RAPPORTS SUR L’EMPOISONNEMENT
Premier rapport.
Première partie. Nous soussigné, docteur en médecine de la Faculté de Paris, habitant de la ville de Melun, département de Seine-et-Marne, sur la réquisition de M. le procureur du roi, nous sommes transporté aujourd’hui 25 février 1821, à deux heures de l’après-midi, accompagné de MM. L. N., étudians en médecine, chez le sieur Philippe, demeurant dans la maison n“ 10, sise rue de..., au troisième étage, chambre sur le devant, pour constater la cause de la mort du nommé X., neveu du sieur Philippe. Arrivé dans ladite chambre avec le procureur du roi, nous avons trouvé étendu sur iin lit le cadavre d’un homme que l’on nous a dit être âgé de trente ans : il conservait à peine un reste de chaleur; son attitude ne présentait rien dé remarquable. Les draps et le parquet étaient salis par des matières molles, verdâtres, mêlées de sang, d’une odeur aigre, désagréable, semblables à celle que l’on voyait dans le vase de nuit qui était au milieu de la chambre ; il y avait sur la cheminée un flacon sans étiquette, bouché à l’émeri, contenant environ 8 grammes d’un liquide transparent, d’une saveur âcre, corrosive : du reste, on ne découvrait aucune trace d’instrument vulnérant, contondant, etc. Interrogé sur les accidens qui avaient précédé la mort , lé sieur Philippe nous a dit que la veille son neveu paraissait encore jouir de la santé la plus florissante, qu’il l’avait vu rentrer dans sa chambre à onze heures du soir, ayant un flacon à la main ; qu’il s’était enfermé comme il le faisait ordinairement : mais voyant qu’il n’était point descendu ce matin à huit heures, contre son habitude, il avait frappé à la porte pour l’éveilléf, et enfin il s’était décidé à la faire ouvrir de force ; que dü resté, jamais le sieur X. ne s’était plaint d’aucune incommodité.
Deuxième partie. Après avoir recueilli ces rensêignemens, nous avons procédé à l’examen du cadavre. Il n’y avait à l’extérieur aucune trace d’ecchymose ni de blessure faite par un instrument vulnérant; les membres thoraciques et abdominaux
ayant été profondément incisés, nous ont paru dans l’état naturel ; on voyait çà et là sur le dos des taches rougeâtres qui n’étaient que des lividités cadavériques, ce dont nous nous sommes assuré en incisant la peau. Les lèvres étaient enduites d’une matière semblable par sa couleur à celle qui avait été trouvée sur le parquet. La bouche, le pharynx et l’œsophage n’étaient le siège d’aucune altération marquée. L’estomac était vide ; sa membrane interne, d’ùn rouge foncé dans presque toute son étendue, offrait çà et là des taches noires, lenticulaires, formées par du sang extravasé entre les tuniques muqueuse et musculeuse, ainsi que nous nous en sommes assuré en les incisant et en les lavant avec de l’eau ; la membrane musculeuse était d’un rouge clair. Les intestins, le péritoine, les divers organes renfermés dans l’abdomen et dans le thorax, ainsi que l’encéphale, paraissaient être dans l’état naturel.
La liqueur contenue dans le flacon dont nous avons parlé présentait les caractères suivans : elle était limpide, incolore, inodore, d’une saveur âcre, caustique, et rougissait à peine l’eau de tournesol ; l’ammoniaque la précipitait en blanc, la potasse en jaune serin, l’acide sulfhydrique en noir, l’azotate d’argent en blanc : une lame de cuivre décapé, plongée dans cette liqueur, devenait brune sur-le champ, et acquérait une couleur blanche, brillante, argentine, par le frottement. La matière verte, sanguinolente, trouvée dans le vase de nuit, était en partie solide, en partie liquide ; on l’a exprimée dans un linge fin, et l’on s’est assuré que la portion liquide était légèrement trouble, et qu’elle ne subissait aucune altération de la part de l’eau de tournesol, de l’ammoniaque ni de l’acide sulfhydrique ; elle n’a été précipitée par aucun de ces réactifs, même après avoir été réduite au tiers de son volume par une évaporation lente. La portion solide, examinée avec soin, n’a offert aucune trace àe, poudre Manche ; on l’a fait bouillir pendant un quart d’heure avec.de l’eau distillée : la dissolution, d’une couleur jaunâtre, n’a subi aucun changement notable de la part de la teinture de tournesol, de l’ammoniaque, de l’eau de chaux, de la potasse, ni de l’acide sulfhydrique. Le résidu, c’està-dire la matière solide qui restait après l’ébullition, a été traité par l’acide sulfurique... (ici on décrit l’opération en se confor-
naant au procédé que j’ai fait connaître à la page 400, à l’occasion du sublimé corrosif). Les lames de cuivre chauffées jusqu’au rouge pendant quelques minutes , dans un petit tube de verre étroit, éfaié à la lampe , ont fourni du mercure métallique , qui s’est condensé sur la parof interne du tube, et que l’on a ramassé sous forme de petits globules très brillans , excessivement mobiles, d’un blanc bleuâtre et d’un poids spécifique considérable.
Troisième partie. Nous croyons pouvoir conclure de ce qui précède, 1“ que la liqueur contenue dans le flacon renferme une assez forte dose de sublimé corrosif dissous dans l’eau ; 1° que la matière trouvée dans le vase de nuit, et qui paraît avoir été vomie par le sieur X., contient dans sa portion solide un c iposé mercuriel insoluble dans l’eau ; 3“ que l’introduction l’estomac d’une partie de la liqueur renfermée dans la fiole renn parfaitement raison de la promptitude avec laquelle la mort a eu lieu, et de l’inflammation de l’estomac ; h° qu’il est excessivement prohahle que le sieur X. est mort empoisonné (1).
Deuxième rapport.
Première partie. Nous soussigné, etc..., nous sommes transporté, etc. (voy. page 959) pour visiter le cadavre de la femme L..., que l’on nous a dit être morte depuis vingt-quatre heures. Arrivé dans la chambre , nous n’avons rien découvert qui pût faire soupçonner la cause de la mort ; il y avait sur la cheminée une fiole à médecine, vide et sans étiquette ; on ne voyait nulle part des traces de vomissement ni de déjections alvines. La fille delà femme L... nous a rapporté qu’étant habituellement souffrante de la poitrine, sa mère faisait continuèllement usage de médicamens qui n’étaient pas toujours prescrits par des hommes de l’art, et que la veille de sa mort elle avait pris en une fois environ huit cuillerées d’un liquide légèrement jaunâtre, qui, disaitelle, devait calmer instantanément ses douleurs ; que, vingt mi-
(1)^ Il est excessivement prolahle, mais il n’est pas hors de doute qu’il .y ait eu empoisonnement : 1® parce qu’il n’est point prouvé que le sieur X. ait avalé de la liqueur contenue dans lè flacon ; 2^ parce qu’il est impossible d’afiSrmer que la matière trouvée dans le vase de nuit ait été vomie par lui.
nutes après l’avoir avalé, elle avait éprouvé des douleurs atroces au creux de l’estomac, des convulsions et d’autres accidens fâcheux qui l’avaient décidée à faire venir M. D., docteur en médecine. Celui-ci a déclaré s’être rendu auprès de la malade deux heures après l’ingestion du liquide, l’avoir jugée empoisonnée et sur le point d’expirer : en effet, elle est morte avant de pouvoir être secourue. Le cadavre était raide, et ne présentait aucune trace de lésion extérieure ; il était couché sur le dos {voy. p. 959 le premier rapport, pour les détails dans lesquels il faut entrer à cet égard).
Deuxième 'partie. La bouche, le pharynx et l’œsophage n’étaient le sié^'e d’aucune altération sensible ; l’estomac contenait une assez grande quantité d’alimens à demi digérés, et environ 500 grammes d’un liquide jaunâtre et trouble : sa membrane interne, d’un rouge clair, offrait çà et là des plaques d’un rouge plus foncé; les autres tuniques étaient saines; l’intérieur du duodénum et du cominencement du jéjunum présentait une rougeur manifeste, d’autant plus intense, qu’on s’approchait davantage de l’estomac ; les autres organes contenus dans l’abdomen étaient sains : il en était de même du cœur et du péricarde. Le tissu dés poumons était rouge, dur, semblable par sa consistance à celui du foie ; il y avait une certaine quantité de liquide séropurulent épanché dans la cavité du thorax. L’encéphale paraissait dans l’état naturel.
Le liquide trouvé dans l’estomac ayant été exprimé dans un linge fin, et filtré, conservait toujours une couleur jaunâtre ; il était légèrement trouble, inodore, et doué d’une saveur âcfe. Loin de rougir l’eau de tournesol , il verdissait fortement le sirop de violettes; il ne précipitait point par l’ammoniaque; l’acide sulfhydrique ne le troublait pas ; mais si , après avoir ajouté ce réactif, on versait quelques gouttes d’acide, azotique ou chlorhydrique, il fournissait un précipité jaune, soluble dans l’ammoniaque; il précipitait en blanc par l’eau de chaux, en vert par le sulfate de cuivre ammoniacal, et en jaune serin par le chlorure de platine. Évaporé jusqu’à siccité, il fournissait un produit solide qui, mis sur les charbons ardens, répandait des vapeurs blanches d’une odeur alliacée. Introduit dans un appa-
reil de Marsh modifié, ce liquide donnait à l’instant même de l’arsenic sous forme de taches ou d’anneaux.
Troisième partie. Nous pouvons affirmer, d’après ce qui précède : 1° que la liqueur soumise à l’analyse contient une assez forte dose d’arsénite de potasse ; T que ce sel est la cause des accidens éprouvés subitement par la femme L! ; S» que c’est également à lui qu’il faut attribuer l’inflammation de l’estomac et la mort ; 4° que l’affection des poumons est indépendante de l’empoisonnement, et peut expliquer les souffrances auxquelles la malade était habituellement en proie.
Troisième rapport.
Première partie. soussigné, etc..., nous sommes transporté^ etc..., pour constater la cause delà mort de F., etc. (voÿ. page 959). Arrivé dans la chambre^ nous avons trouvé étendu sur un lit le cadavre d’un homme d’environ cinquante ans, bien vêtu, qui habitait la maison depuis la veille seulement , et dont on ignorait le nom : on voyait sur une des chaises de la chambre deux pistolets et un poignard ; le parquet était sali par des matières alimentaires molles, à demi digérées, de couleur verdâtre; il n’y avait aucun autre objet digne de fixer notre attention. Interrogé sur les accidens qui avaient' précédé sa mort, les voisins et les assistans se sont bornés à déclarer que le sieur F. avait loué une chambre dans la maison la veille, et qu’il paraissait bien portant. Le cadavre était froid et raide ; il était couché sur le dos, la tête légèrement penchée sur le côté droit.
Deuxième partie. Le cadavre dépouillé des vêtemens qui le - couvraient , a été examiné attentivement. Il n’y avait à l’extérieur aucune trace de blessure {voy. le premier rapport pour les détails dans lesquels il faut entrer à cet égard , page 959). On voyait sur la face dorsale de la main droite une tache jaune, semblable à celle que produit l’acide azotique en agissant sur la peau ; le bord libre des lèvres offrait une couleur orangée, et il était aisé d’en détacher l’épiderme, qui paraissait brûlé ; la membrane interne de la bouche était d’une couleur eîtrine; le pharynx ne paraissait être le siège d’auctme altération : toute la
surface interne de l’œsophage était enduite d’une matière jaune, grasse au toucher , sillonnée par des plis verticaux , et facile à enlever. L’estomac était vide, réduit à un très petit volume, et d’une couleur jaune à l’extérieur ; sa membrane muqueuse était rouge cerise ; on voyait près de sa portion pylorique deux ouvertures de la grandeur d’un centime , voisines l’une de l’autre , à bords fort amincis , usés ou plutôt dissous. L’intérieur du dénum et du jéjunum était taché en jaune, sans présenter de traces d’inflammation. Les gros intestins étaient remplis de matières fécales très dures, moulées ; du reste, ils paraissaient dans l’état naturel. Le péritoine , manifestement, épaissi , était d’un rouge sale dans plusieurs points, et recouvert de couches albumineuses dans d’autres. Tous les viscères abdominaux ne formaient qu’une masse au moyen des adhérences produites entre eüx par l’inflammation du péritoine et l’interposition des couches albumineuses. On remarquait çà et là des plaques jaunes sur le mésentère, le foie, la rate et les reins ; au reste, il n’y avait aucun liquide épanché dans l’abdomen. Le lobe inférieur du pouinon gauche était enflammé, et avait contracté des adhérences avec le diaphragme. Le cœur, le cerveau, le cervelet et la moelle épinière étaient sains.
Les matières répandues sur le parquet, ayant été traitées par l’eau distillée bouillante , ont fourni une dissolution d’un jaune verdâtre qui rougissait faiblement la teinture de tournesol, qui n’attaquait pas le cuivre, mais qui étant saturée par de la potasse pure et évaporée jusqu’à siccité, donnait un produit jaune rougeâtre, lequel employé en petites parcelles rougissait le sulfate jaune de narcotine, et fournissait de l’acide azotique, lorsqu’on le distillait avec de l’acide sulfurique étendu d’eau.
Troisième -partie. Nous croyons pouvoir Conclure de ce qui précède que le sieur F. est mort empoisonné par l’acide azotique.
Quatrième rapport.
Première partie. Nous soussigné, etc., nous sommes transporté à la Morgue, etc. (». p. 9S9). Arrivé dans la salle d’autopsie nous avons vu étendu sur une table le cadavre d’un homme ro-
buste, d’environ cinquante ans, qui paraissait être mort dans un état de spasme, à en juger du moins par la rougeur de la face et le gonflement des veines du cou. Le cadavre dont il s’agit avait été trouvé deux jours auparavant dans une des rues de Paris; du reste, il était inconnu, et on ne put fournir aucun renseignement sur les accidens qui avaient précédé la mort.
Deuxième -partie. Il était raide, et n’offrait aucune trace de lésion extérieure ...(vo-y. le premier rapport pour les détails dans lesquels il faut entrer àcetégard p. 959). La bouche, le pharynx et l’œsophage étaient comme dans l’état naturel ; l’estomac était, vide et retiré sur lui-même : on voyait à sa face antérieure, près du pylore, une ouverture inégalement arrondie, d’environ 3 centimètres de diamètre, dont les bords étaient très minces, irrégulièrement denticulés, et formés uniquement par la tunique péritonéale; les -membranes musculeuse et muqueuse étaient détruites dans une plus grande étendue. Les bords de cette ouverture étaient recouverts d’une couche molle, noirâtre, comme muqueuse, et circonscrits par une auréolé légèrement saillante, grisâtre, d’un tissu compacte ; ils étaient simplement formés par le péritoine. La face postérieure de l’estomac présentait, à la partie correspondant^ à l’ouverture dont nous avons parlé, une eschare molle, ronde, noire, qui n’intéressait que la membrane muqueuse. Du reste, on n’observait aucune trace de rougeur dans les autres parties de ce viscère, ni dans le canal intestinal. Il y avait dans la cavité de l’abdomen environ une chopine d’un liquide épais, de couleur jaunâtre; le péritoine était parsemé de points rouges. Les autres organes étaient sains. '
Le liquide recueilli dans l’abdomen, les tissus du canal digestif, le foie et l’urine soumis à l’analyse ne fournirent aucune trace de substance vénéneuse (On décrit exactement les essais qui furent faits conformément a ce qui a été dit à la page 937).
Troisième partie. Il résulte de ce qui précède, 1“ que la mort du sieur N. peut être attribuée à une de ces irritatio-ns des voies gastriques qui se terminent par des perforations dites spontanées ; 2° que tout porte à croire que cet individu n’a pas été empoisonné; 3“ que, lors même qu’il serait avéré par la suite qu’il avait éprouvé quelques-uns des symptômes produits
par les poisons irritans, on ne pourrait pas établir d’une manière positive qu’il y ait eu empoisonnement, la substance vénéneuse n’ayant pas été découverte., et les altérations trouvées dans le canal digestif n’offrant point le caractère que l’on remarque ordinairement lorsque des poisons irritans ont déterminé la mort.
Cinquième rapport.
Première partie. Nous soussigné, etc., nous sommes transporté le 25 août 1820-, etc., pour constater la cause de la mort du sieur X. Arrivé dans la chambre, nous n’avons rien découvert qui pût faire soupçonner la cause de la mort. Le docteur B., médecin de la maison, nous a rapporté qu’ayant été appelé la veille pour donner des soins au sieur X., il l’avait trouvé dans un état alarmant ; qu’il se plaignait d’éructations acides et de douleurs atroces à l’épigastre et dans les intestins ; qii’il avait des vomissemens et des déjections alvines presque continuels de matières grises et noirâtres ; que l’abdomen était tendu , le pouls petit, accéléré , les extrémités froides , la prostration des forces extrême j qu’à ces symptômes s’étaient joints bientôt après, le hoquet, des, crampes et des syncopes, et qu’il était mort quinze heures après l’invasion de la maladie, malgré l’emploi des boissons adoucissantes et des révulsifs. Interrogé sur les habitudes du sieur X., le docteur B. nous a dit qu’il faisait souvent usage d’alimens difficiles à digérer, et qu’il était sujet aux indigestions; que du reste il l’avait vu peu de jours avant, et qu’il lui avait paru assez bien portant. Le cadavre était froid et couché sur, le. dos ; il y avait au pied du lit plusieurs cuvettes contenant la matière des voraissemens.
Deuxième partie. Le cadavre ne présentait à l’extérieur aucune trace de blessure {voy. le premier rapport pour les détails dans lesquels il faut entrer à cet égard p. 959). L’estomac était vide; sa membrane interne offrait une couleur rouge marquée; les autres tuniques étaient saines; le duodénum contenait une assez grande quantité de bile d’un jaune verdâtre : on voyait près de l’ouverture du conduit cholédoque deux eschares circulaires de la grandeur d’un centime ; les autres parties du canal intestinal
étaient à-peü-près comme dans l’état naturel. La vésicule du fiel occupait un très grand volume, et contenait beaucoup de bile verte d’une odeur désagréable. Les autres organes étaient sains.
Les matières vomies, celles qui étaient contenues dans le canal intestinal, les tissus du canal digestif, le foie et l’urine, ayant été soumis à l’action des réactifs , n’ont fourni aucune trace de poison (ici on indique exactement les expériences qui ont été faites).
Troisième partie. Nous croyons pouvoir conclure de ce qui précède, que prohallement le sieur X. a été atteint du choléra-morbus, maladie qui se développe particulièrement sous l’influence des causes auxquelles cet individu était soumis; 2“ que la mort peut être le résultat de cette affection ; 3“ qu’il est impossible ^affirmer qu’il y ait eu empoisonnement, parce qu’on n’a point trouvé le poison.