PRONOSTIC. — TRAITEMENT
maladies antérieures, si elles sont de celles qui produisent les hémorragies méningées, pourront du moins fournir quelques présomptions. Il est encore possible qu'à cette période l'examen de la papille puisse être positif.
PRONOSTIC. — TRAITEMENT. — L'hémorragie méningée est invariablement une maladie très grave. Dans la majorité des cas elle se termine par la mort. Celle-ci peut survenir brusquement dans la forme apoplectique avec coma. D'autres fois, la survie a lieu pendant quelques jours ou quelques mois, le malade restant infirme, avec des signes soit de paralysie locale, soit de compression générale. De nouvelles hémorragies peuvent se produire, et il est des formes depachyméningite où celles-ci se répètent à espaces éloignés, en petite quantité, entraînant une déchéance de plus en plus marquée. D'autres fois encore, l'hémorragie s'organise sous forme de kyste, et ce sont là les cas les plus favorables. Il s'agit alors d'une guérison incomplète. La survie peut être, en ces circonstances relativement rares, d'une durée indéfinie. Enfin on cite des cas, et ceci intéresse également le pronostic, où la maladie est restée complètement latente pendant la vie, l'autopsie seule ayant pu la faire reconnaître.
Dans de telles conditions, que peut et que doit être le traitement?
Dans le cas de pachyméningite hémorragique, l'intervention thérapeutique peut avoir lieu dans chacune des trois périodes qui constituent le processus morbide. A la première période, où il y a méningite, le traitement doit s'efforcer de diminuer l'inflammation. Le repos complet, la glace en application sur la tête, employée chaque fois qu'il y aura douleur, les sangsues aux apophyses mastoïdes, la révulsion sous différentes formes, les purgatifs répétés, le calomel à doses fractionnées, un régime d'où sera exclu tout excitant, sont les principaux moyens à employer.
A la période d'hémorragie, le traitement a pour but de combattre la congestion et de favoriser la résolution des épanchements. Les laxatifs, les purgatifs drastiques, si on se propose une action plus intense, seront utiles dans ce but. Les ventouses sèches en application répétée, les ventouses scarifiées à la nuque, la saignée ou les sangsues, si l'état du malade le comporte, ou si l'hémorragie coïncide avec la suppression d'hémorroïdes, seront employées également.
A la troisième période, l'iodure de potassium sera associé à l'un des moyens précédents de révulsion ou de dérivation du côté de la peau ou de l'intestin. Dans tous les cas, le régime sera sévèrement surveillé; le malade séjournera dans une chambre bien aérée et fraîche, la tête élevée et découverte.
Le traitement de l'hémorragie non enkystée comporte exactement les mêmes indications et les mêmes moyens que dans l'hémorragie cérébrale.
IIVSOLATIOxN. — COUP DE CHALEUR