DE LA PHARMACIE ET DES PROFESSIONS ACCESSOIRES
Exposé des motifs du projet de loi sur l’exercice de la médecine,
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Les hommes réunis en société ont cle tout temps été sujets à des maux nés de leur association, et qui ont souvent fait penser aux philosophes que cette association même a été plus funeste qu utile a l’humanité. Cependant les nations civilisées out constamment trouve dans la médecine, sinon des remèdes assures contre les maladies, au moins des secouis multipliés et des soulagements certains.
L’utilité de cet art consolateur acte sentie chez tous les peuples et dans tous les siècles ; il n’a point existé de gouvernement qui ne lui ait prêle un favorable annui et qui ne se soit intéresse plus ou
moins' vivement à ses progrès. L’anarchie
seule qui ne respecte aucune institution,
“pu méconnaître l’importance de 1 art a ni . . „„ ffmivprne-
de^iruérir : il appartenait à un gouvernement réparateur de rendre à cette branche de l’instruction sa splendeur ancienneet ses résultats avantageux. Profondément pénétré de la nécessite de rétablir roriri dans l’exercice d’une p^ oui intéresse essentiellement la suietc ci ll vie des citoyens, le gouvernement vous présente un projet de loi qo. apou h it de régulariser la pratique de cet ai salutaire.'Vonr vous faire conua.lrc urgeuce .le celle loi et les raisons qu en appellent la prompte exécution, qu il « soit permis de vous offrir un tab.c<
pidc de l’art de guérir, des abus qui s y sont introduits, de ce qui existait en 1792, avant de vous faire connaître les nouvelles mesures législatives que le gouvernement vous propose d’adopter. — Depuis le décret du 18 août 1792, qui a supprimé les universités, les facultés et les corporations savantes, il n’y a plus de réceptions régulières de médecins ni e chirurgiens. L’anarchie la plus complote a pris la place de l’ancienne organisation. Ceux qui ont appris leur art se trouvent confondus avec ceux qui n’en ont pas la moindre notion. Presque partout on accorde des patentes également aux uns el aux autres. La vie des citoyens est entre les mains d’hommes avides autant qu îpnorants. L’empirisme le plus dangereux, le charlatanisme le plus éhonté, abusen partout delà crédulilé et de la bonne foi Aucune preuve de savoir et d habilet n’est exigée. Ceux qui étudient depui sept ans et demi dans les trois écoles d< médecine instituées par la loi du l i lrl maire au m peuvent à peine faire constater les connaissances qu’ils ont acqui ses, et se distinguer des prétendus gue risseurs qu’on voit de toutes parts. Le campagnes et les villes sont ega emen infectées de charlatans qui distribue.) les poisons cl la mort avec une audjC que les anciennes lois ne peuvent p