ANATOMIE PATHOLOGIQUE
Lorsqu’on pratique l’autopsie d’un sujet qu’on suppose atteint de névrite périphérique, il faut avoir soin de recueillir des nerfs des différentes parties du corps, non seulement de celles qui ont été pendant la vie le siège de troubles fonctionnels, mais aussi de toutes les autres; il est nécessaire de prendre plusieurs fragments de chaque nerf à partir de sa périphérie jusqu’aux racines spinales; il est enfin essentiel de conserver la moelle et le bulbe.
L’examen macroscopique ne fournit généralement que des renseignements de peu d’intérêt. Les troncs nerveux semblent parfois diminués de volume; quelquefois, au contraire, ils sont hypertrophiés. Au lieu de leur coloration blanche, ils ont, dans certains cas, un aspect grisâtre, opalin, et ils peuvent être bien plus vascularisés qu’à l’état normal. Mais, en définitive, l’étude histologique peut seule donner une notion quelque peu précise de l’état anatomique d’un nerf.
DES NÉVRITES.
En théorie, on peut diviser les névrites périphériques en autant de variétés qu’il y a de parties élémentaires dans le nerf. Il est en effet permis de supposer que la lésion peut se localiser dans chacune des parties suivantes :
A. La gaine lamelleuse ;
B. Le tissu conjonctif périfasciculaire ;