‹ Traité de médecine et de thérapeutique (volume 5)Chapitre 72 sur 153 · MÉNINGITE TUBERCULEUSE · texte numérisé non relu

MÉNINGITE TUBERCULEUSE

La méningite tuberculeuse est la plus commune et la plus redoutable des méningites. Sa fréquence, son début souvent insidieux, ses manifestations variables et son évolution presque toujours fatale, font d'elle une des maladies les plus importantes de la pathologie. Elle partageait jadis, avec le croup, le triste privilège d'être l'effroi des familles ; le croup fait maintenant moins de victimes, grâce à la thérapeutique nouvelle ; la méningite tuberculeuse, au contraire, résiste à tous nos efforts. C'est la maladie qu'on hésite à reconnaître. Quand les premiers symptômes se dessinent, on cherche s'il n'y a pas, pour les expliquer, autre chose que le mal qui ne pardonne pas. De là, sans doute, la faveur avec laquelle ont été accueillis, dans ces derniers temps, les travaux qui avaient pour objet les pseudo-méningites, les méningites séreuses ou le méningisme.

DÉFINITION ET DIVISION. — L'infection de la pie-mère par le bacille de Koch est la cause première et fondamentale de la méningite tuberculeuse; mais, pas plus dans les enveloppes du cerveau que dans les séreuses ou dans les parenchymes, les réactions causées par la présence des bacilles et de leurs toxines ne sont toujours identiques à elles-mêmes.

Le cas le plus commun, surtout dans le jeune âge, est celui dans lequel la tuberculisation de la pie-mère ne se caractérise pas seulement par la présence de granulations le long des vaisseaux, mais par une réaction inflammatoire, qui est souvent due à l'action exclusive du bacille ou de ses poisons, mais à la genèse de laquelle

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