‹ Traité de médecine et de thérapeutique (volume 5)Chapitre 96 sur 153 · IV. —ACCIDENTS TARDIFS.— MALADIES ORGANIQUES DE LA MOELLE · texte numérisé non relu

IV. —ACCIDENTS TARDIFS.— MALADIES ORGANIQUES DE LA MOELLE

POST-TRAUMATIQUES.

Parmi les auteurs qui se sont occupés de ce sujet, nous signalerons: Gurlt(1864), Verneuil (1868), Raymond (1875), Leyden(1876), Duménil et Petel (1885), Tuffier et Hallion (1885-1890), Heurleau (1890), Le Dentu, Chipault, Kummel, Henle, Godonneiche (1897).

Parfois après un traumatisme, et pendant plusieurs semaines, on ne trouve chez un blessé aucun signe de fracture ; c'est seulement au bout de ce temps que les signes de la lésion médullaire font leur apparition et éveillent l'idée d'une fracture antérieure.

Le malade accuse une violente douleur au rachis, mais d'autres traumatismes des membres ou du thorax attirent davantage l'attention ; il n'existe comme signes de fracture du rachis qu'une légère inflexion du tronc en avant, et la douleur à la pression de la vertèbre fracturée. Puis tout rentre dans l'ordre. Après deux ou trois mois la marche devient pénible, le malade accuse de la douleur au rachis, en même temps qu'apparaît une cyphose. Simultanément se montrent, dans un territoire variable suivant que la lésion frappe la moelle cervicale, dorsale ou lombaire, des signes de compression ou d'irritation médullaire : fourmillements, douleurs, crampes, exagération des réflexes, paralysies, troubles trophiques.

(1) Morandeau, Th. de Paris, 1898-1899. — Delprat, Th. de Paris, 1899-1900.

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