DISSIMULÉES , EOLIE. 2G
s’arrêtèrent donc a l’idée de pratiquer cette opération. Si l’état de Gérard n’était qu’une ruse, il lui était facile de se soustraire tout de suite à la mesure douloureuse conseillée depuis Zacchias par les ailleurs de médecine légale les plus distingués, et pratiquée tous les jours sur les conscrits dans les dilïérenls cas de maladie qu’on présume simulés. La cautérisation fut pratiquée cinq fois légèrement à la | lante des pieds ; les médecins délibèrent de la pratiquer une sixième fois, mais pendant le sommeil et a la région de la nuque. Mips le bruit qu'on fait en s’approchant du lit de Gérard le réveille.
La cautérisation, toujours superficielle est pratiquée encore trois fois. On parla tout haut d’un séton à la nuque. Alors Gérard fit à plusieurs reprises des signes expressifs de refus : pressé de s’expliquer Jl parla, nia son crime, îépondu a l’aecus.ition d’avoir fait le fou, et prouva en rompant le silence qu’il n’était ni l'ou ni muet.
Les médecins n’ont-ils pas ici outrepasse leurs devoirs et leurs droits p La question est délicate; elle les a préoccupes après coup, au point que l’un deux a écrit un supplément de rapport en apologie de leur conduite. Dans ce supplément sont racontées plusieurs circonstances qui corroboraient le soupçon de feinte. On avait donc la presque certitude qu on avait affaire à un scélérat hardi et obstiné, et non à un aliéné • les ménagements de la pitié étaient diminues. La nécessité d’obtenir un résultat inattaquable a toute controverce déter-
ïù1raütf.n°Iî“enC^r par oü lôt 011 u'vd B Nous nv" '"H' a le rais°nnement.
INons n en sommes pas complètement sa-
tisfait : 1 exemple et la sanction du passé est sans valeur aujourd’hui qu’on est rêve n u d u m e p ris avec lequel j a dis on l ra i I a i t i l la vie et la douleur des prévenus. La loi et 1 humani c défendent la question : l’humanite et 1 honneur défendent surfont au médecin de s’en faire lui-même l'instrument La mission qu’il reçoit de la
justice lu. donne des droits, lui impose
des obligations sans doute, mais sa mission est purement consultative; s’il croit
fermement a la feinte, il doit livrer le
criminel au bras séculier si l’épreuve par
laquelle .1 espere arriver à la vérité est cruelle. Les moyens légers ou purement comminatoires lu. appartiennent seuls légitimement. Qu’il parle de cautères
de fers rouges de façon à être entendu
du foui be, a la bonne heure; mais aucun
article du code de procédure criminelle n’autorise l’emploi de ce moyen d’exploration (1). Si la discipline intérieure des prisons l’autorise, que l’exécution en soit remise aux geôliers. Les moyens cruels ne sont réellement licites pour le médecin que lorsqu’il croit à la réalité de la maladie et à l’efficacité médicale de ces moyens. Si le médecin sort de son iole consultatif, que ce soit pour etre médecin et non pas bourreau. Le casuisme tombe donc en définitive sur le choix des moyens explorateurs. Dans le doute, le médecin ne doit se permettre que ceux qui ne peuvent compromettre la santé ou la vie du prévenu ni actuellement ni par leurs suites. Quelques exemples rendront la règle plus intelligible Ln individu feint la mélancolie avec refus de prendre des aliments. On soupçonne qu il s en procure secrètement. On est tres-recevable à abonder dans le sens du malade et à ne plus lui offrir d’un jour ou deux
les aliments qu’il refuse. Un individu
est doué d’assez de force muscu We ! pour P‘ d aiÏLn,ultivement à tous. M. M;
simuler l’ankylose d une ai m interrogeant un prévenu de vol qui et
appliqué bien serré antour du membre et mouillé après l’application pour qu il serre davantage , est un sur moyeu de fatiguer et de vaincre la résistance musculaire. Nysten rapporte l’observation suivante recueillie à la Chante dans le service de Boyer. Joséphme Roulier se fait garder pendant quinze moi a pilai en simulant les accidents les plus bizarres. Tantôt elle vomissait son urine
Ij 1, vj A lu i* •
fièrement la camisole de laine que portail la malade; on lui fit mettre un ca leçon cousu à cette camisole, de manier à faire un vêtement d’une seule pièce On ne laissa à découvert que la régio ombilicale, et deux élèves furent placé à côté du lit pour examiner l’ombilic. Je scjjbine Roulier fut alors forcée d’a vouer que toutes ces curieuses'inûrmitc n’avaient été qu’un jeu de sa part. U individu simule l’extase avec insensib lite de la peau; qu’on le pince à l’impr viste, qu’on lui applique un moxa.
simule l’épilepsie, qu’on le surpreni par la déion nation imprévue d’une piè d’artifice. On le voit, le médecin pe choisir des moyens d’exploration, il d< s’arrêter devant les moyens de torture En interrogeant un individu qui dit fou ou qui feint toute autre malad il ne faut pas formuler ses questions manière à lui indiquer la réponse pr cise. Aux symptômes vrais il faut adn tement en entremêler de faux et d’mco patibles. Le fourbe trompé à sonate
bizarres. --
tantôt elle, vomissait ses réglés. Ces deux évacuations ne coulaient plus par leu voies naturelles. Plus tard eUe vom t
même les matières fécales. ï uis elle eut un suintement de sang et d urine par l’ombilic. Beaucoup de medeems et d lèves visitèrent la malade. Boyer finit
par soupçonner quelque supercherie. On
tint la malade au lit, on lui mit les gai l
cieterui « i ulcl, iui prouvait pas une foüle de symptor imaginaires. Renard, c était le nom prévenu, répondit négativement. Qn tout haut près de lui que l’un des sig les plus certains de l’idiotisme était ( le malade urinait dans son lit, et Ren n’en profila pas pour uriner dans son la nuit suivante. Ces deux faits conva quirent M. Marc que Renard était ri lement aliéné. Le professeur Mouteg;
AVtaminer un homme qu on
îeiuciii aiicut» r ,
chargé d’examiner un homme qu on cusait de simuler l’aliénation, raCi.
une contre-épreuve complète de ce i cédé. Les médecins de la prison ni tout haut quatre remarques : que le disant malade faisait du bruit la nu était tranquille le jour, qu il repan sa nourriture, qu’il ne soupirait jam
nu’il ne fixait ses regards sur aucun * • «v t ci ont innr
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blancs et l’on veilla a ce qu elle ne ms ^ écUément lc contraire ifi
quittât pas. Les suintements continue -• . • — * 1 ‘
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rèntCe» vomissements de matières fc-
coieV ne turent pus interrompus. Les
soupçons augmentèrent, et l’on fermaen-
(1) L'acte de eonslitut.on de 1 empme
du 22 frimaire an vin , ait. 82 , P°
« Toutes rigueurs employées dans les a restations, détentions ou exécutions ^ très que celles autorisées par les lois , sont des crimes. »
a V dits ICI*»* ^ — —
raient du nécessairement conclure était vraiment fou. Le jour meme mit à faire tout ce que les med( avaient paru désirer. Plus tard, 1 muet. Alors Monteggia fit mêler assez forte dose d’opium a ses alimc ce médicament était choisi parce q prévenu ne dormait pas. Les gar> des prisons ne le voyaient jamais dot Montcggia espérait procurer ou le»
incil ou une ivresse dont le walaffi