a rassemblé que vingt-sept observations. On confond, en effet, souvent les néoplasies qui ont leur origine dans les méninges ou les organes voisins avec les tumeurs du bulbe, parce que les phénomènes de compression qu'elles déterminent sont très analogues à ceux qui résultent des néoplasmes intrabulbaires. Enfin, il est rare que le bulbe soit seul intéressé par les tumeurs qui y prennent naissance, et souvent la protubérance, la moelle, les nerfs crâniens sont atteints par le processus néoplasique. C'est ainsi que la plupart des observations réunies dans le mémoire de Bernhard (1881) ont trait à des tumeurs bulbo-protubérantielles.
ANATOMIE PATHOLOGIQUE.— Les tumeurs du bulbe ne diffèrent pas par leur constitution anatomique de celles des autres parties de l'axe cérébro-spinal ; le gliome, le glio-sarcome en constituent les types histologiques le plus fréquemment observés. Les fibromes, myomes, épithéliomes sont beaucoup plus rares.
Les tubercules, les gommes syphilitiques ont été souvent signalés, mais rarement isolés ; en général, on trouve en même temps d'autres localisations tuberculeuses ou syphilitiques dans le cerveau, le cervelet ou les os.
Roger a décrit au niveau du plancher du quatrième ventricule une tumeur à cysticerques du volume d'une noisette.
Eisenlohr a publié une observation d'abcès consécutif à un abcès du poumon, occupant la partie gauche du bulbe au voisinage de l'aile
(1) Gianuli, Tumeur du quatrième ventricule (Rivista sperimenlale di Frenatria, 1S98, XXIV).