‹ Traité de médecine légaleChapitre 114 sur 167 · a ^consacré · texte numérisé non relu

a ^consacré

careruîumeïéMais depuU^ temps, une secte a suigi, adeptes

quelques médecins- parmi scs û 1 ^

qui contestent aux médecin ,,

monopole de l’expertise eu matière d a

liénation. «Si la loi veut que les médecins soient consultés sur la folie, c < st sans doute par respect pour l’usage. Et rien ne serait plus gratuit que la présomption de leur capacité spéciale en pareille matière. De bonne foi, il n est aucun homme d’un jugement sain qui n’v soit aussi compétent que i met ou M. Esquirol , et qui n’ait encore sur eux l’avantage d’être étranger a toute prévention scientifique. » Les brochures de M. Elias Régnault ne sont qu un long commentaire de celte étrange déclaration de feu Urbain Coste. Déjà h chirurgien Belloc avait avancé que h démence manifeste n’avait pas besoin d< médecins pour être constatée. Ceci etai moins impertinent; car enfin la de mence manifeste peut frapper tout hom mes de sens, médecin ou non ; de p.us Belloc n’a pas pensé au danger des pre ventions scientifiques si finement décor vert par l’esprit chagrin de notre cor frère. Plus anciennement encore , kat avait contesté la compétence spéciale d( médecins, mais ce n’était pas pour îr vestir de cette compétence des bomnu nui n’auraient que du bon sens, qu u jugement sain ; il la revendiquait poi les métaphysiciens, pour les facultés ( philosophie. Un médecin, Metzger, lui non * que dans les écoles de pb.losoph

onnes’occupaitqnedepsycbologietheo.

que, tandis que dans lesecoles de me e ne, on étudiait spécialement la psych° gie appliquée ; de jdus, que les medec seuls ‘-oient de très-près un grand no bre d’aliénés; enfin, que 1 aliénât mentale coïncide le plus souven «x une lésion physique, bien P'^qu e est une dépendance. Noos n av ons d’ajouter que tort peu ‘lc

filiation que MeUger avait d .vanc^

sumée. Ses raisons, déjà valables coi L mëtapltysiciens de profess.on une puissance bien autrement gra contre les experts qui n auraient que bon sens. El d’abord, que signifie c défiance d’Urbain Coste velaüvement préventions scientifiques? Elles pç raient s’adresser tout au plus aux c t lumières des médecins qui n auraient rarement vu des fous, mais qui par même seraient dans la categorie gens qui n’ont qu’un jugement Mais non, c’est aux hommes les ,.U * bitués h manier, a truitei, a g liénation mentale, c est aux ’

Esquirol, que la rccusation est j l tant dire que l’on n est capable u®

maladies simulées ou

ger que les faits étrangers à la série nt on s’occupe habituellement. Ayec jugement sain comme avec le titre docteur, on classera, je crois, une paille assertion parmi les produits d un i veau malade. Poursuivons : pourjur sainement de l’état mental d un invidu, ne faut-il pas connaître parfaiment cette modification particulière ont il s’agit de constater l’existence ou non-existence? ÎS’est- il pas pour cela dispensable d’être familiarisé avec les gnesqui la décèlent? Enfin , comme ces 'nés ne se montrent pas toujours sans te occasion spéciale, n’est-il pas indis- 'itsable de savoir faire naître les occaons de ce genre? Qu’entend-on au surus parcelle expression de gens doués de geraent sain, par opposition aux médeus armés de préventions scientifiques, scinés par les ambitieuses ignorances

• l’école? Serait-ce des gens étrangers l’aliéné? Non, sans doute, car il faut oir observé l’aliéné avec quelque suite >ur le juger définitivement. Ce sera inc parmi les voisins, les amis, les condssances. Mais 11’est-ce pas là réclamer témoignage de la multitude, et déjà, en aitant la question de l’identité, nous /ons vu combien la multitude était pasonnée et aveugle ; nous avons rapporté

• tableau tracé par l’avocat-général Binon des égarements de ce monstre à ille tètes. C’est cette multitude qui aite de folles presque toutes les pernnes qui vivent solitaires au milieu •s livres et de l’étude; elle qui tlétrisit de ce nom Démocrile, elle qui apelait Hippocrate pour lui donner l’elbore ; et Hippocrate trouva en Démoule tous les éléments de la plus haute i gesse , et ces deux génies purent rire nsemble de l’aveuglement de leurs con- ’toyensî Enfin, la question posée par ■s tribunaux ne se borne pas toujours

demander s’il y a ou non folie : il agit souvent de décider si un état d’aénalion est fixe ou temporaire, curable u incurable, si l’on peut ou non compter îr la durée d’une guérison que le malade t ses amis présentent comme certaine, t cette guérison ou cette folie tiennent ouvent a des maladies matérielles anléieures ou concomitantes, l.a question xige donc les connaissances spéciales , on pas seulement de la médecine monde, mais de la médecine ordinaire. Les -rreurs élevées contre nos préventions cienlihques feraient presque croire que ous avons voix délibérative dans le

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