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MALADIES QUI EXEMPTENT DU SERVICE MILITAIRE

ns de poitrine est évidemment grave accompagné de circonstances qui ne ssent aucun doute. Dès lors ils sont susptibles de dispense absolue. Quelques il est moins prononcé, et l’on ne doit rter qu’un jugement provisoire, en igeant la preuve testimoniale et celle jn traitement méthodique.

14° Hernies irréductibles ou qui ne uvent être contenues sans danger.

1 5° Calcul, gravelle, incontinence hauelle ou rétention fréquente d’urine ; ladies graves ou lésions des voies uriires; Hstules de ces parties , soit qu’on fe incurables ces diverses affections , t qu’elles exigent les soins habituels l’art de guérir. Quelques-unes de ces irmités présentent du doute, telle îtla rétention et surtout l’incontinence irine. Elles peuvent être simulées ou moins provoquées artificiellement.

G° Rétraction permanente d’un testie, son engagement dans l’anneau, cocèle , hydrocèle , varicocèle, affecns graves du scrotum , des testicules des cordons spermatiques, reconnus urables.

7° Hémorroïdes ulcérées, fistules à ms reconnues incurables, flux hémordal périodique et abondant, flux de ig intestinal , habituel et chronique, ontinence habituelle du rectum. Ces erses infirmités doivent être aulhentinnent constatées par des officiers de té instruits qui auront traité et suivi g-femps le malade.

8° Perte totale d’un pouce , d’un gros -’il > du doigt indicateur delà main ile, ou de deux autres doigts d’une in ou d’un pied, mutilations des derres phalanges d’un ou de plusieurs gts d’une main , d’un pied, perte irarablc du mouvement de ces mêmes tics. Ces infirmités n’empêchent pas jours celui qui les éprouve d’être e à l’armée. Si donc le réclamant, pour dqu’une des mutilations autres que >erte du pouce , est d’ailleurs fort et n constitué, il ne doit pas être réfor- • Cette décision serait encore plus déc si Ion soupçonnait la mutilation tre récente et volontaire.

9 Dillormitc incurable des pieds, mains , des membres ou d’autres pari, capable de rendre la marche et le niement des armes difficiles, d’empêr le port de l’équipement , ou de s’oper au libre exercice des mouvements s quelque arme que ce soit. Ces difmtés peuvent ne donner lieu qu’à une

invalidité relative ; il conviendra dans ce cas de détailler les effets physiques qui en résultent pour conclure de suite à quel genre de service le réclamant peut encore être propre.

20° Varices volumineuses et multipliées.

2)° Cancers, ulcères invétérés d’un mauvais caractère, incurables, et dont il serait imprudent de tenter la cure.

22° Grandes et anciennes cicatrices peu solides, surtout si elles sont adhérentes et accompagnées de déperdition de substance , si elles sont croîiteuses ou parsemées de varices.

23° Maladie grave des os, diastasis ou écartement, ankylosé, cancer ou nécrose, spina ventosa, tumeurs osseuses ou du périoste considérables et situées de manière à gêner le mouvement , et traitées sans succès.

24° Maladies de peau susceptibles de communication, lorsqu’elles sontanciennes , héréditaires, ou rebelles. Teignes, dartres vives, humides et étendues, gale opiniâtre et compliquée , éléphantiasis, lèpre. On ne peut accorder de dispense définitive que lorsque les traitements méthodiques long-temps constatés et administrés par des officiers de santé véritablement instruits ont été inl'ructreux, et que la constitution du malade est sensiblement altérée.

2i° Etat de cachexie décidée scrofuloscorbutique ou autre reconnue incurable et caractérisée par des symptômes évidents et anciens dont il sera fait mention dans le certificat.

26° Faiblesse et extrême maigreur , jointe k une petite stature, ou à une stature très-élevée et hors des proportions ord’iaires. Ces cas ne sont pas rares à l'âge de la conscription. Ils exigent beaucoup de prudence dans le jugement qu’on en doit porter, ils peuvent souvent donner lieu à une dispense provisoire.

27° Gouttescia tique, douleurs arthritiques et rhumatismales invétérées qui empêchent le mouvement des membres et du tronc. Ces infirmités présentent souvent des doutes.

28° Epilepsie, convulsions, mouvements convulsifs généraux ou partiels, tremblement habituel de tout le corps où d’un membre, paralysie générale ou partielle, démence, manie, imbécillité.

L’existence réelle et l’incurabilité de l’une de ces affections suffisent pour autoriser la dispense absolue de tout service

militaire, mais souvent ces cas sont équivoques, l’affection peut être simulée ; on ne doit donc prononcer qu’avec les précautions indiquées aux notes.

La durée du service militaire est variable selon les besoins delà guerre. Ces besoins peuvent influer même sur l’âge auquel la libération est donnée au soldat. En général, un simple soldat n’est guère gardé après quarante ans d’âge. Comme le service devient de moins en moins pénible à mesure qu’on s’élève en grade, l’âge de la retraite s’éloigne avec l’augmentation du grade , en sorte que le maréchal reste en activité jusqu’à la fin de ses jours. L’âge oh peut commencer le service militaire varie également selon les besoins de l’état. Aujourd’hui, le conscrit n’est appelé qu’à vingt ans; sous l’empire, on a appelé plusieurs classes à dix-huit ans et même à seize ans. Celles-ci ont été surtout employées dans la marine. Cet appel prématuré a pu hâter l’instruction des soldats, mais pour quelques-uns qui ont profité de cet avantage, combien n’en est-il pas qui ont succombé , parce que leur corps ne pouvait encore supporter les fatigues ou leur moral résister aux périls et aux émotions de la guerre.

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