DE L’ARSENIC
L arsenic métallique, quoiquenon véneneux par lm-mêrne , peut le devenir s il a subi un commencement d’oxvdatim.
ou bien par l’altération qu’il éprouve en Ajournant dans l’estomac. Ce corps ,„é- » hque est d un Sris d’acier ; il est cristall sé en tétraèdres, et lorsqu’il est un brillant remarquable, mais il se tenait
promptement quand il est exposé à l’air:
I I • . . I. nv, I /I *AV\r/l U H A n .
cela lient au commencement d’oxydation, qui devient plus rapide quand l’arsenic est pulvérisé. La chaleur dégagée pendant cette oxydation quand la masse est considérable, peut aller au point d en déterminer la combustion spontanée. L arsenic métallique n’a pas de saveut sensible-, chauffé dans un tube, il se volatilise et forme une couche grise brillante qui ressemble à celle du mercure , en ce qu’elle est déplacée par la chaleur et qu’elle miroite le verre. Mais elle en diffère en ce que l’on peut former des gouttelettes en en rapprochant mécaniquement les parties. Ces particules se détachent sous formes de lamelles. Mis sur un charbon allumé, l’arsenic métallique répand une fumée noire d’abord, blanche quand elle s’est élevée un peu plus haut. Cette fumée a une odeur fortement alliacée, que l’on regardait jadis comme e caractère spécial de l’arsenic ; mais le phosphore , l’assa-îoetida et le zinc ex liaient également quand on les brute.
L’odeur de graillon qu’exhale la graisse s y ressemble aussi suffisamment, pour que des particules graisseuses obtenues parmi des matières animales qu’on analysait, aient fait croire à la présence de l’arsenic. L odeur alliacée n’est donc significative que lorsque les caractères du métal auront etc préalablement constatés. En enlevant l’arsenic métallique qui a miroite un petit tube, elle faisant bouillir dans .del eau distillée en soutenant l’ébullition pendant une demi-heure ou trois quarts d heure , cette eau donnera tous tes caractères que nous trouverons bientôt a la solution d xyde blanc d’arsenic. L’eau a etc en partie décomposée et se. éléments se sont fixes avec l’arsenic ; il s’est formé un hydrure d’arsenic qui se présente sous forme de
poudre noire, et un oxyde d’arsenic qui ïs°t dissous dans l’eau. D’autres moyens ont été conseillés pour expérimente i l ai senic métallique eu petites Portlon^ ^ premier consiste a traiter le métal par l’acide nitrique. L’acide cede de 1 oxy gène, il se forme un deutoxyde blanc et
de l’acide arsenique, ainsi que M. Am
'ère l’a démontré. Mais si l «»»» '
pération par la chaleur, et sur ont s 1 o inet excès d’actée, presque tout prseme est converti en acide arscnique- A l’acide hydrosuminque, réactif sc sert pour précipiter le métal , M 10 duit son effet qu’âpres plustems heuics . encore cet effet est-il tort indeç^ De.
experts qui avaient fait lopciation 1
LÉGALE
nous venons d’indiquer , cl qui avaient voulu rendre la cour d’assises de Ilheims témoin des effets de l’acide hydroclilorique , après lui avoir montré 1 arsenic métallique obtenu dans une ampoule de verre , ces experts vendirent les juiés incertains, parce qu’au lieu du précipité jaune abondant qu’ils avaient annonce , l’acide hydrosulfurique versé dans la solution nitrique d’arsenic, y détermina t peine une légère teinte citron. L ampoule ne put pas faire un second miracle en Champagne. Le second procéda conseillé consiste a mettre la poudre mé tallique dans un verre à expérience, à ; ajouter du sulfate de cuivre ammoniaca en liqueur, et à laisser quelque temps 1 verre au contact de l’air; il se maniîest un précipité vert-pré, qui est l’arsenit de cuivre ou vert de Schéele. Mais c procédé a aussi des inconvénients; le su: fate ammoniacal, s’il n’est pas mis en pr< portion convenable, ne produit pas c précipité. Nous entrerons dans plus t détails à cet égard en parlant de 1 ell de ce réactif sur 1 acide arsenieux, qi nous allons étudier. Cet acide non mé aussi oxyde blanc d arseiuquf ou mort aux rats, est un corps tran parent et demi- vitreux. Après quelqi
temps d’exposition a l’air, il devient!) a.
et opaque ; réduit eu poudre, il resseï; ble assez à du sucre. Dans le commerce^ le rencontre en poudre ou en fragment la poudre est employée le plus ordin:
rement aux usages agricoles , pour cha 1er le grain. Cette poudre fine, opaque, très-soluble dans l’eau et conséquemnu bien plus délétère que l’oxyde solide, c résiste long-temps a la dissolution. Cel ci a une cassure vitreuse ; la saveur peu prononcée d’abord : c est ce qui a croire a tous ceux qui ne l’avaient goûté assez long -temps qu’il était n pide • au bout d’un certain temps, on î sent un goût styptique, et l’on éproi delà salivation. Christison, professer médecine légale à Edimbourg, decj l’oxyde d’arsenic insipide. Noyons ses ractères chimiques. Mise sur les charb
ardents, lapoudred’ oxyde d’arsenic do
une fumée invisible en bas et blanchi haut. Recueillie sur une lame de eu bien décapée, celte vapeur de la ré; inférieure forme une couche noire ; région plus élevée, clic est blanche première est de l’arsenic redevenu tallique , la seconde est de l’oxyde a nieux. Pendant que la vapeur s exlia sc répand une forte odeur cl ail. fl.