ASPHYXIE PAR LES GAZ
panilu le gaz que l’on veut étudier. La dite quantité d’air atmosphérique qui •cupait les interstices du sable est oins gênante que l’eau. Maintenant, issons rapidement en revue les caractès des gaz. L’azoteest incolore, insipide, lodore, ne rougissant pas la teinture de •urnesol, éteignant les corps en coinîstion, sans s’enflammer à leur ap- •oche.
Le protoxyde d'azote , incolore, ino- •re, accélère la combustion des corps umés, les rallume quand ils ne sont s tout-à-fait éteints, toutefois à un lindre degré que l’oxygène. Ce qui le îtingue de celui-ci , c’est que, mêlé à ux lois son volume d’hydrogène, il nnc de l’eau et un résidu gazeux d’hyogène et d’azote. L’oxygène ainsi mêlé i ai t donné de l’eau sans résidu. Davy e premier respiré ce gaz : il en a éprouune augmentation de forces. 11 s’est bli des sociétés d’amateurs, qui vouent respirer et vivre dans une atmoîère de ce gaz, parce qu’ils en avaient ’ouvé une sensation extraordinaire de té ; mais ils en éprouvèrent un rire xtinguible, auquel succéda une prostion et une stupeur marquée. Vauelin voulut répéter l’expérience en ance, et n’en éprouva que la seconde •tic des effets. Aussi le nom de gaz arant ne s’est pas maintenu.
S hydrogène est incolore, s’enflamme , approche d’un corps en combustion, cependant éteint ce corps quand on plonge. Avec moitié de son volume lygène , il forme de l’eau sans résidu, ydiogène, 1 azote et son protoxyde t du nombre des gaz que JNysten et lié ont injectés dans les veines en intité considérable et sans danger ; is, introduits dans la poitrine, ils caut l’asphyxie. Ces gaz sont simpleatnon respirablcs; nous allons en ci-
qui de plus sont délétères et irri- ■ 1s.
“ acyle sulfureux a une odeur de soi qui brûle, rougit la teinture de tou 01 uc s’enflamme pas.
* chlore, couleur jaunc-verdàtrc ni a ,i goi ge , cause toux, enrou»
. ’ hémoptysie , péripneumonie. I loxyde de chlore et le deutoxyde oi neme odeur. Le gaz iode, ou acide h iquc, 1 ont aussi jusqu’à un certai it. Le chlore combiné avec son v, !* d hydrogène se transforme en U le en acide hydrochlorique. Avec nc protoxydes cl dcutoxydi
formeraient le même acide liydroclilorique , plus de l’eau.
h’ ammoniaque est un gaz incolore, d’une odeur spéciale, verdissant le sirop de violettes. L’acide sulfureux, le chlore, l’ammoniaque, sont tous les trois des stimulants fort actifs, des muqueuses et des voies aériennes. L’ammoniaque a un effet spécial sur les yeux chez les vidan geurs ; ce gaz cause des ophthalmies qu’ils appellent mile, et qui se guérissent très-vite par l’eau chlorurée. Le chlore et l’ammoniaque se servent mutuellement d’antidote. L’ammoniaque ne peut servir d’antidote à l’acide sulfureux. Le sulfate d’ammoniaque est encore doué de trop d’énergie. ISIous arrivons aux gaz non irritants et délétères.
L’acide carbonique , incolore, aigrelet, rougit faiblement la teinture de tournesol , se combine aisément avec l’eau de chaux, où il précipite un sel qui représente en acide le poids du gaz qui a disparu. 11 éteint les corps en combustion. Cet acide gazeux, que Nysten croyait inerte, est doué d’une vertu délétère trèsactive , non seulement quand on le respire , mais encore quand on l’absorbe par la peau. Voici du reste le résumé des essais de Nysten à son sujet. Le gaz acide carbonique, très-soiuble dans le sang, peut être injecté dans les veines en grandes masses sans suspendre la circulation. 11 n’a pas d’action primitive sur le cerveau ; seulement, si l’on en injecte beaucoup plus que le sang de l’oreillette et du ventricule droit n’en peuvent dissoudre, il détermine la distension de ces parties et la mort. Mais pour arrivera ce résultat chez un chien de moyenne taille , il faut injecter à la fois cent à cent vingt centimètres cubes de gaz , et faire un certain nombre d’injections de ce genre. L’animal ne donnant plus signe de vie, on peut le ranimer en ouvrant rapidement une grosse veine, ce qui, dit-il, prouve évidemment que le gaz n’agit ici que d’une façon purement mécanique. En faisant les injections avec précaution, et de façon a éviter la distension du cœur, on peut injecter jusqu’à mille centimètres cubes et plus de gaz acide carbonique , par cinquante centimètres à la fois, sans occasionner aucun accident grave qu’une faiblesse musculaire qui cesse au bout de quelques jours. On sait que la coloration du sang reçoit une certaine influence de l’aeide carbonique : le sang est plus noir que de coutume. Une petite quantité d’acide carbonique peut être injectée dans
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l’artère carotide sans effet sensible sur les fonctions cérébrales. Une quantité plus considérable détermine l’apoplexie et la mort. Pour prouver la quantité délétère de l’acide carbonique, M.
Collard de Martigny en voulut absorber une certaine quantité, et pour cela il se plongea tout nu, la bouche garantie et en rapport avec un courant d’air atmosphérique, dans une cuve où il y avait de la vendange en pleine fermentation. Au bout de dix minutes, il ressentit la plupart des symptômes de l’asphyxie par le charbon. Il fallut l’aide des témoins pour le retirer de la cuve : il commençait à tomber en syncope. L’action délétère du gaz sur la peau est prouvée par une expérience bien simple, mais qui a quelque analogie avec celle-là : On plonge un animal dans une vessie pleine de gaz acide sulfureux, on noue la vessie autour du cou de l’animal , et on lui voit bientôt éprouver les angoisses d’un véritable empoisonnement. Les effets délétères de l’acide carbonique se prouvent directement par l’action qu’il exerce dans l’asphyxie par le charbon. Il joue un rôle très-important dans cette espèce d’asphyxie , d’après l’analyse comparative des produits gazeux de la combustion du charbon, analyse faite par M. Barruel à différents moments de cette combustion.
L'hydrogène carbure n’est pas délétère non plus, selon MM. Hallé, Nysten et Coutanceau, mais nous citerons bientôt un fait qui contredit formellement cette assertion. Ce gaz est le principe dominant dans le mélange qui forme le gaz de l’éclairage. Le charbon de terre est, comme on sait, la matière principale d’où l’on retire le gaz de l’éclairage; on ne se sert que de cette matière dans l’été, mais l’hiver, quand la consommation est plus grande, il faut un gaz qui brûle plus, lentement, et qui soit moins volumineux sons le gazomètre : c’est alors qu’on ajoute au charbon l’huile provenant de la fabrique de noir animal. Un bec qui consomme par heure trois ou quatre pieds cubes de gaz provenant du charbon ne consomme dans le meme temps qu’un pied cube et demi de ga? formé par l’huile. Les gaz provenant de la distillation du charbon sont purifiés en passant sur de la chaux vive , et par la chaux dissoute dans l’eau. Us sont alors composés d’hydrogène seul, d’hydrogène deuto etqnadri-carbonné , d’oxyde de carbone, d’azote, de carbure de soufre, d’huile, et d’une
RÉGALE
quantité très-faible d’acide cayboniil et d’acide hydrosulfurique , libres i| combinés avec l’ammoniaque. Le carljj de soufre demeure, malgré la purificatl et si les houilles employées à la conf lion du gaz sont riches en sulfure]) fer; le gaz en brûlant donne une oi^-i d’acide sulfureux bien aisée à recomjj trc. La présence de l’acide hydrosul rique et l’hydrosulfate ne peuvent j; mis en doute. M. Payen a vu un par'; imprégné de sous-acétate de plomb ri<t cir en l’exposant à l’action d’un betj gaz non allumé. Le gaz de l’éclaii] mêlé à cinquante fois son volume d’, répand une odeur désagréable dui| carbure de soufre et plus euçorj l’huile qu’il tient en suspension. 1( dorât peut donc bientôt avertir d'j.
fuite dans les appareils. Lorsque le l constitue le onzième de l’air almospt ri pue auquel il est mêlé, l’approche cl corps en ignition peut le faire détoni Il peut causer l’asphyxie bien avant i voir atteint cette proportion. On en la preuve chez M. Despagnol, march de nouveautés , rue de Bussy. Plusic commis furent gravement incommc par une fuite de gaz dans des appa tements où une lampe restée allumée produisit pas de détonnation. L’un ces commis succomba; il s’appelait M, té. Ses camarades, qui, malades eux-:, mes, eurent le courage de venir lui p ter secours, le virent en proie à des m vements convulsifs et au tétanos, médecin appelé trouva Mauté avec 1 les caractères d’une congestion cérébr l’écume à la bouche , la respiration si foreuse, la face injectée, les pupilles latées. Il ht cinq piqûres aux veines s obtenir de sang, lit appliquer des sa sues au cou; à mesure qu’ellessaignaii les piqûres des veines fournirent du sa Mauté reprit enftn connaissance, éptj va des vomissements, et succomba a 1 heures du matin. A l’ouverture du ci vre, les poumons ne présentèrent l’apparence ordinaire qu’ils offrent c les individus qui ont succombé à l’asp xic par le charbon. Le foie avait tôt ment changé de couleur, et sa surface terne était, d’un vert ardoisé ; son lis plus dense qu’à l’ordinaire , offrait lj pect de la terre d’Egypte. Le sang a coagulé dans les veines caves ; une il sion l’en lit échapper sous forme cyl drique comme des boudins. Dans la bj che droite, on trouva un haricot de| luine ordinaire entier, cuit et pare)
ASPIIYXÏB PAR LES CÀZ.'
îtres trouvés clans l’estomac. Mauté it mange à son dernier repas du gigot haricots. Il est probable que ce hat était tombé dans la trachée pendant vomissements qui eurent lieu au mi- . des premières angoisses de l’asphy- Cet accident empêcha Mauté d’épper à cette asphyxie comme ses ca- •udes. Le corps étranger, profondé- ,it situé dans les voies aériennes, renies convulsions plus violentes. Mais n chez les autres commis, les acciis furent trop graves pour qu’on ne rde pas l’hydrogène carburé comme tère. Nous disons l’hydrogène car- :, quoique le gaz d’éclairage contienne icoup d’autres gaz ; mais ces autres ’y trouvent qu’en de fort petites proions. Peut-être, d’après la couleur oie, pourrait-on croire à l’action de de hydrosulfurique. M. Devergie à >uvé la même couleur chez un indiqui avait succombé dans une fosse, ance. Cependant le cadavre de Mau- ’exhalait pas l’odeur d’acide hydrotrique qui fut remarquée à la morgue le cadavre dont nous parlons.
az acide hjrdrosulj'urique. Odeur ls pourris, incolore, s’enflammant i’approche d’un corps en ignilion, ant avec une flamme blanc-bleuâtre ■gageant du soufre sur les parois du Ce gaz rougit u’abord, puis décale papier imprégné de tournesol:
encore un de ceux que IVysten re- 2 comme peu délétères quand on cte dans les veines. Mais les travaux M. Dupuytren , Magendie et Theprouvent qu’il est on ne peut pas délétère quand il est absorbé ou par oumons ou par la peau. C’est avec ju’on a asphyxié des oiseaux qu’on geait dans son atmosphère, en leur uit la liberté de respirer dans l’air mire. II sufit d’un J,200pde ce gaz à l’air pour asphyxier les oiseaux, 300e pour tuer les chiens. Il en faut dus forte proportion à mesure que ilie des animaux augmente. C’est lz (lu* esl lu cause des accidents les graves des fosses d’aisance. Il y a une fosse telle qu’elle est construite u, cinq parties principales à cousidé- 1 atmosphère , ou l’espace libre auis t es matières ; la croule mousseuse lairemcnt soulevée par du gaz; au- »us de évite croûte la matière liquide 'Osée d’urine tenant en dissolution vilaine quantité de matière fécale- > au centre de lu fosse, lu pyramide
des matières plus solides appelée le hualc, et sur les parois des murs, l’emluit plus ou moins épais nommé ic gratin. L’atmosphère varie dans sa composition. On y rencontre le plus souvent trois gaz, l’al’acide hydrosulfurique , l’hydrosulfate d’ammoniaque et l’azote. Ce dernier est en proportions quelquefois très-considérables, 94 sur 100. Les six autres parties se composent alors, 2 d’acide carbonique et 4 d’oxygène. L’asphyxie qu’occasionne alors cette atmosphère de la fosse est par simple privation d’air respirable.Une fois, M. Thénard a trouvé cette atmosphère composée par un tiers d’acide hydrosulfurique ou d’hydrosulfate. Il ne suffit pas que la fosse soit vidée et même recrépie pour être purgée de gaz délétères; c’est bien plus les plâtras, quand on les entasse au dehors, qui peuvent devenir un foyer infect près duquel les ouvriers employés à les remuer pourront s’asphyxier.
Il adhère assez de gratin après eux pour que l’humidité de l’air le décompose et en exhale des gaz dangereux. Les vidangeurs appellent plomb l’asphyxie causée par l’acide hydrosulfurique. Ce nom lui provient de ce qu’ils ressentent subitement une pesanteur particulière sur la tête et l’épigastre. En même temps, ils tombent comme fo udroyés. L’asphyxie par l'azote au contraire est graduelle et fait ressentir un affaiblissement. Les al-
térations cadavériques occasionnées par l’asphyxie de l’acide hydrosulfurique rentrent dans celles que nous avons indiquées à la description générale , à cela près de la teinte verdâtre du foie et delà teinte un peu analogue de la peau quand le cadavre a séjourné dans la fosse. Le chlore avait été proposé contre celte espèce d’asphyxie par M. Dupuytren. M.
Labarraque le recommanda à l’attention des médecins, en rappelant à la vie parce secours un malade que l’ammoniaque no ranimait pas. Il appliqua sous le nez cl tendit sur la bouche un linge trempé dans le chlorure de soude, Il faudrait bien sc garder de faire avaler ce liquide au malade. L’action chimique de l’antidote est aisée a concevoir : le chlore s’empare de 1 hydrogène et précipite du soufre. A l’asphyxie par le gaz azote, on ne pcul opposer que le grand air et les autres moyens que nous avons conseillés au chapitre de l’asphyxie en général. La saignée n est indiquée que lorsqu’il y a une congestion cérébrale. L’opium, auquel on pourrait être tenté de recourir, cumuic antispasmodique, occasionnerait
sûrement cette congestion; aussi faut -il s’en abstenir.
L’air des égouts est vicié par deux gaz, l’acide carbonique et l’acide hydrosulfurique. MM. Clievallier et Gaultier de Claubry ont analysé un air recueilli dans des égouts dont on remuait les vases, et y ont trouvé trois parties sur cent de ces gaz délétères. Quand les vases sont enlevées, ou qu’on purifie l’air au moyen de courants et de fourneaux d’appel, la proportion se réduit à 1 ou 1 et demi sur cent. L’ammoniaque s’exhale aussi dans les égouts, caries ouvriers qui y travaillent sont, comme les vidangeurs, sujets à une ophthalmie appelée mite , et qui se guérit bien mieux par les excitants, notamment parle chlore, que parles émollients. Les moyens à employer pour rendre la vie aux égoutiers asphyxiés doivent être semblables à ceux que nous venons'de conseiller pour les vidangeurs. Dans le cas où l’on supposerait que l’asphyxie ne tient qu’à l’acide carbonique, on pourrait employer les aspersions de vinaigre , les lavements vinaigrés, et de plus les aspersions d’eau chaude lancées avec abondance et force contre la face et les diverses parties du corps. Un médecin de Narbonne parvint par ce dernier moyen à rendre la vie à un infirmier qui s’était asphyxié dans sa chambre avec du charbon. Il résistait depuis le matin à tous les secours qu’on lui prodiguait; à deux heures de l’après-midi les fortes aspersions d’eau chaude le ranimèrent.
Hydrogène phosphore, proto et per phosphore. Ces deux gaz s’obtiennent lorsqu’on mêle un alcali, du phosphore et de l’eau, pour décomposer l’eau et mettre à nu son hydrogène. L’hydrogène perphosphoré se produit dans le commencement de l’opération, et lorsque la quantité de phosphore est considérable.
Si la quantité de phosphore est trop faible pour saturer la quantité d’hydrogène provenant de la décomposition de l’eau, il ne se forme que de l’hydrogène protophosphoré. Ces deux gaz sont incolores et répandent une odeur d’ail très -prononcée. L’hydrogène perphosphoré s’enflamme aussitôt qu’il a le contact de l’air. Il brûle en répandant une vapeur blanche, épaisse , d’acide phosphorique. U se produit aussi de l’eau. Lorsque ce gaz sort de l’eau sous forme de bulles, il donne lieu à la formation d’auréoles de feu qui conservent leur forme assez longtemps si l’air est tranquille. L’hydrogène proto-phosphoré ne brûle que par l’ap-
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proche d’un corps en ignition. Ce gaz et le suivant doivent être regardés comme des plus délétères. Les accidents peuvent être occasionnés dans les laboratoires où on les prépare dans un but scientifique.
Hydrogène arsenique’. M. Sérullas prépare ce gaz avec un alliage d’arsenic, de potassium et d’antimoine. Cet alliage se forme en chauffant ensemble une partie d’arsenic, deux parties de crème de tartre et deux parties d’antimoine métallique : on met cet alliage dans l’eau et l’hydrogène arsénié se dégage. Avant M. Sérullas, on faisait agir de l’acide hydrochlorique sur un alliage pulvérisé d’é-i tain et d’arsenic; puis on élevait la température : il se formait du chlorure d’étain et de l’hydrogène arseniqué. Ce gaz est incolore et d’une odeur infecte qui se rapproche de celle de l’ail. Il s’enflamme à l’approche d’une lumière, brûle avec une flamme blanche épaisse, et laisse sur les parois du vase une couche noire foncée d’hydrure d’arsenic. La fumée blanche qui se dégage est de l’acide arsénieux. Le chlore et le soufre se décomposent : le premier agit avec une telle force qu’il se dégage de la lumière, et les deux corps se transforment en acide hydrochlorique et en chlorure d’arsenic. La vapeur de cyanogène tue plus promptement, mais non plus sûrement que l’hydrogène arseniqué. On sait la fin malheureuse du chimiste bavarois Gehlen : préparant ce gaz, il voulut juger par l’odorat s’il se dégageait du tube. Bientôt il fut pris de vomissements, de céphalalgie, de faiblesse générale, qui augmenta jusqu’au neuvième jour, époque où il expira dans les convulsions. Ici se rapporte ce que Zacchias dit des poisons aériens qui tuent par l’odorat. Il raconte que le pape Clément VII fut empoisonné par la fumée d’une torche qu’on portait devant lui dans une rue. Une certaine propor* tion de phosphore ou d’arsenic mêlcl la matière de celte torche a pu produire des vapeurs délétères, mais elles agissent sans doute sur les poumons en même temps que sur les nerfs olfactifs. On ne peut classer parmi les asphyxies les autres choses merveilleuses que le même auteur cite en fait d’odeurs capables de causer la syncope et même la mort à quelques individus. Ces odeurs ne produisent pas ces effets sur la généralité des hommes. L’odeur de laurier éteint l’odeur de rose, etc. Ces laits rentrent dans les singularités idiosyncrasiques (j Paul Zacch -, p. GO, liv. 11, titre nj. Nous finirons par
ASPIÏŸÎfE PAS.
. gaz nitreux. On connaît un exemple asphyxie occasionnée par lui. Un faiquant d’acide nitrique entra la nuit ns un laboratoire où il avait entendu ie explosion : c’était une des cornues •i venait de se casser; lui et son chien rent suffoqués et tués par le gaz nieu\ qui se répandit dans l’air.