DES COURS ET BLESSURE
les meurtriers pouvaient avoir à faire croire à un homicide. Cet intérêt est presque toujours l’empressement d’hériter ou de succéder, et alors on est conduit à scruter la position particulière , la moralité , les actes des domestiques , des parents. Enfin on examine l’état des lieux ; ordinairement celui qui veut se détruire s’enferme pour ne pas être dérangé ; on trouve ses portes , scs fenêtres closes, les verrous mis. Quand le cadavre est pendu un peu haut, il faut trouver près de lui banc , chaise , échelle , quelqu’instrunent avec lequel il ait pu s’élever. L’abîeuce de cet instrument prouverait l’inerventiou d’une force étrangère. Si le -ulavre était trouvé pendu à un arbre, >n n’aurait pas besoin de recourir à cette supposition : il est clair qu’on peut moner sur l’arbre le long du tronc , puis 'élancer après avoir attaché la corde à me branche. Il faut tenir compte aussi e la situation du lien. Le suicidé n’a pas ■ U l’étendre aussi bien que des meurriers. Dans le cas de suicide , il est touaurs lâche et oblique. Dans l’homicide , est circulaire ; il faut s’assurer, aussi en Qterrogeant les gens de la maison , si le atient avait le libre usage de tous ses remîmes , s’il n’avait pas eu une épaule émise , ou quelques paralysies ou affai- •lissement du bras qui l’empêchât de lettre sa cravatte. Les vieillards ont en énéral beaucoup de peine à élever les lains au niveau du cou. Ordinairement >. s meurtriers ne pendent leurs victimes éaprès les avoir étranglées. Dans ce cas,
1 trouvera la trace de deux liens ; celui ai aura causé l’étranglement sera ac- Jmpagné de traces de violence. Ceci ous amène à la question de savoir si un omrne peut se tuer en s’étranglant?
'affirmative est bien difficile à conce- 3,r > car la douleur paralyse toujours main, et les nœuds ne pourront être étreints ni peut être formés au moent où cette faiblesse arrive. Mais M.
esgrangesde Lyon a ci té le cas d’un home qui fut trouvé mort dans une forêt.
avait;,u cou un mouchoir serré à l’aide un billot. La société de médecine de Y011, consultée par le tribunal , admit possibilité du suicide, et M. Dcsgran- •s appuie cette opinion. Un homme qui ’iit fortement mourir , dit-il , peut se rrer to,il-a.c°i|p par quelques tours rembics du billot , de manière a s’étran-
ernon pas à l'instant à comme les
indues, mais à gêner assez le retour du ng du cerveau pour aracuer une afl’ec-
tion comateuse profonde et soutenue, leearus, à laquelle il succombe. Sa volonté de mourir lui fait faire des efforts pour y réussir , et bientôt l’engorgement apoplectique lui ôle les forces et la puissance d’y remédier. Le corps couché, la tête peut presser le billot , l’engager sous le cou de manière à empêcher son relâchement. Le même auteur cite l’exemple du suicide d’un vieillard qui s’étrangla dans son lit avec sa cravate tordue au moyen de l'anse d’un pot en guise de billot.