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cinq, six et parfois huit à dix semaines. » (W.) En un type est celui d'une f . typhoïde régulière, sans compli-
nations; le deuxième celui des fièvres graves à ulcérations profondes et multiples, à complications diverses intercurrentes.
Les deux tracés (fig. 40 et 41), empruntés à Wunderlich, sont le schéma parfait de ces deux types.
II. Stade initial ou des oscillations ascendantes. — La description •donnée par Wunderlich de ce stade — que le médecin a bien rarement l'occasion d'observer — est classique :
La température monte en zigzag, de façon à s'élever dans les trois ou quatre jours que comprend cette période de un à un degré et demi du matin au soir, et tomberdeun demi à trois quarts de degré du soir au matin, jusqua ce que, vers le troisième ou quatrième soir, elle ait atteint ou dépassé 40°. La formule de cette ascension peut être représentée comme il suit:
Premier jour, 37° matin, 38°, 5 soir,
Deuxième — 37°, 9 — 39°, 2 —
Troisième — 38°, 7 — 39°, 8 —
Quatrième— 39°,2 — 40°, 3 —
La durée de cette période ascendante en échelons, est variable : 4, 5, 6, plus rarement 7 et 8 jours. (Wunderlich.)
III. Stade de fastigium ou des oscillations stationnaires. — Ici la figure générale du tracé change : à la ligne ascensionnelle brisée va succéder une ligne d'oscillations se mouvant dans un plan horizontal. Les oscillations sont déterminées par les exacerbations vespérales et les rémissions matinales. Ce stade correspond à la période d'état de la f. typhoïde. Et de même que la clinique montre deux grandes variétés de f. typhoïde, une à période d'état relativement courte, évoluant sans complications, l'autre à période d'état grave, toujours incertaine, traversée par des complications de toutes sortes, de même le tracé thermique se divise, dit Wunderlich, en deux types différents indiqués et figurés ci-dessus, et dont nous allons étudier maintenant le détail.
Type léger. — Au début du stade, c'est-à-dire ordinairement dans la seconde moitié du premier septénaire, l'élévation vespérale oscille « entre 40° et 41°, 5 mais le plus souvent entre 40°, 2 et 40°, 8. Les températures matinales sont pendant cette époque plus basses de un demi-degré à un degré et demi, rarement de moins, mais aussi rarement de plus, avec cette exception que, parfois, pendant un seul jour se présente une rémission profonde, mais transitoire. » Wunderlich fixait au septième jour l'apparition de cette rémission qui d'ailleurs se montre très inconstante.
Le tracé garde cette allure pendant une demi-semaine environ, deuxième moitié du premier septénaire ordinairement, puis son niveau général s'abaisse dans la demi-semaine suivante, c'est-à-dire ordinairement dans la première moitié du second septénaire « Bien qu'au total la marche s'accorde encore avec celle de la demi-semaine pré-
Traité de médecine I. — 47
cédente, la hauteur d'exacerbation quotidienne est un peu moindre que dans celle-là, au moins dans les cas favorables, et les rémissions sont aussi plus profondes. » Le fastigium du type léger se décompose donc en deux parties : une première k exacerbations considérables et à rémissions peu profondes; et une seconde à exacerbation plus modérées et à rémissions plus basses. La fin de la première période du fastigium tombe le plus fréquemment entre le septième et le huitième jour, rarement vers les sixième, neuvième et dixième jours. Le stade des oscillations stationnaires ainsi défini schématiquement (V. graphique n°40) toucheà sa fin vers le milieu de la deuxième semaine. Il n'en est pas de môme pour les cas graves, que nous allons analyser maintenant.
Type grave. — Le stade d'oscillations stationnaires y est au début semblable à ce qu'on voit dans les cas légers. La différenciation se fait entre les deux types au milieu du second septénaire. La période de fastigium, dans les cas graves, se prolonge largement, parfois jusqu'aux troisième et quatrième septénaires, et souvent entre le fastigium et le déclin s'intercale une période singulière : le stade amphibole deWunderlich.
Le stade amphibole, se place le plus souvent au milieu de la troisième semaine, rarement au début, ou encore dans la quatrième semaine. Il se caractérise par des irrégularités plus ou moins considérables, des aggravations ou des améliorations non motivées, imprimant à la courbe une indécision, une incertitude des plus caractéristiques. Dans son ensemble le stade amphibole peut durer plusieurs jours, mais il peut s'étendre môme à plusieurs septénaires. Le tracé
(fig. 41) présente pendant toute la troisième et la quatrième semaines un stade amphibole des plus nets.
Le stade amphibole est le stade des complications multiples et graves, des recrudescences déterminées par des poussées nouvelles d'altérations anatomiques, etc.
tous phénomènes qui interviennent pour troubler la marche régulière de la maladie et de son cycle thermique.
Si la guérison doit terminer ce stade d'état, la défervescence intervient avec ses caractères que nous étudierons ci-dessous.
Si la terminaison doit être fatale, le thermomètre l'annonce soit
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par une élévation extrême dépassant 41° et se maintenant à ce niveau même le matin ; soit par une élévation subite allant jusqu'à 42° ,5 et au-dessus même (43°); soit par un abaissement profond et brusque avec collapsus. Dans Vagonie même, le thermomètre peut baisser rapidement, mais beaucoup plus souventla température prend une marche ascendante d'autant plus rapide que la mort est plus proche : il y a quelquefois élévation d'un degré et plus en une heure ; la mort survient ordinairement entre 42 et 43 degrés. Le tracé (fig. 42), emprunté à Wunderlich, montre cette élévation agonique.