DU SUICIDE , EST-IL TOUJOURS PREUVE DE FOLTE ? NON
éfuta lui-même , et prouva la raison des .uicidés, en assurant par une mort voontaire la possession de ses biens à sa umille, et en se lavant aux yeux de la jostériié, de la tache de bassesse et de là- ■heté dont sa vie avait été souillée. Les •mpereurs, pour ne pas être frustrés ues jiens de leurs victimes, en ordonnèrent a confiscation quel que fut le genre de nort, et alors les suicides diminuèrent. Fodéré, qui a fait ce rapprochement, j’en a pas moins persisté à dire, que le uicide était toujours une preuve de folie: es raisons ont été faibles et peu nomjreuses ; il déclare qu’on ne peut trouver tucune trace d’utilité dans l’action d’un tomme qui se donne la mort : cette mort ie peut être utile à la persunne elle— nême, puisqu’elle va cesser d’exister ; :ile ne peut l’être à la société, puisqu’au :ontraire on emploie la violence pour a priver îles droits qu’elle a sur un de es membres. Le suicide est la suite 'une maladie cérébrale, ce qui estproué, dit-il, par l’engorgement que l’on rouve dans le cerveau des suicidés, ’our le point de vue pathologique , l’asertion de Fodéré trouvera plus tard des ppuis. Le point de vue moral n’est uère difficile à réfuter. La mort est sans itilité pour le suicidé. Quoi ! la cessation les douleurs physiques, des tourmenls uoraux, des remords, devrait donc être omptée pour rien ! Nous verrons plus ird que dans bien des cas, le suicide est ccasionéautant par une curiosité de l’inoi*nu , que par une lassitude et un déoùtdu connu. Des motifs de cet ordre nt une force terrible pour des âmes ivréesaux perplexitésdu doute, aux touraents de l’âme , au vague des passions. )es motifs plus palpables ne manquent >as dans une foule d’autres cas. De la •art de Sénèque, la mort volontaire était ne sollicitude pour la fortune de sa faillie. Il avait le droit de lester, qu’il aurait pas eu, s’ilavaitallcndu les juges t les bourreaux du tyran ; sa mémoire éétait pas flétrie, son corps n’était pas •rivé des honneurs de la sépulture. Un lOmme flont les affaires étaient dérangées ait assurer sa vie par une compignie l assurance anglaise, et peu de temps près voyageant en Suisse, il se laisse omber du haut d’une échelle dans un •récipice de l’Oberland. Tout fut calulé pour que la mort parfit accidentc'le t non volontaire, la compagnie anglaise aya à la famille du suicidé la somme onvenuc.ünpeut expliquer aussi par un
intérêt du même genre l’offre singulière que fit un Anglais de se suicider à Covent- Garden : il fit faire des affiches pour annoncer ce spectacle nouveau : les places étaient à une guinée. Cet homme, qui avait ruiné sa famille par sa mauvaise conduite, voulait réparer ses torts envers elle, en lui rendant sa mort profitable. Quand la mort volontaire soustrait un homme à la triste nécessité de se voir dépouillé de ses biens, de son honneur, on ne peut pas non plus révoquer en doute son utilité, utilité courte sans doute pour le principal intéressé , mais le bien , le bonheur, tel que le poursuivent les autres hommes , est-il si durable?
Pour sa famille l’utilité peut être plus grande , quoiqu’achetée par un cruel sacrifice. et l’homme qui calcule et poursuit cette utilité, fait acte de courage et de raison, non pas d’extravagance et de folie.
M. Falret ne regarde point comme un suicide l’acte de quelques maniaques qui se tuent sans volonté, comme sans conscience de ce qu’ils font. Ce n’est qu’un accident de l’aliénation mentale déjà ancienne ; pour qu’il y ait suicide selon lui , il faut qu’il y ait conscience de l’action, et que celle action soit le résultat de la volonlé. Malgré cette singulière définition , M. Falret regarde le suicide comme l’effet de l’aliénation mentale.
Tout ce qu’on peut imaginer pour sauver la contradiction manife-te, c’est de supposer que dans l’espèce particulière de folie qui pousse au suicide, la volonté survit à la raison. Mais bientôt il affirme que celte volonlé elle-même est troublée à son tour. Ce trouble provient d’une douleur réelle ou imaginaire qui a d’abord détruit l'harmonie de ses facultés.
Ainsi après avoir voulu que le suicide fùtcommis avec conscience et volonlé , il invoque un désordre qui annule la conscience et pervertit la volonté. Dans le premier cas, il voulait se tenir au niveau des faits ; dans le second il retombe dans la préoccupation de son système.
M. Worbe donne comme une grande preuve à posteriori que le suicide est toujours un acte de folie momentanée, ce qui faitque sur le plus grand nombre qui, en voulant se détruire, se sont manqués, très-peu ont recommencé. D’abord je commencerai par nier l’assertion. La plupart des suicides deviennent relaps apr ès avoir été arrêtés une fois, deux fois , trois fois, mais ceux-là sont réellement monomaniaques. Ceux qui en agissent au-
MÊDEDINE LÉGALE.
trament sont ceux qu’un raisonnement, une libre décision avait portés à cet acte désespéré. Au moment où ils ont été rappelés à la vie , les circonstances qui les avaient poussés ont subi quelque modification, ou eux-mêmes, moins passionnés , ont entrevu leur position sous un jour moins sombre et se sont résignés à vivre. Mais cette docilité aux conseils d’une position changée , cette soumission à une volonté d’une main amie , cette modération sous l’empire de la réflexion , lorsque la passion a été satisfaite par un commencement d’exécution, sont précisément les attributs de la raison. Si ce flambeau s’était éteint, comment aurait-il pu se rallumer si promptement? En acceptant la vie avec ou sans repentir de leur précipitation passée, ces hommes faisaient acte de libre arbitre, comme ils l’avaient fait en voulant quitter une vie qui un moment leur avait paru insupportable.
Pour M. Broussais, le suicide est toujours le symptôme d’une gastro-entérite chronique. «Le tædium vitæ , dit il , est l’effet d’un malaise insupportable dont la cause la plus fréquente se trouve dans le mauvais état de l’estomac. Mais ce viscère n’est pas le seul irrité : le cœur et les poumons te sont en même temps. L'irritation a son siège dans les expansions nerveuses sanguines de ces organes. Elle retentit dans tous les nerfs de relation , et ce sont les innervations de tous ces tissus sur le cerveau, qui rendent l’existence douloureuse et poussent impérieusement ces malheureux à leur destruction. Tous les autres motifs ne sont que des prétextes. » Soutenir que la douleur physique continue pousse à la perte de la liberté morale, cela est possible à la rigueur. Mais affirmer qu’il y a douleur physique dans tous les cas de suicide , c’est supposer ce qui est en question ; c’est bien plus, si à l’autopsie on trouve les traces de cette irritation de l’estomac, du cœur et du cerveau, il est beaucoup plus rationnel de la supposer l’effet du souci et du tourment moral, que sa cause; car évidemment dans la plupart des cas, le souci a une date antérieure à'ia lésion organique. Comment prouver d’ailleurs l’altération physique? comment y croire lorsque le suicide a été décidé promptement ou quelques jours après une mauvaise nouvelle, après un profond changement de position dans la vie? Plus loin M. Broussais admet un suicide par cause morale ou par une aberration purement
intellectuelle, lequel suicide diffère de celui qui est dû. a une impulsion organique. Mais le moyen de comprendre cette distinction de la part d’un physiologiste qui nie la physiologie, et qui a fait un livre très-gros pour prouver plus positivement et plus logiquement que Cabanis, que cause morale, aberration intellectuelle, n’étaient que des entités qui devaient se traduire par impulsion organique? Que peuvent être des fonctions normales ou anormales purement intellectuelles pour quelqu’un qui a proclamé ces fonctions comme le produit matériel du cerveau! On lui a objecté avec autant de raison , que puisque le suicide était le résultat de l’organisation, les animaux n’en devaient pas être exempts. Ce rapprochement, qui est le grand point du livre de M. Broussais sur l’irritation et la folie, sera éludé sans doute par la considération des effets divers que produit une organisation plus ou moins complexe. Cependant M. Broussais, analysant les opérations de l’entendement humain, a cru retrouver les analogues de toutes ses parties dans l’entendement des animaux. L’objection lui ferait voir au moins qu’il a fait son parallèle avec négligence.
M. Esquirol qui est, parmi les médecins de Paris, le métaphysicien le plus é evé, soutientaussi l’aliénation dansle suicide, en s’appuyant sur la considération qui l'a mené à reconnaître dans la monomanie homicide l’absence de motifs dans la mort volontaire, ou ce qui est la même chose , la faiblesse des motifs en balance avec la gravité de l’acte. En effet, le suicide est un abus de la liberté bien autrement grand que l'homicide; il semble donc qu’une impulsion plus grande soit nécessaire pour l’expliquer. Mais cette supériorité de la force d’impulsion est bien manifeste : parcourons les principaux motifs qui poussent à l’homicide.
Le voleur de grand chemin tue pour s’approprier le bien d’autrui, ou, si l’on i veut, pour s’assurer le silence de la vie- ; timequ’il dépouille. L’boinme rancuneux assassine la personne de qui il a reçu une injure. Dans le premier cas, cupidité et si l’on veut prudence, mais petite ambition , plus petite prudence, car si le voleur meurtrier échappe à ses remords, il n’échappera pas à la peur perpétuelle de la justice. Dans le second cas, satisfaction d’une passion. Voici « maintenant quelques-uns des mobiles du suicide prémédité. On se lue après la
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rte d’une grande fortune; toujours le suicide a été exécuté. Le coupable mbition, mais l’ambition déçue est au- après s’être fait justice à lui-même a
trouvé un profit à la faire de lui-même ; sa mort était désormais inévitable, il l’entrevoyait hideuse, compliquée d’infamie, de lenteur, de solennité, il a pu en choisir une autre exempte d'opprobre et d’agonie. Avec une Ame plus généreuse, un cœur tendre, la passion peut
-c- r— mener directement au suicide : elle n’a
îdrc la vie plus chère que l’honneur ou pas besoin de l’auxiliaire du remords ou Tue l’on appelle de ce nom? Le préjugé de la crainte du déshonneur. Elle a rrnelduel , sauve-garde de quelques par- que chose de plus beau, mais d’aussi ca- 5 tle cet Donneur , n’est-il pas lui- pable d’exaller le courage. Cette vie qui
est un fardeau insupportable pour l’individu lui-même est de plus un obstacle au bonheur d un autre. Llle sera sacrifiée à ce bonheur. Telle est l’histoire de quelques hommes et de beaucoup de femmes qui, repoussées par l’objet aimé, se sont donné une mort volontaire. Ce dévoùrnent peut être difficile à comprendre ,i ceux qui lonl de l’égoistnc le monde exelusi! de nos actions. Mais avec des notions un peu plus larges de la nature humaine , en peut l’expliquer tout en lui donnant pitié et admiration.
Voila donc plusieurs classes de sui-
• . . ... ; ci de où cet acte a été parfaitement libre
avaient commis un homicide et qui et largement motivé ; il en est mielmus ains! donne une démonstration pra- autres où le libre arbitre, pour être moins »e de l inégalité des motifs de l’alten- évident , n’en est pas moins concevable! ‘
, n n: Ic P» o^hain et de l’attentat Tel estlesuicidedecetteespèced’hommes
fr . 1 " ,,omme (I.U 1 Cî'°.v:,it assez nombreuse de nos jours, qui se seul
ir a se plaindre gravement du célébré tant au cœur les mssinn* ri’„„n * C urgien Delpech , qui croyait avoir eu plusngitéeet plus naïve que la nôirc^se ie dérangée par une indiscrétion ré- trouvent à l’étroit dans notre siècle trop
positif, oùl’hnine trouve plus ni desavenlnres, n. dèsMnours telsqu’on en trouvait "'Ve, n Peut-être ce passé tant re-
gitlte n a-t-il jamais existési poétique que dans I imagination des écrivains qui l’ont évoqué et enluminé. Alors leurs livres ne sont pas seulement coupables de mensonge historique; un tort plus grave est tl avoir jeté dans une direction fausse et morbide 1 imagination de leurs lecteurs. La passion estimée plus cher qu’elle ne vaut , le mépris amer versé sur une époque qui veut anéantir les passions sans les discipliner, ont fait développer une passion bâtarde plus dangereuse que les autres passions , puisqu’elle est active et
hypocrite, la vanité, Nous avons vu des
jeunes gens, après avoir paradé dans leurs livres un menteur amour de 1»
gloire, rendre leur mort elle-même un
mensonge, car ils voulaient donner à un
suicide causé par la misère les airs d’un
dqul amoureux ou d'une révolte contre
mient énergique que l’ambition qui ■st pas encore nantie, c’est la différence l'espérance au désespoir. On se tue dent la perspective de l’infamie, du dés- *ineur. Parmi les mobiles purement .nains, en est-il de plus puissant que ui-là ! Toutes les parties de notre édu- ‘iou ne convenrent-clles pas à nous
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me une sorte d’éducation aidant au pect du suicide? Le duel tient de Jmicide cl du suicitle , puisqu’on «posant à tuer autrui, on s’expose miment et volontairement à se faire r ; mais dans la pensée de chacun champions, l’idée de suicide domine, squ'on est plus préoccupé de la crainte re tué que du désir de tuer l’advere. On se tue par remords à la suite ne mauvaise action : les tourments remords sont autrement aigus que x du ressentiment d’une injure. Par l’action du remords s’est jointe à la nie de l’infam:e chez des hommes
ngée par une indiscrétion ré ble, vient exprès de Bordeaux à itpellicr pour demander et exiger au >in la réparation de ce tori .Sur le refus !ii de Delpech, Uarlos s’embusqua le le main dans une rue où passait ordienient le cabriolet du chirurgien, et e d un fusil a deux coups, il tire sur :abrioIct et tue le domestique; le 'c manqué lut atteint par un second >■ Dartos, rentré chez lui, saisit un •Ici et se brûle la cervelle. Un membre i chambre des députés, Calcmard de y elle, fut assassiné sur la place Louis , paru n en netni q ni se tua ira médiaict apres. Dans tous les cas semblables, nsec de I homicidca été la première et ’is forte: il s agissait avant tout de
vcngenncc d’une injure, cependant
*' ellllt «upportable avec le souci ran- !',x 5 "n,s une la vengeance suite, la perspective de l’infamie a >e plus nettement l’esprit, elle a été lérce par le remords de l’action, et
C)f^ MÉDEDINE
l’injustice de leurs lecteurs. La mort leur rapportait un profit que leurs travaux littéraires n'a vaienl pu leur donner; ci le taisait un jour bruiler leur nom dans tous les journaux. Les misanthropes qui ne trouvent d’autre refuge quela moi t contre 1 injustice et la partialité des hommes, ont tort. 11 y a toujours moyen de trouver le coin reculé de la terre où Alceste espérait pouvoir être en liberté homme de bien. Mais la misanthropie n’est pas une folie : la susceptibilité du misanthrope est égale à son amour de l honnete, et cette susceptibilité, à force d’être agacce, peut acquérir la puissance d un remords. L’ennui est une autre maladie sociale , bien différente de la folie. L’ennui n est l'as le privilège exclusif des hommes vulgaires; ceux qu’il pousse au suicide sont au contraire souvent d’un esprit eleve et cultivé; peut-être provient-il chez ceuxlà de l’inaction de facultés puissantes, forcées de se consumer en se repliant sur elles-mêmes : de là le désir de quitter un monde où l’on désespéré d elre jamais aimé ni compris La mort volontaire a été parfois le dernier acte d une préoccupation trop exclusive de la destinée humaine, et des grands problèmes moraux qui s’y rattachent : la mort a ete regardée alors comme 1 initiation a des mystères qu’on n’avait pu pénétrer. Un était malheureusement prive de la toi nui aurait résolu d’avance le problème, ou tout au moins aurait retenu le curieux sur le bord de l’abnne. bi la nostalgie conduit à la folie et au suicide, elle pousse parfois a celui^nisans 1 intermédiaire de celle-la. Xt Uaiit setie trouvé loin de son pays , assiégé par le souvenir du bien-être qu on y avait laissé, et qu’on s’égare a plaisir au milieu des privations actuelles, accablé pai l’impossibilité certaine d’y revenir, par la crainte d’un climat dévorant, par la perspective des maladies qui moissonnent vos compagnons d’infortune , pour comprendre le désespoir des hommes c mù leur éducation ne fournit pas ÜGS
consolations, ou à qui leur position n
fait nas un devoir de l’energie. Le ranz des vaches faisait déserter les Suisses capitulés en pays étranger, le départ, d un Smcntpmu l. France la -t suicul mn-1, mes Français des garnisons dt i
Cuv lnc ou de’Pondichéry. Pour toutes
ks autres espèces de suicides
volontiers la folie, alorsmemequ ilsn oi
pas été commis à Charenlon , a labalpc
trière o u à Bicêlre . Folie dans la panopho-
LÉGALE
bieou terreur universelle de ce commissaire pédant, qui voit des ennemis même dans les facteurs de la poste , folie dans le suicide de Rousseau, fils d’un pauvre horloger, contre qui tout l’univers était ligué. Là plus de libre arbitre, maladie, nécessité. Mais dans les autres cas , la
1 ' 1 a., m/, >i ,1 I AU
ncctSbi iv» pmi j —
morale peut reprocher à leurs auteurs , ici une susceptibilité exagérée , une dé-
. . . J. 1 ’ un mnnrrnn f P
fiance injuste de l’avenir, un manque de courage pour supporter les épreuves de la vie , plus souvent la paresse , et toujours la précipitation; mais l’esprit était libre, la volonté intègre ; elle a pesé, examiné s’est décidée par des motifs; il n’y avait ni maladie , ni égarement , ni force physique et nécessaire.
Aux yeux delà religion, le suicide est toujours un crime : elle commande le bien d’une manière absolue; elle commande la résignation à la volonté de Dieu, el le coupable a avancé l’heure de sa mort. La morale avec ses consolations, la religion avec ses espérances offrent à l’infortune unecompensation pour la rigueur de leurs principes. La société a-t-elle droit de demander compte de la mort a un homme à qui elle n’a pas su rendre la vie supportable? Elle en aurait le droit dans tous les cas où le suicide est un acte d égoïsme, et ces cas sont nombreux. L’homme qui met fin à ses jours n’a pas toujours fait attention que sa vie était utile a ffue ' qu’un, à des parents, à des amis. Mais en
admettant que la société puisse demander
ce compte, a qui ou a quoi s adr*m* Dans les cas rares ou 1 œuvre le noir n’a pas été finie, la société a-t-elle je droit , après avoir arrête la main du coupable, delai guérir scs pl«i« pou. Du infliger plus tard une peine ? Ainsi pro bablement ont agi des maîtres qui avaient surpris et arrêté leurs esclaves en flagrant délit de suicide. L’homme n estpa. l’esclave de la société; si la société mflig îmepunition morale» c’est l'opinion pu-
Wique seule qui est chargée de I «ecu-
lion. Toute autre punition soi ait injuste Je crime social entraîne nccessairemen l’idée d’un lésé séparé du délinquant quand les deux sont confondus, la re-> ponsabilité manque parce que la pein retombe autant sur le lese que sur le co uablc. A plus forte raison , quand le 'eide a été aceompli, le coupable sera non pas seulement identifie avec « lence , mais de plus l unet l auhe « forment plus quelque chose de respo blc, une intelligence, ils ne soi t I matière morte , un cadavre- L P