DIAGNOSTIC. — PRONOSTIC. — TRAITEMENT
ment où la même maladie est en action simultanée sur l'encéphale (1) (pseudo-paralysie générale arthritique).
Une méningite tuberculeuse chronique peut encore, suivant nos constatations, s'accompagner du même syndrome, lorsque les lésions dégénératives que nous avons décrites et rattachées à l'intoxication tuberculeuse, sont présentes dans l'encéphale. Dans le cas que nous avons publié, la méningite était caractérisée par un épaississement notable des méninges, avec dissémination de tubercules à cellules géantes dans l'épaisseur de l'exsudat (2) (pseudo-paralysie générale tuberculeuse).
Enfin et surtout, la paralysie générale inflammatoire, qui, ainsi qu'on le sait, s'accompagne d'une méningite à évolution chronique et progressive, peut être citée comme un type de la forme mentale.
DIAGNOSTIC. — PRONOSTIC. — TRAITEMENT. — Quelques maladies peuvent présenter des symptômes qui se rapprochent de ceux des méningites chroniques.
L'hystérie est sujette à des accidents décrits sous le nom de méningisme ou de pseudo-méningite. Ils évoluent plutôt à l'état aigu. D'ailleurs l'hystérie offre un ensemble de stigmates qui, à l'occasion de symptômes comme une topoalgie crânienne, une paralysie, permettront de la distinguer des formes localisées de la méningite.
Dans V helminthiase, avec accidents nerveux, on se fondera surtout sur les caractères suivants : troubles dyspeptiques, absence de maux de tête, éliminations vermineuses, influence du traitement.
Les hémorragies méningées, quand elles se font en dehors de la méningite, sont à début brusque ; quand elles se produisent dans des fausses membranes, elles se caractérisent à la fois par des signes de méningite et d'apoplexie, mais les premiers de ces signes ont précédé les seconds.
Les tumeurs cérébrales ont pu parfois être l'occasion d'un diagnostic très difficile, mais dont les éléments ont déjà été exposés dans ce Traité.
La méningite des lobes paracentraux qui s'accompagne d'une paraplégie pourrait être confondue avec une lésion spinale, mais dans la paraplégie cérébrale il n'y a ni troubles urinaires, ni atrophie notable des muscles, ni modification qualitative des réactions électriques. A l'étranger, et dans ces derniers temps en France, on a plusieurs fois pratiqué des ponctions rachidiennes pour se rendre compte de l'état du liquide céphalo-rachidien, dans le but de préciser le diagnostic d'une méningite. On s'est fondé :
(1) Klippel, loc. oit. — Conso, La pseudo-paralysie générale arthritique, Th. de Paris, 1900.
(2) M. ViGounoux vient de décrire un cas analogue (Bull, de la. Soc. médicopsych., 1901).
Traité de médecins. IX. — 26
492 KLIPPEL. — HÉMORRAGIES MENINGEES.
1° Sur la coloration et les modifications physiques de ce liquide ;
2° Sur la présence de microbes pathogènes;
3° Sur la présence et la nature d'éléments cellulaires (endothéliums et leucocytes).
Ces recherches ont surtout été faites, il est vrai, dans des cas aigus. Pour l'état chronique, en particulier pour les microbes de la paralysie générale et le nombre des leucocytes, les recherches sont encore fort contradictoires et appellent de nouvelles expériences. En se rapportant aux enseignements plus anciens de l'anatomie pathologique, on peut affirmer que le syndrome paralytique comporte parfois des lésions sans caractères inflammatoires. 11 est probable que des recherches nouvelles démontreront la variabilité de l'état leucocytaire par rapport aux diverses maladies qui commandent le syndrome paralytique.
Toujours grave, le pronostic, quant au degré de la gravité et à la survie des malades, ne peut se formuler qu'en raison d'un diagnostic précis.
Le traitement peut se résumer ainsi :
Antiphlogistiques ;
Dérivatifs par petites saignées ;
Sinapismes volants;
Action dérivative sur le tube digestif;
Préparations iodées; éventuellement traitement antisyphilitique;
Ponctions rachidiennes, dans le cas où la décompression est indiquée;
Hygiène SDéciale.
HÉMORRAGIES MÉNINGÉES.
PACHYMÉNUYGITES. — HÉMATOME DE LA DURE-MÈRE
PAR
KLIPPEL.
La dure-mère et la pie-mère possèdent des vaisseaux; les trois méninges, en enveloppant le cerveau, laissent entre elles des interstices, les espaces arachnoïdiens, sus- et sous-pie-mériens. Les épanchements de sang, provenant de la rupture de ces vaisseaux ou faisant irruption dans ces espaces, constituent les hémorragies méningées.
De plus, la pie-mère se réfléchit dans les ventricules sous forme de plexus vasculaires, qui eux-mêmes peuvent être le point de départ d'une hémorragie. L'épanchement de sang a donc des origines multiples. S'il vient des vaisseaux mêmes des méninges (artères, veines, capillaires), ceux- ci peuvent être atteints d'une lésion préalable de leurs tuniques, ou s'être tout d'abord multipliés par un processus néoformatif aboutissant à la fragilité de leurs parois et à leur rupture.
Si le rang fait seulement irruption dans les espaces méningés,