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qu’un pareil hôpital existe à Londres; et l’on peut ajouter que les phtisiques riches qui vont s’enfermer dans un sanatorium savent parfaitement où ils vont et ne s’en portent que mieux. D'ailleurs, à moins de se trouver en présence d’un malade irrémédiablement perdu, il faut <pie le médecin éclaire le phtisique sur la nature de son mal et cela dès le début; à cette condition seulement, le sujet sera assez docile pour exécuter minutieusement les prescriptions qui lui seront faites. C’est un point sur lequel nous reviendrons.
La cure au repos et à l’air libre doit être associée à une alimentation réparatrice et à quelques pratiques, telles que la gymnastique respiratoire et la stimulation cutanée, et parfois aussi à quelques remèdes qui en augmentent l’efficacité.
§ L2. Régime alimentaire du phtisique. — Le phtisique perd sa sul> stance par toutes les voies et par tous les modes, particulièrement par l’expectoration, par les sueurs, par la diarrhée, par les combustions fébriles ; il lui est donc plus nécessaire qu’à un autre de manger pour obvier à ces déperditions.
Malheureusement, l’estomac du malade ne supporte pas toujours l’alimentation et la suralimentation ; il est vrai que quelques médecins s’en préoccupent peu; sur la foi de Deljove, ils disent aux phtisiques : « Mettez dans votre estomac le plus d’aliments possible ; il importe peu que vous ayez un suc gastrique normal ou un estomac dilaté; si vous n’avez pas d’appétit, faites un effort de volonté pour manger; et si vous ne pouvez surmonter votre dégoût poulies aliments, on vous gavera à l’aide de la sonde ». Prescrire au phtisique de mettre dans son estomac le plus d’aliments possible est un très bon conseil lorscpi’il a conservé son appétit et que ses fonctions gastriques sont normales. L’engager à faire un effort de volonté pour surmonter l’anorexie quand elle existe est encore un bon conseil, à la condition que la perte de l’appétit soit une sorte de dégoût nerveux, et qu’elle n’ait pas sa source dans l’hypochlorhydrie et dans l’inertie de l’estomac. Mais si un phtisique atteint de dyspepsie essaie de se suralimenter ou de se gaver avec la sonde, nous pouvons affirmer, par expérience personnelle, qu’il ne continuera pas longtemps, et que d’ailleurs il n’en retirera aucun bénéfice. On n’assimile bien que ce que l’on digère Ijien. Nous avons observé des phtisiques fébriles qui avaient conservé leur appétit; ils mangeaient beaucoup et se consumaient néanmoins jusqu’à l’asphyxie finale. Cela est si vrai que la suralimentation par la sonde (gavage), préconisée par Debove, est aujourd’hui à peu près abandonnée.
Nous n’allons indi({uer ici que le régime qui convient aux phtisiques dont les fonctions gastriques sont à peu près normales; nous indiquerons plus loin celui qui convient aux phtisiques dyspeptiques ou aux phtisiques fébricitanis.
Le phtisique doit se nourrir surtout de viandes, d'œufs, de graisse, de lait-, il ne mangera que peu de fécvdents, et encore moins de légumes verts. Comme boisson, il préférera au vin le thé légèrement alcoolisé ou la bière ; telles sont les indications générales du régime alimentaire.
Pour réparer les pertes en azote, il faut (jue le phtisique mange beaucoup de viande; il doit on absorber sous toutes les formes (rôties, grillées, bouillies, braisées, en daube) et de toutes les qualités (volailles, viandes de boucherie, charcuterie, gibier, poissons, crustacés, huîtres) ; on ne doit pas craindre de les
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assaisonner avec des épices de haut goût. La viande crue (Weiss, Fusler) est souvent très utile; lorsqu’elle a été râpée avec un couteau, pilée dans un mortier et passée dans un tamis, elle arrive à l’estomac sous forme de fd^res musculaires extrêmement divisées, et par suite très facilement peptonisables ; on en prescrit 80 à 200 grammes par jour qu’on fait absorber dans du bouillon ou sous forme de bols enrobés avec de la poudre de sucre. L’usage de la viande crue donne assez souvent le tænia, ce qui n’est qu’un léger désagrément. Le bouillon ne sera pris qu’en quantité modénie; il a l’avantage d’exciter l’appétit; mais, il renferme des sels de potasse, ({ui sont nuisibles au dédoublement des albuminoïdes par voie d'hydratation (Wurtz, Henninger). Il est prouvé aujourd'hui que la gélatine (pieds et tètes de veau) peut se Iransformer en peptone ; on pourra doue se servir des viandes gélalineuses qui sont savoureuses pour varier l’alimentation du phtisique. Les peptones pourraient probablement rendre de grands services ; mais elles sont en général si mal préparées qu’il vaut mieux y renoneer. Il faut repousser \e jus de viande, \q?, extraits de viande, qui ne renferment qu’une faible partie de substances albuminoïdes et beaucoup de principes extractifs; il ne faut pas ordonner de \& poudre de viande, dont l’odeur est presque toujours repoussante, et qui renferme une forte proportion d’azote inassimilable; on peut s’en assurer en faisant l’épreuve avec l’appareil de dosage de l’urée à l’hypobromite de soude.
Les œufs sont une des bases de l’alimentation des phtisiques; l’albumine du blanc d’œuf est très assimilable ; et le jaune contient de la graisse et du fer sous des formes également très appropriées à l’assimilation.
graisses, surtout les graisses animales, doivent entrer pour une large proportion dans l'alimentation du phtisique sous forme de beurre, de cervelle, de jaune d’œuf, de gras de jambon, etc. Elles ont la propriété d’entraver la désassimilation non seulement des corps gras, mais encore des albuminoïdes. D’après Bisclioff, l’usage des graisses entraverait la désassimilation des phosphates, et l’on a interprété ainsi, au moins pour une part, les bons effets de l'huile de morue dans la phtisie.
Le lait est très utile au phtisique; c’est un aliment complet; on prescrira au malade d’en absorber de 1/2 litre à 1 litre dans les vingt-(iuatre heures. Si le lait de vache ou le lait de chèvre sont mal tolérés, on s'adressera au lait d’ànesse. Le fromage est un bon aliment azoté qui convient aux phtisiques. Aux maladies qui se dégoûtent du lait, on ordonnera le Icoumgs ou le Icéfir, laits de vache ou de jument fermentés, renfermant de l’alcool et de l’acide carbonique, et offrant au goût la saveur d’un fromage liquide. Nous connaissons plusieurs phtisiques qui se sont alimentés avec du kéfir et qui s’en sont fort bien trouvés; il y a trois variétés de kéfir: l’une est laxative (n“ I), l’aulre donne un peu de constipation (n“ ô), la troisième est indilférente (n“2). Chacunes d'elles convient, on le conçoit, à des catégories différentes de malades.
Les végétaux verts sont peu utiles, car ils renferment peu de matière nutritive sous un fort volume et sont riches en sels de potasse.
Les féculents et le pain doivent être administrés en petite quantité, car, à proportion égale de carbone, ils nourrissent infiniment moins que la viande, les graisses et les œufs; les féculents seront pi’escrits suidout sous forme de purée de lentilles, de maïs, de haricots, de fèves, de pois, des pommes de terre.
MÉDICATIONS OUI ONT POUR BUT DE TRANSFORMER L’ORGANISME. 801 de châtaignes, ou sous forme de bouillies confectionnées avec diverses farines.
En ce qui concerne les boissons, il faut proscrire le vin comme boisson habituelle, et conseiller simplement un verre à bordeaux de vin généreux à la fin du repas; la boisson habituelle sera le thé légèrement alcoolisé ou la bière-, le stout, bière noire et forte, possède des propriétés reconstituantes indiscutables. Ualcool est très utile, sous forme de cognac ou de rhum, mais à la condition que les 20 à oO grammes qui doivent être pris en 24 heures soient absorbés à dose fractionnée, en plusieurs fois, mélangés au lait, au thé, etc.
En résumé, aux phtisiques apyrétiques qui ont un bon appétit et des fonctions digestives normales on peut conseiller, avec G. Daremberg, le type alimentaire suivant, comme régime quotidien : viande brute, GOO grammes; pain, 550 grammes; 2 œufs; beurre et graisses, 80 grammes; pommes de terre, 100 grammes; riz, macaroni, pois, haricots, lentilles, 500 grammes; bière, 1 litre; lait, 1/2 litre; cognac, 20 grammes; on peut ajouter du fromage et des fruits. Cette masse alimentaire pourra être prise en 5, 4, 5 fois; en général, les malades font quatre repas : le matin, une tasse de lait et un œuf; à midi, repas de viande, légumes, beurre, fromage, dessert; à quatre heures, une lasse de lait et un œuf; à sept heures, meme repas qu’à midi. Quelques malades prennent une tasse de lait en se couchant. Mais on ne doit pas établir de règle immuable pour l'heure et le nombre des repas ; on laissera le malade se guider par son instinct stomacal.
§ 45. Gymnastique respiratoire. — Pour combattre l’hypotrophie et l’inertie fonctionnelle du poumon des phtisiques, on a proposé de leur faire faire des exercices respiratoires; .Jaccoud conseille des séries d’inspirations et d’aspirations forcées; Maurel prescrit de respirer par le mode nasal, par des mouvements respiratoires larges et par le type costal.
Mais si l’on veut obtenir une réelle suractivité de la ventilation pulmonaire, il faut recourir à l’aérothérapic dont nous avons indiqué la tecbnique en étudiant le traitement de l’emphysème. C’est le bain d’air faiblement comprimé qui convient le mieux aux phtisicjues; mais il ne doit être prescrit qu’aux tuberculeux au délnit, sans fièvre, sans tendance aux hémoptysies; ou à ceux qui sont atteints de phtisie fibreuse avec emphysème.
^ 44. Stimulation cutanée. — 11 faut, chez les phtisiques, prendre un soin tout particulier de la peau, « cette grande surface nerveuse dont les incitations retentissent avec tant d’énergie sur la nutrition générale» (Bouchard). En stimulant la peau, on excite l’action trophique du système nerveux et l’on améliore l’organisme du phtisique.
Les frictions peuvent être prescrites à tous les maladc-s; tous les matins ou tous les soirs (la friction doit être faite le soir si le phtisique a des sueurs nocturnes), on frictionne rapidement le corps avec <le l’alcool de lavande ou de l'essence de térébenthine, puis on fait une friction sèche avec des gants de flanelle ou une serviette rude.
Les lotions fraîches, vinaigrées ou salées, sont utiles aux phtisi<pies qui ont une légère fièvre vespérale, ou une atonie générale de l’organisme, avec refroidissement fré(juent des meml>res inférieurs. « Le phtisique se met à genoux an centre d’un large bassin en zinc ou en caoutchouc; on exprime sur sa nuque et
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sur son cou deux grosses éponges qu’on promène sur tout le tronc. L’eau doit être d’abord à 22 degrés, puis progressivement, en dix jours, on descend à 12 degrés. Après la lotion fraîche, le malade est frictionné vigoureusement, roulé dans une couverture et placé dans son lit pendant quinze à vingt minutes. Les lotions fraîches devront être conseillées avec une grande prudence aux phtisiques rliumatisanis ; chez de tels malades, on peut employer, selon le conseil de Lasègue, une immersion rapide dans un bain dont la température est de 2 degrés inférieure à celle du corps. » (G. Daremberg.)
A tort ou à raison, les bains passent, aux yeux de la majorité des médecins, pour être nuisibles aux phtisiques.
Les douches froides de quatre à dix secondes ont été administrées à tous les phtisiques par Brehmer et Sokolowski ; elles sont conseillées par .Jaccoud seulement au début de la phtisie, quand il n’existe pas de fièvre. La douche froide a l’avantage d’endurcir le malade contre l’action du froid, d’activer les fonctions cutanées, de faire respirer profondément et de stimuler tout l’organisme. Mais c’est une arme difficile à manier et dont il ne faut user qu’avec une grande prudence.
jî 45. Huile de foie de morue et glycérine. — L’huile de foie de morue est un remède utile et un bon aliment pour les phtisiques sans fièvre qui peuvent la digérer. Depuis 1790, époque où Perceval en proposa l’usage aux phtisiques, elle a été constamment employée; de nos jours, Walshe, Jaccoud, Grancher, G. Daremberg, l’ont ardemment préconisée. L’huile de foie de morue a une composition assez complexe qui a été étudiée récemment par A. Gautier et Mourgues. Elle renferme d’ahord de l’oléine et de la margarine et, par ces substances, elle agit comme un aliment gras; elle renferme en outre des composés phosphorés (phosphates, acide phospho-glycérique, lécithines), et des alcaloïdes (butylamine, amylamine, morrhuine et acide morrhuique). Ces derniers corps, d’après les expériences de ces deux auteurs, exciteraient l’activité du système nerveux trophique et augmenteraient l’appétit. A. Gautier et Mourgues ont aussi montré qu’il ne fallait employer que les huiles fauves ou blondes, et rejeter l’usage des huiles blanches ou noires.
La plupart des médecins ne prescrivent guère que 2 cuillerées à soupe d'huile de foie de morue par jour. Jaccoud, Grancher et G. Daremberg pensent que la dose minhna doit être de 4 cuillerées à soupe par jour, et qu’on doit inciter les malades à en prendre 10 à 12 cuillerées. En général, on n’administre l’huile de foie de morue que pendant l’hiver; Jaccoud pense qu’on peut aussi la prescrire pendant l’été.
L’usage de l’huile de foie de morue engraisse rapidement les malades. Mais engraisser un phtisique n’est pas le guérir. Il est des malades qui meurent de consomption ou d'une complication tout en augmentant de poids. Il nous semble qu’on a un peu trop exalté les bienfaits de ce remède, qui est excellent quand on ne lui demande que ce qu’il peut donner, c’est-à-dire une stimulation générale de l’organisme et une amélioration de la nutrition. L’huile de foie de morue possède, en somme, la même valeur que l’arsenic ou les préparations de phosphore.
§ 46. L’huile de foie de morue est mal tolérée par les phtisiques qui présentent de la dyspepsie ou de la fièvre. Dans ce cas, Jaccoud la remplace par
MÉDICATIONS QUI ONT POUR BUT DE TRANSFORMER L’ORGANISME. 803 la gbjcérine^ qui doit à son caractère d’alcool d’être bien digérée dans l’état de fièvre. La glycérine, alcool polyatomique, est, comme tous les alcools, un agent d’épargne; elle a îles efl’ets eutrophiques indiscutables; son usage augmente le poids du malade. Jaccoud prescrit tous les jours 40 grammes de glycérine additionnée d’une goutte d’essence de menthe et de 10 grammes de cognac ou de rhum; le malade prend cette préparation en deux ou trois fois, soit au moment des repas, soit dans l’intervalle.
§ 47. Arsenic. — L’arsenic, qu’on prescrit fréquemment dans la phtisie pulmonaire, ne doit pas être considéré comme un spécifique ; il agit par l’influence favorable qu’il exerce sur la nutrition; c’est un médicament d’épargne (G. Sée), il stimule l’assimilation (Peter), peut-être en agissant sur le système nerveux trophique (G. Daremberg). Ses propriétés incrassantes sont bien connues. Très souvent on arrive avec facilité à augmenter le poids des phtisiques en leur donnant de l’arsenic.
On ne doit pas administrer l’arsenic aux tuberculeux qui présentent des troubles gastro-intestinaux ou qui sont sujets aux hémoptysies.
Nous prescrivons 1 ou 2 granules de Dioscoride par jour, ou encore la solution suivante :
Eau (lislillée TiOO grammes.
Arséniale de soude Üf',05.
1 ou 2 cuillerées à soupe par Jour, aux repas.
Nous n’administrons l’arsenic que pendant trois jours de chaque semaine ou pendant quinze jours de chaque mois.
A l’exemple de Peter, nous ne recherchons par l’arsenisation systématique et nous n’ordonnons jamais de fortes doses. Nous avons gardé le souvenir de deux confrères phtisiques qui avaient pris l'arsenic h doses élevées et qui sont morts avec un embonpoint énorme; ils étaient gras, bouffis et j)àles; l’arsenisation ne les a pas empêchés de succomljer.
L’eau arsenicale de la Bourboide peut remplacer la solution dont nous venons de donner la formule ; on peut la prescrire à la dose d’un verre à bordeaux tous les jours; elle est très bien supportée.
L’eau du Mont-Dore est aussi arsenicale ; mais sa minéralisation est trop faible pour qu’on puisse attribuer sa réelle efficacité à la dose infinitésimale d’arsenic qu’elle contient. On envoie souvent au Mont-Dore les phtisiques au début, même hémoptoïques, lorsqu’ils sont de souche neuro-artliritiijue ; quelques-uns en retirent un bénéfice considérable; ce résultat est dû probablement aux inhalations de vapeur d’eau chaude qui facilitent la toux et l'expectoration, à l’excitation cutanée provoquée par les fmins, les douches et les bains de pieds chauds, et à l’altitude élevée de la station (1050 mètres).
§ 48. Préparations phosphorées calciques. — Les préparations phosphorées calciques, particulièrement les hijpopliosphites et les jyhosphate^, ont été considérées par certains médecins anglais comme un véritable spécifique de la tuberculose. Cette exagération a fait oublier les services qu elles peuvent rendre dans le traitement de la phtisie. Nous avons déjà signalé l’énorme déperdition de phosphates qui s’opère chez les phtisiques ; il est utile de réparer ces pertes et de fournir à l’organisme ce ijui lui manque.
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On peut arriver à ce but eu prescrivant du lait 2)hosphaté (lait d’une vache qui absorbe tous les jours 80 grammes de phosphate de chaux, ou d’une chèvre qui en absorbe tous les jours oO grammes).
Nous nous sommes servis quelquefois de l’huile phosphorée du Codex, que nous associons à l’huile de foie de morue créosotée :
Huile de foie de morue 300 grammes.
Créosote 1.5 —
Huile i)hosi)horée au I/lOOO 50 —
I cuillerée à soupe à chaque repos.
Cette préparation est efficace quand l’estomac la tolère bien ; mais il ari’ive souvent qu’elle est mal supportée.
On peut aussi administrer le phosphate de chaux en cachets à la dose de 2 ou O grammes; ou encore les solutions d’hypophosphite de chaux, de biplîosphate de chaux, de chlorhydro-phosphate de chaux ou de lactophosphate de chaux, qui sont pour la plupart inscrites au Codex et qu’on emploie à la dose de 2 ou 5 cuillerées à soupe par jour.
§ 49. Médications diverses. — Le sidfate de spartéine en injections sous-cutanées a été conseillé par Roussel et de Backer; ce médicament élève la tension artérielle, presque toujours affaiblie dans la phtisie (Marfan) ; et son emploi serait un des bons moyens à mettre en œuvre quand on cherche à transformer l’organisme du phtisique et à élever chez lui le taux de la vitalité.
§ idbis. Le chlorure de sodium n’est pas un spécifique de la phtisie, comme l’avait cru Amédée Latour; mais il est utile pour soutenir la nutrition des phtisiques, qui perdent beaucoup de chlorures par les crachats (G. Darembergj et par les urines (Rommelaëre, Stokvis, Guerder et Gautrelet). On peut l’administrer en solution, associé à l’arséniate de soude ou à une préparation phosphatitpie. Quant aux eaux minérales salines, dont Salies-de-Béarn offre le type, on doit éviter d'y envoyer des phtisiques : ces eaux ne sont utiles que pour les sujets prédisposés, mais non encore tuberculeux.
g 50. hes inhalatio)is d’oxyyène sont parfois un adjuvant utile du traitement; elles ont souvent pour etfet de stimuler l’appétit; elles sont surtout indiquées, d’api'ès G. Daremberg, en cas de séerétion bronchique purulente et abondante. Les travaux de Mathieu et Urbain ont démontré que le pus absorbe l’oxygène et le transforme en acide carbonique. Gette viciation de l’atmosphère pulmonaire par le pus est rapidement corrigée au moyen des inhalations d’oxygène, et cette pratique peut rendre à la vie, pour quelques jours du moins, de véritables mourants.
§ 51. Les injections sous-cutanées d'extrait de testicules d’ animaux, suivant la méthode de Brown-Sequard, par l'action spéciale qu’elles exercent sur le système nerveux, peuvent rendre des services; d’après les médecins qui les ont employées, elles ont pour effet de relever l’appétit, augmenter les forces, et de supprimer les sueurs; mais elles ne modifient pas les lésions locales.
TRAITEMENT SYMPTOMATIQUE