‹ Traité de médecine et de thérapeutique (volume 5)Chapitre 82 sur 153 · MÉNINGITES CHRONIQUES · texte numérisé non relu

MÉNINGITES CHRONIQUES

PAR

KLIPPEL

Médecin des hôpitaux.

Si les termes de «méningites cérébrales chroniques» n'entraînaient pas par eux-mêmes une définition suffisante, on pourrait dire qu'ils s'appliquent à toute lésion inflammatoire à évolution lente de la dure-mère, de l'arachnoïde et de la pie-mère cérébrales.

Parfois la lésion est localisée primitivement à une ou à plusieurs des membranes méningées ; d'autres fois elle accompagne ou suit les lésions des organes voisins, en particulier les maladies des os du crâne et celles de l'encéphale. En se rappelant combien les processus inflammatoires sont variables en leurs formes et en leurs degrés, on comprendra que les maladies décrites dans ce chapitre sont surtout réunies entre elles par leur siège anatomique, et assez souvent, en clinique, par des symptômes qui leur sont communs.

Parmi les formes les plus importantes se placent la pachyméningite hémorragique, la méningo-encéphalite diffuse, les inflammations méningées consécutives aux tumeurs et aux lésio i en foyers de l'encéphale, la méningite chronique des alcooliques, la syphilis des méninges. Or toutes ces maladies sont décrites dans cet ouvrage, et par le détail, en des chapitres séparés. Il ne saurait être question de reprendre cette même étude, en répétant ce qui est exposé ailleurs.

Aussi le but qu'on se propose dans ce chapitre n'est-il que de présenter un tableau d'ensemble dont les éléments seront en grande partie à rechercher dans les différents chapitres qui viennent d'être signalés (1).

DIVISION ET CLASSIFICATION. — ÉTIOLOGIE. - Les méninges tapissent les parois internes du crâne et, par d'autres feuillets, enveloppent l'encéphale lui-même. C'est dans cette disposition anatomique, plutôt que dans la distinction des trois membranes méningées, qu'il convient, selon nous, de rechercher les divisions fondamentales des méningites chroniques. On distinguera de la sorte des méningites pariétales et des méningites encéphaliques.

La première division comprend les inflammations de la dure-mère, si souvent liées aux lésions des os du crâne, auxquels cette membrane adhère fortement. La seconde comprend les inflammations de l'arachnoïde viscérale et de la pie-mère, toutes deux en connexions

(1) Voy. Hémorragies méningées (pachyméningite hémorragique), Paralysies générales progressives (méningo-encéphalite diffuse chronique), Tumeurs cérébrales (complications méningées), Alcoolisme (méningite chronique), Syphilis cérébrale (méningopathies syphilitiques).

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