‹ Traité de médecine (volume 4)Chapitre 132 sur 168 · C. - miONCHül'NEUMOME DES VIEILLARDS · texte numérisé non relu

C. - miONCHül'NEUMOME DES VIEILLARDS

Chez le vieillard, il convient de distinguer trois formes : la forme aiguë régulière, la forme asphyxique suffocante, la forme lente ou subaiguë.

L La forma aiguë débute assez soudainement par des frissonnements ou même un frisson vrai. Le malade se plaint de céphalalgie, de sécheresse de la gorge. La bouche est pâteuse et amère. Il y a un peu de dyspnée. La respiration est brève, la toux violente, les crachats abondants, surtout muqueux, (juelquefois mélangés de pus et môme de sang. Il y a souvent de la douleur de côté. La percussion montre des zones multiples, limitées, de submatité ou de matité vraie, et dans les parties correspondantes, on entend du souffle bronchi(|ue ou de la bronchophonie. Dans le reste de la poitrine il y a des râles secs et humides. Souvent le malade se plaint de douleurs dans le dos et les membres. La peau est chaude, brûlante, l’urine rare et chargée, le pouls modérément accéléré, 96 à 108 pulsations, plutôt mou. La fièvre présente des exacerbations vespérales, et généralement se maintient entre 59 et 40". La durée de la maladie est plus longue que dans la pneumonie ordinaire, et le catarrhe bronchique survit aux signes d’induration pidmonaire.

2" La forme sulfocante de la bronchopneumonie présente' un aspect plus inquiétant. La dyspnée y est extrême, le sujet est obligé de rester sur son séant. La respiration est brève, fréquente. La toux est quinteuse, douloureuse. Elle ramène une expectoration visejueuse, souvent absolument privée d’air. L’auscultation fait entendre dans toute la poitrine les râles de bronchite, derrière lesquels on a peine à trouver les foyers de condensation. Le poids est petit, très fréquent; les traits sont altérés, le visage pâle, les lèvres cyanosées; les

BRONGHOPNEÜMOXIE.

forces déclinent très rapidement, la respiration devient trachéale, les extrémités se refroidissent, il survient du coma , au cours duquel succombe le malade. Dans les cas plus favorables, les signes de bronchite capillaire disparaissent les premiers, laissant subsister ceux qui traduisent l'inllammation lobulaire, (lui eux-mêmes disparaissent avant les signes de rinflammation des grosses bronches.

o« La Jn'onrhopneumonie subaigiië complique surtout le catarrhe chronique fies bronches. Il y a une augmentation progressive de la dyspnée qni apparaît surtout à la suite des mouvements, et qui est toujours ])lus manjnée la nuit. Les crachats sont très épais, muqueux ou purulents, non aérés. L’expectoration est pénible et ne procure aucun soulagement. Le malade ne se plaint guère, il reste Iramjuille dans son lit; la fièvre est modérée; les pommettes sont légèrement colorées. On entend dans les deux bases des raies sous-crépitants fins qui s’accompagnent plus tard de respiration soufllante et de souflle bronchique; le souflle est du reste fugitif, passager, et il peut disparaître pour reparaître sur un autre point. Il y a aussi une légère submatité. Les symptômes sont pins marqués le soir. Cette forme se prolonge généralement plus de trois semaines. On y note souvent des améliorations temporaires suivies du retour des accidents.

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