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CHAPITRE III

LYMPHADËNIE ET LEUCÉMIE

HISTORIQUE. — ÉTIOLOGIE. — NATURE

La découverte d’un état pathologique caractérisé par l’augmentation du nombre des leucocytes du sang et par l’hypertrophie de certains organes hématopoiétiques, la rate et les ganglions, est due à Virchow (*) (1845). L’auteur allemand après avoir donné à sa première observation le titre de sang blanc (Weisses Blut), proposa plus tard la désignation de leukœmie que Leudet modifia euphoniquement en celle de leucémie.

Quelques semaines avant Virchow, Bennett (2) avait relaté deux cas de maladie et d'hypertrophie de la rate où la mort était survenue par suite de matière purulente dans le sang (Two cases of disease and enlargement of the spleen in which death took place from the presence of purulent matter in the blood). Il s’était attaché à établir que les globules blancs accumulés dans le sang étaient différents des leucocytes, qu’ils offraient les caractères des globules de pus, et que ce pus s’était formé dans le sang. Il ne tarda pas d’ailleurs à abandonner cette conception d’une maladie pyémique d’un genre nouveau, et, tout en entamant avec Virchow un lutte de priorité, il accepta les idées de son adversaire, opposant au mot leukœmie le mot de leucocythémie.

Avant Bennett lui-même, en 1839, Barth et Donné avaient observé un cas de leucémie avec hypertrophie de la rate. Le fait ne fut mentionné qu’en 1853, puis publié en 1856, et ainsi « les deux médecins français laissèrent échapper une découverte qu’ils tenaient entre leurs mains » (Isambert).

Dès que la « leucémie » ou « leucocythémie » fut connue, l’on s’efforça d’en découvrir des exemples dans les écrits du passé. En 1832 Hodgkin (5), en 1801 Bichat, antérieurement Morgagni, puis, en remontant aux premiers âges de la médecine, Galien et même Hippocrate, avaient rapporté des observations d’hypertrophie splénique et ganglionnaire. L’on trouva dans la description des caractères grossiers du sang et même dans la simple mention d’un état cachectique terminé par la mort un trait d’union suffisant entre les faits anciens et les nouveaux.

En réalité, l’examen microscopique du sang permet seul d’affirmer l’augmentation du nombre des leucocytes, et par suite les recherches qui ont suivi la

(*) Virchow, Froriep’s Notizen, 1845, n° 780.

{-) Bennett, Edimburgh Med. and Surg. Journ., 1845, vol. LXIV, p. 400.

(3) Hodgkin, On some morbid appearances of the absorbent glands and spleen; Med. chirurg. transact., 1852, t. XVII, p. 168.

MALADIES SPÉCIALES DU SANG

découverte de Virchow sont, à l’exclusion des recherches antérieures, dignes d’être utilisées pour l’édification de l’histoire de la leucémie.

A l’heure actuelle, un fait considérable doit tout d’abord être affirmé, c’est que la leucémie n’a pas une existence indépendante et que d’une façon constante sa production est liée à une néoformation de tissu lymphoïde, en d’autres termes qu’il n’y a pas de leucémie sans lymphadénie. Les observations de Feltz, de Lloyd Roberts et de Laptchinsky ne sont pas suffisamment inaccessibles à la critique pour infirmer cette proposition.

Dans un très grand nombre de cas, le processus lymphadénique occupe initialement la rate ou les ganglions, ainsi que Virchow l’avait constaté dès l’abord. Mais il peut siéger aussi dans la moelle des os (Neumann) (*), dans l’amygdale, dans l’intestin (Behier (2), Rendu), dans la peau (Philippart, Nachter, Kaposi) (3).

Au cours des lymphadénies diverses, la leucémie apparaît comme une conséquence de l’irruption dans le sang des éléments cellulaires, hyperplasiés dans les tissus et les organes.

Dans le sang même, ces éléments continuent à se multiplier ; après M. Roux (4) nous y avons noté la présence de nombreux leucocytes pourvus d’un noyau polymorphe, de plusieurs noyaux distincts ou même d’un grand nombre de noyaux (plus de 10 et 12) riches en substance chromatique, et différents observateurs, entre autres Müller (s), y ont constaté des figures karyokinétiques. A côté d’éléments en voie de division se montrent d’ailleurs des leucocytes plus volumineux, privés de contractilité amiboïde, possédant un seul gros noyau pauvre en substance chromatique, que l’on peut regarder comme des formes vieilles attardées dans la circulation.

La permanence dans le sang de ces leucocytes dont la carrière biologique est terminée, doit jouer un rôle important dans la progression de la leucémie, mais l’on ne saurait souscrire à l’opinion de Lœwit (6) qui dénie à la leucémie le caractère d’un processus actif, et considère l’accumulation des globules blancs dans la circulation comme l’unique effet de leur non-destruction.

Comment expliquer avec une semblable théorie non seulement les indices de multiplication qui montrent un grand nombre de leucocytes du sang, mais encore les figures karyokinétiques que présentent les éléments des ganglions, de la rate, de la moelle osseuse (Müller) et les leucocytes qui entrent dans la composition des lymphomes du foie et des reins (Bizzozero)?

Si la leucémie n’a pas une existence distincte, il n’en est pas de même de la lymphadénie. Bonfils (7) et Trousseau (8) ont établi la réalité d’une lymphadénie

(*) Neumann, Virchow’s und Hirsch’s Jaliresber., 1869; Archiv. d. Heilkunde, 1871 u. 1872.

(2) Behier, De la leucémie intestinale ; Union médic,., 1869.

(s) Kaposi, Annal, de Dermat. et Syphil., 2e sér., t. VI, 1885, p. 400; — Du même, Lympho dermie pernicieuse. Pathol, et traitement des maladies de la peau, traduct. franc. parBESNiER et Doyon, 2e édit., t. II, p. 640.

(4) Roux, Contribution à l’étude du sang leucémique; Province médic ., n0’ 20 et 24, 1890.

(5) Müller, Zur Leukaemie-Frage ; Deuts. Archiv. f. klin. Med., 1891, Bd XLVIII, S. 47.

(6) Loewit, Die Beschaffenheit der Leucocyten bei der Leukaemie ; Sitz d. k. Akad. d. JVm.,Wien, 1887, BdXCV.

0 Bonfils, Réflexions sur un cas d’hyperthrophie ganglionnaire généralisée; Soc. méd. d’observat., Paris, 1856.

(8) Trousseau, Clin. méd. de l’HÔtel-Dieu de Paris, 5e édit., 1877, t. III, p. 609.

PATHOLOGIE DU SANG

ganglionnaire simple; Woillez, Millier (*), M. Landouzy, Strümpell (2), Banti (5), M. Potain, M. Debove et son élève Brühl f) celle d’une lymphadénie splénique simple dont les particularités chez le nourrisson ont été fixées par von Jaksch (s), M. Hayem et son élève Luzet (B). Fede, Pepper (7) Conheim, Zenker se sont efforcés d’établir la réalité d’une lymphadénie osseuse simple. Démangé (8) et Gilly (9) ont attaché leurs noms aux lymphadénies simples de l’amygdale et de l’intestin ; Trélat, Malassez, Monod et Terrillon (10) les leurs à la lymphadénie testiculaire. Enfin la connaissance clinique puis histologique de la lymphadénie cutanée est due principalement à Alibert (“)• Bazin (12), Banvier, Gillot (ls), MM. Landouzy et Debove, Besnier, Vidal et Brocq (u).

Les rapports des lymphadénies simples avec les lymphadénies accompagnées de leucémie ont été compris de deux façons opposées. Les uns ont considéré la leucémie comme ayant une signification de la plus haute importance et comme établissant, selon son existence ou sa non-existence, une séparation dans les faits de lymphadénie. A la lymphadénie accompagnée de leucémie a été opposée la pseudo-leucémie (Conheim) ou lymphadénie non accompagnée de leucémie. Telle a été la manière de voir de Trousseau qui a regardé la lymphadénie ganglionnaire simple, Y adénie, comme une espèce morbide distincte de la leucémie ganglionnaire. Les autres, au contraire, n’ont attribué à la leucémie qu’une valeur contingente ou épisodique, et ont considéré les lymphadénies simples ou compliquées de leucémie comme faisant partie de la même entité pathologique. Défendue par Wunderlich, cette idée a reçu de MM. Jaccoud et Labadie-Lagrave (1S) tout son développement. A la vérité, la possibilité de voir à une lymphadénie primitivement simple s’associer ultérieurement la leucémie, constitue un argument de la plus haute valeur en faveur de cette conception.

L’on pourrait de même disserter longuement sur les rapports qui existent entre les diverses localisations du processus lymphadénique. Elles possèdent des caractères communs, leur structure et leur malignité; la plupart sont

(1) Müller, Berl. klin. Wochenschr., 1861.

(2) Strümpell, Arch. d. Heilkunde, Bd XVII u. XVIII.

(3) Banti, Dell’ anémia splenica ; Florence, 1882.

(4) Brühl, De la splénomégalie primitive; Arch. gén. de méd., 1891, juin et juill.

(з) V. Jaksch, Ueber Leukaemie und Leukocytose im Kindesalter; Wien. klin. Woch., 1889, ncs 22 et 23; — Ueber die Diagnose und Thérapie der Erkrankungen der Blutes; Prager med. Woch., 1890.

(6) Luzet, Étude sur les anémies de la première enfance et sur l’anémie infantile pseudoleucémique; Th. doct., Paris, 1891.

(7) Pepper, Progressive pernicious anaemia or anaematosis; Americ. Journ. of the med. Sciences, LXX, p. 313, oct. 1875.

(s) Démangé, Étude sur la lymphadénie; Th. doct., Paris, 1874.

(и) Gilly, Étude sur la lymphadénie intestinale; Th. doct., Paris, 1886.

(*°) Monod et Terrillon, Essai sur le lymphadénome du testicule; Archiv. gén. de méd., 1879, vol. II, p. 34 et 325.

(21) Alibert, Monogr. des dermatoses, t. II, p. 413 ; Paris, 1835.

(*2) Bazin, Leçons théor. et clin, sur les affections cutanées artificielles, p. 372, Paris, 1862; — Article Mycosis du Dict. encycl. des Sc. médic.

(t3) Gillot, Étude sur une affection de la peau décrite sous le nom de mycosis fongoïde (lymphadénie cutanée); Th. doct., Paris, 1869.

(u) Vidal et Brocq, Étude sur le mycosis fongoïde; France médic., 1885, t. II, n0’ 79 à 85.

(15) Jaccoud et Labadie-Lagrave, Art. Leucocythémie du Nouv. Dict. de méd. et de chir. 'pratiques.

MALADIES SPÉCIALES I)U SANG

susceptibles de s’accompagner de leucémie; certaines se font en outre remarquer par la tendance rétrocessionnelle des productions auxquelles elles donnent naissance, enfin quelques-unes, les ganglionnaire, splénique et osseuse coexistent fréquemment. «

Les affinités ne sont donc pas douteuses, mais la profondeur des dissemblances est également considérable.

En fait, la question des relations qu’affectent entre elles les différentes modalités de la lymphadénie est inséparable de celle de leur nature même. Or celle-ci est encore entourée d’une obscurité profonde.

Dans ces dernières années on a demandé à la microbiologie la solution du problème. Klebs, Gillavry, Osterwald, M. Mayet, M. G. Roux, ont rencontré des parasites dans le sang leucémique. Bonardi (*) (1889) y a trouvé les staphylococcus pyogenes aureus et albus chez deux malades atteints de lymphadénie splénique avec leucémie. MM. Kelsch et Vaillard (1890) (2), chez un individu affecté de lymphadénie ganglionnaire et myélogène avec leucémie, ont rencontré dans le sang pendant la vie, dans le sang et dans les tumeurs ganglionnaires après la mort, un bacille immobile pathogène pour la souris.

Des constatations semblables ont été faites dans les lymphadénies simples, non accompagnées de leucémie, par Rindfleisch (r>) et Auspitz (*) (1885) qui ont signalé l’existence de streptococci dans la lymphadénie cutanée (;;) ; par Cardarelli (1889) qui dans la lymphadénie splénique a décrit un bacille peu différent de celui d’Eberth; par Majocci et Peccini (1886) qui dans la lymphadénie ganglionnaire ont observé des cocci et des bacilles occupant les vaisseaux des organes malades et qui auraient recueilli ces mêmes micro-organismes sur le vivant à l’aide de la seringue de Pravaz ; enfin, par MM. Roux et Lannois (6) qui, chez un malade atteint de lymphadénie ganglionnaire, ont recueilli le staphylococcus pyogenes aureus dans le sang pendant la vie, dans le suc des ganglions après la mort, et qui, ayant inoculé des cultures de ce staphylococcus à des lapins, ont constaté entre autres lésions le développement d’hypertrophies ganglionnaires.

La multiplicité même des espèces microbiennes incriminées, à supposer que leur rôle pathogène soit réel, ne permettrait point de considérer la lymphadénie comme une néoplasie infectieuse spécifique à la façon de la tuberculose, et conduirait à lui assigner le rang d’une lésion commune, d’un processus banal.

Mais tous les faits qui ont été l’objet de recherches bactériologiques ne paraissent pas appartenir sans réserves à la lymphadénie. En outre, il n’est pas impossible que dans un certain nombre d’entre eux, l’infection bactérienne ait été postérieure au développement de la lymphadénie elle-même. Enfin, dans

(*) Bonardi, Deux cas de leucémie splénique avec schizomycètes dans le sang; Rivista yen. ilal. di clinic. rned., n01 5, 6, 1889.

(2) Kelsch et Vaillard, Tumeurs lymphadéniques multiples avec leucémie. Constatation d’un microbe dans le sang pendant la vie et dans les tumeurs enlevées aussitôt après la mort; Annal. Inst. Past., p. 276, t. IV, 1890.

(5) Rindfleisch, Mykosis fungoïdes; Deutsch. med. Wochenschr., 1885, n° 15.

(4) Auspitz, Ein F ail v. granuloma fungoïdes; Vierleljahr. f. Dermat. u. Syph. Wien., 1885, S. 123.

(3) Voir Hallopeau, Du mycosis fongoïde ; Rev. de Hayem, 1885, t. XXVI, p. 747-.

(°) Roux et Lannois, Sur un cas d’adénie infectieuse due au staphylococcus pyogenes aureus; Rev. deméd., 1890, p. 1011.

PATHOLOGIE DU SANG

plusieurs cas, l’on n’a pu constater la présence de germes dans le sang leucémique (l) et dans le suc des productions lymphadéniques. Toutes les lymphadénies ne seraient-elles donc pas parasitaires? Certaines lymphadénies ou même toutes les lymphadénies ne puiseraient-elles pas leur origine dans une activité morbide du protoplasma des cellules lymphatiques qui, une fois réalisée an milieu de conditions encore impénétrables, placerait l’organisme en face d’une auto-infection par des éléments cellulaires non pathogènes à l’état normal? La lymphadénie accompagnée ou non de leucémie devrait-elle être ainsi comparée au cancer (2) et envisagée comme la néoplasie infectante, comme le sarcome, en un mot, des cellules lymphatiques prises dans leur ensemble, c’est-à-dire des éléments que contient le tissu réticulé des organes lymphoïdes, qui s’appellent cellules migratrices dans les lacunes des tissus et leucocytes dans la cavité des vaisseaux?

Les causes de la lymphadénie sont aussi obscures que celles des néoplasies épithéliomateuses ou sarcomateuses en général.

Elle est incomparablement plus commune dans le sexe masculin que dans le féminin et apparaît ordinairement entre 30 et 50 ans. Mais elle peut se montrer à tout âge, et d’une part elle a été observée chez un homme de 75 ans, de l’autre elle a été rencontrée chez l’enfant (G. H. Roger) (5).

Les nourrissons mêmes sont sujets à la lymphadénie splénique (Golitzinsky, Mosler, Y. Jaksch, Luzet). Les classes pauvres sont particulièrement atteintes et l’on a rapporté quelques faits qui établissent le rôle de l’hérédité.

Certaines conditions générales de débilitation, telles que les chagrins, les émotions, le surmenage, les accouchements, un grand nombre de maladies infectieuses et notamment l’impaludisme, la syphilis, la fièvre typhoïde, quelques intoxications et spécialement l’alcoolisme ont été accusées de jouer le rôle de causes déterminantes On a également incriminé des conditions locales : la lymphadénie intestinale a été regardée comme pouvant être l’effet d’une diarrhée chronique, la lymphadénie splénique comme susceptible de découler de l’application du froid ou du traumatisme sur l’hypochondre gauche ; enfin on sait que Trousseau a insisté sur le rôle du coryza chronique, de la tumeur lacrymale, del’otorrhée et, d’une façon générale, des lésions superficielles de la peau et des muqueuses dans la genèse de la lymphadénie ganglionnaire.

Si l’on a rapporté quelques faits qui plaident en faveur de la contagiosité possible du cancer, — M. Brouardel (*) notamment a vu une fois l’épithélioma du pénis suivre l’épithélioma du col utérin et réciproquement l’épithélioma du col suivie celui du pénis, — aucun exemple, à notre connaissance, n’établit la contagiosité de la lymphadénie.

(') Lion, Communication orale.

(2) Selon M. Bard, la leucémie pourrait exister en dehors de toute production lymphadénique. Elle n’aurait rien à voir avec les diverses formes de l’adénie et devrait être considérée comme le cancer propre du sang. — Bard, De la leucocythémie considérée comme le cancer propre du sang; Lyon médir.. 1888, t. LVII, p. 239. — M. Bard soutient encore que la plupart des faits de lymphadénie ganglionnaire ressortissent aux cancers des ganglions, tandis que les autres doivent être considérés comme des adénites infectieuses spéciales. — Guillermet, De l’adénie; sa nature infectieuse; Th. doct., Lyon, 1890.

(3) G.-H. Roger, Note sur un cas de leucocythémie; Rev. mens, des mal. de l’enf., mai 1885.

(4) Brouardel, Communication orale.

MALADIES SPÉCIALES DU SANG

D’ailleurs les tentatives d’inoculation sont demeurées infructueuses jusqu’à ce jour. Différentes espèces animales sont sujettes comme l’homme à la lymphadénie et à la leucémie; il en est ainsi du cheval, du bœuf, du chien, du porc, du chat, de la souris (*). Les conditions sont donc favorables pour la recherche de l inoculabilité. Or Mosler a vainement injecté du sang leucémique dans les veines d’un chien et d’un lapin; Bollinger a conclu de ses expériences que le sang d’un animal leucémique injecté à un animal sain de même espèce ne produit pas chez ce dernier la leucémie. Avec MM. Cadiot et Roger nous avons, nous-mêmes, sans résultat positif, inoculé plusieurs chiens sous la peau, dans le péritoine et dans les veines, avec des ganglions lympha déniques enlevés sur deux animaux de la même espèce.

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