DE L ACCOUCHEMENT
uparavant , mais même deux ou trois uois auparavant. MM. Antoine et Louis ’etit firent acquitter par les mêmes mo- :fs la femme de Mantes. L’opinion de 'acchias , d’Albert, de Boher, de Malon , Belloc , est conforme à celle de ■"odéré et de tous les médecins légistes modernes. L’expert ne doit pas millier qu’en définitive les signes de "accouchement ancien ne prouvent fu’iine chose, la distension du venlre; eux de l’accouchement récent prouvent, e plus, la distension de la matrice; mis, nous l’avons déjà vu, plusieurs maidies peuvent produire ces deux effets.
)r , si une femme accusée allègue quelu’une de ces maladies; si elle peut en onner des preuves par une enquête; si lie ne s’est nullement cachée pendant ii 'elle avait le ventre volumineux ; si irtout l’autre corps du délit, le corps e l’enfant, n’est pas représenté au pro- 3s, ou n’offre aucun signe positif qui le ssc rapportera la date présumée de iccouchement de la femme, alors, la iserve , la circonspection de l’expert dera être encore plus grande.
Si la femme se refuse à la visite, l’expert oit l’avertir des présomptions fàcheuïs que ce refus produira contre elle; puis en prévient les autorités qui l'ont cornus, et qui l’accompagnent pour se faire oéir. Ceci se rapporte à la visite ordonne en matière criminelle : infanticide, fortement, exposition , suppression de ut. Aous avons promis de revenir sur ipinion d'Hobenstreit , que la femme Juvait accoucher sans le savoir. D’a- )rd , disons que celle qui est devenue ’osse à son insu , surtout quand c’est Je fille, éprouvera au moment de l’acuichemcnt des douleurs et des sensaons qui ne ressembleront à rien de ce l’cile a éprouvé jusqu’alors. Suppons-la un peu niaise ou d’une innocence ii ait nui à son expérience , l’idée nette l’accouchement ne se présentera pas 'On esprit; elle ne prendra aucune des écaillions qui sont un devoir pour une mmt qui sent qu elle va devenir mère, royant ou non à sa grossesse, une femme jurra aussi accoucher à son insu , si.
le est , pendant son travail , en proie un sommeil artificiel provoqué par des lueurs fortes ou par l’opium. (Je durer cas est celui de la comtesse de Saint- , r.an » rI"* » plongée dans un sommeil ofond par l’effet d’un breuvage , acucha d’un garçon sans le sentir. Le ideinain, quand elle s’éveilla baignée
dans son sang, épuisée de forces : oit est mon enfant ? décria-t-elle. Le crime en avait disposé. Les coupables osaient nier qu’elle fût accouchée. Elle perdit à la fois sa joie , les honneurs de l’enfantement et son fils. Une femme mercenaire l'avait adopté pour de l'argent; des parents qui voulaient s’assurer tous les biens de la comtesse avaient suborné celle femme.
Il est à plus forte raison possible que la femme ignore qu’elle accouche, lorsque cet événement a lieu pendant une maladie grave, le délire, le carus , l’asphyxie. Hippocrate raconte l’avortement de la femme d’Olympias , qui était plongée dans l'assoupissement à la suite d’une fièvre aiguë. Hunter, Runfer , Rigaudeaux, Hoger, Hartmann, ont vu des femmes accoucher dans un état de mort apparente. Enfin , la femme peut bien savoir qu’elle est en travail , mais ne pas s’attendre à accoucher à tel instant précis. Ce mécompte peut causer la mort de son enfant, si par exemple elle accouche sur la lunette d’une fosse d’aisance, comme une des femmes citées dans la statistique de Klein , et comme beaucoup d’autres, citées par presque tous Jes auteurs. Ces femmes ont cru qu’elles auraient le temps de satisfaire un besoin réel ou trompeur d’aller à la garde-robe : l’expulsion du fœtus s'est faite d’un seul coup ; il a été lancé comme par le flot des eaux amniotiques. Un bassin large peu garni de graisse , un enfant peu volumineux , des parties génitales amples , telles sont les conditions avec lesquelles se rencontrent assez souvent ces accouchements si rapides. Il nous semble qu’avec ces explications l’assertion d’Hébenstrcit n est plus inadmissible. .Te me suis prononcé déjà, en parlant de la grossesse, sur la question de savoir qui devait être sacrifie de la mère ou de l’enfant, dans les cas où l’on ne pouvait espérer de les sauver tous les deux. Jusqu’à ce que l’opération césarienne réunisse en sa faveur des témoignages plus nombreux et plus convaincants , elle me semble ne devoir être tentée que sur des femmes mortes. Sur la femme vivante , il est douteux qu’elle sauve l’enfant et certain qu’elle lue la mère. Zacchias a consacré un long chapitre à l’examen d’une autre question qui intéressait la législation de son pays. Les contrats stipulant pour l’héritage de la femme ou pour sa dot en cas de mort, parlaient de la mort qui serait due à 1 enfantement. 11 a cm—
ployé plusieurs chapitres k démontrer que la mort concomitante à la grossesse ou à l’accouchement n’en était pas toujours un effet. Nos lois ne font pas cette distinction ; nos contrats, en stipulant le cas de mort, n’en spécifient pas la cause , et surtout n’ouvrent pas cette immense porte à la chicane , qui consiste à séparer la coïncidence d’avec la causalité.