‹ Traité de médecine légaleChapitre 118 sur 167 · DES AUTRES MALADIES SIMULEES, ETC · texte numérisé non relu

DES AUTRES MALADIES SIMULEES, ETC

sait sc défier beaucoup , car il reie - ê h-p . , / : i , avec une répugnance visible le vin réelle. ' ^ ^UC a ma a(*ie s0^

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u lui présentait. Six grains d’opium roduisirent aucun effet. Une autre ■rience tut faite avec douze grains plus de succès, au moins d’abord, naïade passa comme de coutume Ja sans dormir. La matinée suivante frit rien de remarquable; mais le soir ‘-venu parut inquiet, il se coucha, et une heure du matin se leva en pousse gros soupirs et criant : « O mon i, je me meurs. » Monteggia accourut, ldant d avoir occasione la mort de lomme par une trop forte dose d’o- [• M trouva tranquille, parlant ■ment, se plaignant d’un certain cm-

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DES AUTRES MALADIES SIMULEES, DIS- SIMULEES, IMPUTÉES, ALLÉGUÉES PRETEXTEES. ’

La grande règle de l’intérêt doit s’appliquer a l’étude de toutes les autres

maladies qu’on a quelque raison de croire simulées; il faut examiner aussi si l’indivulu a pu se procurer sur cette maladie les notions indispensables pour jouer convenablement son rôle, s’il répugne aux remèdes qu’on propose , si la malade s est déclarée brusquement et sans

>s à l’estomac, °ee qui fit présumer^ liées ^on^^resmie mis? maladies simu~ icin qu’il pouvait y être resté un non Ipc ;n» ' u esfIl,e aussi nombreuses que

». il lu fil prendre fie I’éméUgue iar ie de' ’ "“J ,Vei"enf «■’viT. Celte rcscrivit un lavement ,v”c un en , !’e‘iecme ««"le avait beau-

une decamphre. denv onces de vi- sous'

üon inspirait aux parents et aux jeunes gens un effroi qui faisait recourir à des i uses moins employées, aujourd’hui que le recrutement est modéré par une lon-

R fC 'fî1î’-Le travail le P Lis étendu qui ait e fait sur cette matière est dû à une des illustrations de la médecine militaire

de la révolution etde l’empire; c’estàl’ar-

ticle Simulation de feu Percy que nous devons renvoyer pour tous les détails que nous sommes obligés de négliger ici M Marc, dans l’article Déception diuHctionn a i re , en 21 volumes, a donné d’excellents préceptes pour découvrir les fraudes ^ous allons commencer notre revue par les maladies générales, et arrivant par degrés aux maladies locales. 1

f. Ii:",nt'"vr« fo-t aimcile à simuler:

Caidan parle bien d’un poisson de Pile

î'1'1"1 < onl lc contact suffisait pour donner a bevre , d’un scarabée oui

boit,! , dans l’huile, communiquait à «

T 0 l:‘ vert".de cal,sc'' '» même ma!

mbe, par une simple onction sur le Ira- Jit du pouls; mais cela n’est guère croyable, /acebias parle des graine!

d aUrrcu r , espece de jusquiamc, des cnntli.il ides, de la racine de mandragore • toutes ces substances avalées peuvent cer! laincnient donner la lièvre, mais celle-ci n est alors que le symptôme d'un empoisonnement. On peut ranger dans )a meme classe Wlique, que Fodéré ,

VU prendre a certains prisonniers et conscrits. Cet auteur parle aussi d’un moyen qui jouit d'une certaine rémi a

ion dans les collèges , cornu, c donnant la bevre : c'cst l'introduction de Païi

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ect q-iatre onces d’eau. Le matin, :vpnu demanda à manger de bonne , en disant qu’il se sentait vide et

• Depuis lors cet homme se porta parlasse comporta sagement et rea plusieurs fois Monleggia de l’aruén. Ce médecin se demande, en mtson rapport, commenta agi l’odüns ce cas singulier. En admetne la folie était feinte, pourquoi la cre dose d opium ne produisit-elle i effet? pourquoi l’action de Ja seul double dose fut-elle si retardée ?

ggid conclut que si le prévenu •ommencé par jouer la folie, celle-

• revenue véritable à la fin, l’jn-

• le prouve, comme il est arrivé à Irbes de devenir réellement épines après avoir long-temps joué l’é-

ie. La folie, admisecomme réelle a dé guérie par l’opium. Cette subira ppe le moral d’une terreur de : bien des personnes, aprèsavoir J opium, ont résisté au sommeil 5 ^coablait •• clics craignaient de •mir pour toujours. Soi t donc que 211 r profonde ait fait renoncer le *on, syslèfne de simulation , lC, cellc Erreur ait anéanti l’aliédevenue véritable, l’opium surgit e expérience, et comme un moyC

I',Ca <>PPO»er à certains genres^"

■ comme une pierre de touche prépour s assurer si la folie est si encore le moyen d’épreuve, quon jlc le porte pas de prime-

• u>,c trop forte dose, est sans pour le fourbe valide, et peut

^j9 MÉDECINS

dans le fondement. Les individus intéressés à simuler la fièvre , et qui ne veulent ou ne peuvent pas employer ces moyens dangereux, se livrent a un exercice violent un peu avant que le médecin arrive; le pouls et la sueur trompent e médecin. Tous ces faits prouvent que a lièvre ne doit pas être jugée en une seule visite : il faut observer le malade a plusieurs reprises, et l’observer long-temps chaque fois,

La nostalgie. Les soldats véritablement atteints de cette maladie sont taciturnes , et parlent fort peu du sujet qui les préoccupe tant; ceux qui la jouent , au contraire , sont extrêmement expansits sur ce sujet. Les premiers , a part les signes de la mélancolie , olïrent 1 abattement physique et moral la perte de l’appétit, l’insomnie, 1 indifteience, l e loignement même pour les plaisirs et la société de leurs camarades.

L'extase. Fodéré a eu tort de classer parmi les imposteurs les convulsionnaires de St-Médard et du tombeau du diacre Péris ; l’mdifference avec laquelle ils supportaient les coups de bûche dont on les assommait est une preuve de leur bonne toi. Le meme moyen, réduit aux proportions d une petite fustigation , l’application de quelques moxas, ou la détonnalion imprévue de quelques pièces d’artifice , pourraient servir à reconnaître l’imposture ; mais e manteau de dévotion dont beaucoup de faux extatiques se couvrent empeche sou vent les autorités de recourir a la science îles médecins pour démasquer la Iraude.

Tel était le cas de la femme sicilienne

dont Zacchias rapporte l’histoire. Caida

prétend avoir eu lui-meme a ïaculte de tomber en extase. Les possédés, qu sont des espèces d’extatiques Pavent et^

passés par l’épave P-> ^ , Ual

gâtions avant d elie envoyés comme tous ou aux tr.bunaux de poUce comme fourbes; les vrais extatiques son insensibles àla douleur de la pcrcussio , du pincement, de 1. brûlure, comme les convulsionnaires de St-Médard.

une présomption défavorable.

Syncope. Les individus capables d arrêter volontairement les baltcmcns cœur , comme le colonel an7 '"^ t send , sont fort rares ; conséquemment ,

LÉGALE

le pouls continuant à battre trahira toujours la syncope simulée.

Epilepsie. Les épileptiques ont une

physionomie particulière ; la face est triste, timide, stupide; les muscles de la face disposés aux mouvements convulsifs; les paupières supérieures lourdes et tombantes comme celles des ivrognes ; le tein est pale ou terne, à l’exception des pom mettes et des lèvres ; les veines jugulai res sont gonflées, la pupille est dilatée la conjonctive blanchâtre et humide les dents sont usées plus que ne le corn porte l’âge. Les faux épileptiques peu vent bien serrer fortement les pouci contre la paume de la main , faire d< veux hagards, écumer, s’agiter en toi sens, se rouler par terre mais leu muscles n’ont pas la durete convulsive leur pouls n’est pas petit, série , kn profond ; il est au contraire large et pre< pité. L’épileptique véritable ne voi n’entend , ni ne sent ; le faux epileptiq éternuera si on lui titille es nanti avec la barbe d’une plume ou une po dre sternutatoire ; il détournera les ye avec douleur, si ou en approche une 1 mière, comme la jeune fille que Deh.

démasqua en la menaçant de la faire f tiger ; il donnera quelque signe d en lion si on fait détonner près de lui arme à feu , si on le pique , si on le bru ou simplement si on lui adresse un nace qu’il puisse croire sérieuse. Mal raconte qu’un mendiant de Paris , excitait la commisération pubhqtre moyen de l’épilepsie simulée . était jour étendu sur un tas de pai »

s’agitait sans se blesser ; quélqu un visa de mettre le feu a la paille : , et

pileptique, guéri subitement , s eut.

toutes jambes. ;

Maladies de la pue. Quand on la cécité, c’est ordinairement 1 ai ose • efest la seule qui puisse ex sans altération de l’extérieur de mais quand la rétine n’est pas parai

l’iris se contracte vivement par so

position brusque a la lumière. Le lie la belladone ou de la jnsqmame rendre l’iris insensible et tres-dil mais seulement pendant un jour ou

tout au plus- Mahon cite un jeune crit qui contrefaisait 1 aveugle , tataï tomber dans la rivière :vers , \ on le faisait marcher pour Wpro deux bateliers étaient prêts pour ver de l’eau. La myopie est plus so contrefaite que l’amaurose pour s in., a u service militaire , en s

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