HYSTÉRIE, IVRESSE, ETC
lions présentes. Si dans cet état , il commet un crime on un délit, il n’en est responsable qu’antant qu’il aurait pu
prévenir cet état d’égarernem. Sans doute
dans un grand nombre de cas, les passions lui laissent encore assez de présence d'esprit pour qu’il ait la conscience de ses actions; mais 1° lorsqu’un danger inattendu menace sa vie ou son bien être * 2° lorsque ses droits sont lésés de manière à en exalter en lui le sentiment; 3° lorsqu’il est blessé tout à coup dans ses plus chères affections , ce serait souvent demander l’impossible que de le rendre responsable de l’oubli momentané de luimême , et des actions irréfléchies qui en peuvent suivre. »
La loi qui nous régit a implicitement résolu que les passions n’obscurcissaient jamais en totalité le discernement, car les concessions qu’elle leur fait ne sont précisément que celles du droit naturel le talion. Un ennemi m’attaque, la loi m’absout si je le lue , il voulait me tuer, c’est le cas, de légitime défense. Mais il iaut que 1 attaque ait été assez grave pour me faire croire que c’était réellement à ma vie qu’il en voulait. L’honneur, qui doit nous être aussi cher que la vie, peut être atlaqué par des actes contre lesquels la justice ordinaire n’uffre malheureusement que des garanties dérisoires. L homme convaincu d’avoir séduit l'épouse d’un autre n’est condamne qu’a une prison de six mois • celui qui trappe un homme au xisage en peut être quitte avec quelques jours de prison. Les mœurs, qui ont imposé cette indulgence aux lois, ont maintenu contre la loi 1 institution barbare du duel comme piotection contre ces délits; la loi et les mœurs sont forcées d’absoudre l’homme qui surprenant en flagrant délit sa femme e son nval, sc venge par l'homicide de a d eus ou même de lous les de,, s
Elles doivent absoudre l’I.ommequi rece^ vaut,,,, soulflet y répond en assommant en poignardant 1 agresseur. La loi ex* mise encore une autre espèce de délit c est la mutilation ou castration complété .le 1 homme, accomplie par h emme que cet homme aurait assaillie La loi pu... t cependant le crime de vioi d une façon assez énergique, mais d'u.m part le v.ol consommé cause dans les .ilees de pudeur féminine .... tort rahle, tort, aggrave encore la publicité d .... jugement Clic est en dinger de mur. morale. Elle est donc en éla ‘ légitime défense , comme l’homme al
que par un assassin. D’autre part, le raffinement de cruauté, que semble autoriser la loi, est excusé par I intériorité des forces de la femme et par le droit naturel qui permet de briser l’arme offensante.
Donc, hors les cas prévus par les articles 324 et 325 du code pénal, la passion ne fournit plus une excuse complète. Mais, la diminution qu’elle cause au discernement et au libre arbitre peut être invoquée pour écarter la circonstance aggravante de préméditation. Ce secours est fort important, puisqu’il change la peine de mort, en la peine des travaux forcés, lorsque le meurtre a été commis. Dans les délits moindres l’adoucissement de la peine suit la même proportion. C’est aux circonstances particulières de chaque délit à éclairer et les jurés et les exper's, sur la réalité ou l’absence de préméditation. Il est impossible d assigner d’une tacon générale des limites a la durée d’une passion qui pousse au crime et qui en diminue la responsabilité. Selon Georget, le délire que cause une passion n’est pas toujours instantané et fugace, il peut durer plusieurs heures , une journée entière. Deslors la préméditation ne serait qu’apparente, si les apprêts qui la supposent avaient été faits au milieu de ce délire.
Il me semble qu’une circonstance trèspropre à reveiller l’individu, est la rencontre d’un accident capable de rompre le fil des idées de vengeance et des sentiments passionnés; ou même un des événements familiers à chaque journée, mais qui ne s’accomplissent pas sans un certain repos d’esprit. Tels seront une visite inopinée , l’accomplissement d un devoir imprévu ou prévu, un repas pris, du repos, du sommeil cherché ou trouve. Ces accidents accomplis entre l’injure reçue et vengée, doivent exclure 1 idee de passion, et comme on dit dans le midi, de promptitude. Si au contrane , en te l’injure et le crime, l’individu n&rien fait , rien dit d’étranger à la série d idées qui l’occupaient, s’il ne s est n, couché ni assis , mais qu’au contraire > ait r Ç agité, allant, venant, courant, cher chant des armes, poursuivant son ennemi ; celte agitation eût-elle dure une journée entière, diminue le : délit. Car, la préméditation es! la volonté de ger, renaissant après que la colere a c refroidie. Le p.el-apens est un calcul d’une âme qui commande a son ress ment , bien loin d’être subjuguée par lui.
Or, cetle capacité poqrles longs délires , pour la préméditation aiguë, pour les ressentiments tenaces qui refusent nourriture, sommeil, repos, jusqu’à ce qu’ils soient satisfaits, s’observe un peu chez les tempéraments bilieux , et surtout chez les individus mélancoliques ou hypocondriaques, chez les femmes hystériques. En vertu d’une disposition innée, mais accrue jusqu’aux limites de la maladie , les impressions font chez ces individus long feu, mais elles finissent par faire un ïen terrible au lieu de se dissiper en vivacités promptes et fugaces; comme chez les tempéraments sanguins.
Aux mélancoliques, aux hypocondriaques, aux hystériques, les notions exagérées de la perversité des hommes, l’interprétation défavorable des actes insignifiants, des actions même de bienveillance et d’amitié. A eux les accusations contre leurs proches, la défiance contre tout le monde ; à eux les passions les plus énergiques , les plus tenaces , les plus violentes; la colère, l’ambition, l’amour, la jalousie. Iis étaient mélancoliques , ces Sureau, ces Ulbach, ces Julien, ces Bertet , homicides ou suicides, par amour et par jalousie. Elle était hystérique cette femme dont parle Fodéré, et qui , ayant conçu des soupçons sur la fidélité de son amant, 1 attira un jour dans sa cave et le mutila avec un couteau de poche. Cet amanl était son domestique. Traduite devan un tribunal, elle accusa comme Zuleika, la victime d’avoir voulu attenter à sa pudeur. Le tribunal fut forcé d admettre l’excuse. L’hystérie occasioue quelque fois des attaques, pendant lesquelles 1; raison eff aussi dérangée que dans ui accès de folie véritable. Immédiatemen avant ou après ces attaques, la libert morale peut être partiellement suspen due; la même chose a lieu à plus foi te raison pendant les attaques cl épi lepsic, et au voisinage de ces attaque; Lorsque celles-ci sont très-fréquentes ( reviennent plus d’une fois par sema-nc l’individu ne peut jamais être considéi comme sain d’esprit , et il peut être cor sidéré comme un aliéné ayant des inlc villes lucides. L’ivresse produit une au* nation artificielle : Hoffbauer a décrit ■ analysé scs effets si communs >tans !e p-' qu’il habite. « Le premier effet des I queurs alcooliques, est d’exallér le sc timent général du bien-être, ou d am monter ce bien être lui même ; alors c ' paraissent d’une manière aussi bieùia