IMPUISSANCE , LÉGISLATION , IMPUISSANCE NATURELLE
triage? c’était à la femme à la fournir sa qualité île défenderesse. Quand ■me celte preuve eût été fournie, Peux n’aurait-il pas pu répondre qu’autre ose est s'apercevoir d’une impuissance tuelle, et autre chose , est de la reconitre pour éternelle et irrémédiable, r, l’affection pour sa femme devait le rter à ne pas accepter légèrement celte ■rnière conviction et à différer jusqu’ars la demande en nullité du mariage, mllier, Merlin et Delvincourt s’acrdent à dire que si l’impuissance est mi l’este, et que son antériorité au niuige ne puisse être revoquee en doute, nullité du mariage basée sur cette imissance est dans le véritable esprit du de.
Ce n’est pas seulement comme cause nullité de mariage que l’impuissance ut occuper les tribunaux. Les articles 2 et 313 la mentionnent à propos du ;aveu d’un enfant. L’article 312 parle l’impuissance accidentelle. L’article î parle de l’impuissance naturelle et récuse comme motif de désaveu. Cet icle est un nouvel argument pour au ver que la législature aurait dû adüre explicitement , l’impuissance au mbre des causes de nullité du mariage;
• enfin, maintenir valable un mariage écond de sa nature, et puis interdire désaveu des enfanls qui y peuvent itre, c’est encourager et excuser l’altère. En ne permettant pas au mari rguer de son impuissance naturelle, loi a voulu le punir d’avoir osé se mar quand il se savait inhabile au mage. Mais le motif de refus n’existe plus and c’est la femme qui est demanderes- Dans ce cas, le mari peut, il est vrai, èter le procèa en se refusant à la vie , et le tribunal ne peut arguer de ce us au préjudice du défendeur : ce set admettre indirectement le divorce ’ consentement mutuel aboli par la du 8 mai 1810. La preuve de l’imissance accidentelle doit être fournie ' 'c n>ari qui veut désavouer un end dans le cas de l’article 312. La loi rait croire que celle-là est plus aisée à îuver que l’impuissance naturelle, n admission a-t-elle une conséquence ins grave? Il s’agit de renier un cnit : n est-ce pas au fond la même chose c rompre un mariage. Les conlradicns de la loi éclatent a chaque pas.
Nous devons maintenant parcourir les < rs cas d impuissance , et puisque la parait avoir plus d’égard à ceux qui
sont les plus manifestes, nous commencerons par ceux là.
Absence totale de la verge, avec ou sans atrophie de la vessie. 11 faut que l’absence soit totale. Un tronçon laisse après une amputation , ou un bouton ou mamelon comme celui du soldat mentionné par Foiléré , permettraient l’intromission et l’éjaculation.
Absence des testicules ou atrophie des testicules. Il ne faut pas croire que quand les testicules ne sont pas dans le scrotum, l’individu en soit pour cela prive : iis peuvent être arrêtes aux anneaux ou même dans le ventre. Les individus ainsi conformés n’en sont que plus ardents. Ils ont tous les autres signes de la virilité, la voix forte, la barbe. Les individus auxquels les testicules manquent primitivement ont au contraire la figure glabre et la voix aiguë , les formes arrondies. Ces signes extérieurs coïncident avec l’absence de cicatrice au scrotum et l’exiguilé de la verge. Les castrats produits par l’ablation des testicules portent une cicatrice au scrotum, qui est très-resserrée. La verge conserve îe développement qu’elle avait au moment de l’opération , mais elle est susceplible d’érection , et peut excréter une certaine quantité d'humeur prostatique. Ce que l’on dit du caractère pusillanime des castrats n’est pas tout-à-fait exact. Dans l’Orient, on a vu souvent des eunuques se montrer hommes énergiques et résolus. La castration faite après la puberté rend la barbe plus rare, mais ne la fait pas toujours perdre en totalité. Le plus souvent, les individus qui ont. subi cette opération tombent dans la mélancolie.
On a agité en Allemagne la question de savoir si un individu pouvait engendrer quelques jours après avoir perdu les testicules. Pour la résoudre, il faut savoir au juste en combien de temps le sporme déposé dans les vésicules séminales est absorbé. En tous cas, une ou deux éjaculations au plus dépenseraient celle petite provision , si la perte des testicules était due à un accident. Si elle était la conséquence d’une opération faite pour remédier à une désorganisation de ccs glandes, il est clair que les vésicules séminales seraient vides au moment de l’opération; les glandes désorganisées auraient dès long-temps cessé de sécréter du sperme. 1 1 est bien douteux que le coït puisse être exercé par un individu à qui un de ccs malheurs serait arrivé, assez tût après son accident
pour que les vésicules séminales renferment encore quelques gouttes de liqueur : la convalescence d’une telle opération est longue.
Mxtvophie de la vessie. On donne ce nom à un vice de conformation où la vessie manque de son extrémité prostatique. Sa paroi supérieure et antérieure, ou son fond est à nu au-dessus du pubis. Dans ce cas, le pénis est court et sans urètre; parfois on le trouve élargi ou creusé en gouttière à sa face supérieure. Les testicules sont restés dans l’abdomen ; le scrotum est vide et exigu.
Passons maintenant à d’autres vices de conformation , qui rendent l’impuissance moins manifeste ou moins certaine.
L' hypospadias elVép isp adias. S i 1 e canal de l’urètre s’ouvre assez près de l’extrémité de la verge, en dessus ou en dessous, ce qui est beaucoup plus fréquent, .le sperme, quoique non dardé directement, peut cependant rendre la femme féconde. On en a des exemples bien avérés, puis que Frank a vu ce vice de conformation se transmettre de père en fils jusqu’à la troisième génération. Belloc parle d’un hypospade d’Agen , qui laissa quatre enfants qui lui ressemblaient beaucoup.
Morgagni, Petit-Radel, Sabatier, hypospade lui-même , MM. Gaultier de Claubry et Riclierand , ont observé d’autres faits analogues. Si l’ouverture était à la racine de la verge, l’éjaculation se ferait hors du vagin , et on pourrait alors admettre l’impuissance absolue, que Malion voulait étendre à tort à tous les cas de cette difformité. Cependant, tout espoir d’avoir des enfants ne serait pas perdu pour un homme ainsi conformé , si nous pouvons ajouter foi à l’observation lue par John Huntcr, à la société royale de Londres. Un homme dont 1 urètre s ouvrait à la racine de la verge reçut , par le conseil de John Limiter , le sperne dans une seringue chaude , et l’injecta dans le vagin de sa femme à la fin du coït. La femme accoucha neuf mois après.
Celte expérience surpasse les curieux essais pratiqués par Spallanzani sur les
grenouilles et sur les chiennes.
Les cas suivants doivent être considérés comme des empêchements temporaires, plutôt que comme des obstacles perpétuels à l’accomplissement de la génération.
L'ampleur excessive de la verge.
La patience peut dilater les parties ge ni taies de la femme au point de profiler
LÉGALE
de ce sexe. D’ailleurs, la génération peut s’opérer par la seule arrivée au vestibule du temple, comme cela s’est vu plusieurs fois chez des femmes qui avaient conservé l’hyinen. Le volume excessif de la verge, s’il était dû à quelque tumeur, pourrait être guéri par l’extirpation de la tumeur. Les gonflements partiels des corps caverneux pendant l’érection peuvent être guéris aussi.
Les hernies scrolales, qui tiraillent et dévient la verge, l’hydrocèle, incommode par son volume, sont aussisusceptibles de guérison. Le sarcocèle peut être opéré et il reste encore un testicule qui est suffisant pour sécréter de la liqueur spermatique. Les rétrécissements du canal qui empêchent ou retardent l’éjaculation peuventégalementse guérir. Le phy mois elle p araphymosis, les vice* du frein sont également accessibles au secours del’art. Ai la tortuosité ni V exiguïté de la verge ne sont des empêchements à de bonnes et régulières fonctions. La bifurcation peut être guérie par l’amputation de la partie , laquelle n’est pas traversée par le ca-nal.
Les lésions purement fonctionnelles, telles que le brady spermatisme, le manque d’érection par faiblesse, par peur, par absence ou par excès de passion , ne pourraient être jugées qu’à l’exercice ; et le congrès lui-même serait insuffisant pour donner un résultat. Cependant le médecin pourrait opiner sur un manque d’érection , provenant d’une paralysie manifeste d’un côté du corps ou des extrémités inférieures. L’impuissance devrait etre affirmée.
Nous allons maintenant étudier l’impuissance chez la femme. Ici, bien queplns nombreuses par suite de la complication de l’appareil génital, les causes sont d’ordinaire moins perceptibles par le fait de son enfoncement dans une cavité du corps. Les causes suivantes peuvent être regardées comme formant l’empêchement manifeste, à l’accomplissement de la génération.
Absence de l'utérus. Roger en a cité un exemple. Le vagin se termine supérieurement en cul de sac, la menstruation n’a pas lieu, et l’absence de celte fonction n’occasionne aucun trouble. Le doigt introduit dans le vagin peut sentir l'absence de l’utérus; mais la certitude est plus grande si, une sonde étant introduite dans la vessie , on porte un doigt dans le rectum sans trouver de corps intermédiaire entre l’intestin et la vessie.
Oblitération du vagin par une bf-
IMPUISSANCE ACCIDENTELLE, II ERMAPH H ODITES. 209
ersarcose , par la dépression des os puis , ou par quelque tumeur qu’on ne eut enlever.
Absence congéniale du vagin, comme hez la femme La llure, mentionnée uins les causes célèbres.
Les difformités suivantes, bien que ne 'opposant ni à la génération ni au coït , -aspirent beaucoup de dégoût au mari.
La communication du rectum avec e vagin par la déchirure du périnée , iu par une fistule ou par disposition naurellc; ta Jistulc, urinaire vaginale, ’ ouverture du vagin dans le rectum , omme chez les gallinacées. Les femmes ni offrent cette espèce de conformation nt pu devenir mères. L’exercice des de- 'oirs du mariage dans ce cas a soulevé larmi les casuistes une question dont .ouis leur fournit les éléments. Le purement défendit de soutenir la thèse, a Sorbonne persécuta l’auteur, qui fut bligé de demander son absolution au apt . Cependant la thèse fut publiée en 764 sous ce titre : De parlium exlerarum generationi inservientium in lulieribus nalurali viliosâ et morbosâ ’ispositione.
La communication du vagin avec le ectum par absence ou déchirement du érinée était le vice de conformation fferl par la femme dont la cour royale e Trêves cassa le mariage.
La chute de l'utérus, complète ou icomplètc, le renversement , la herle ou la chute clu vagin anciennes et réductibles, le cancer de la mallice u du vagm } sont signalés par Foéré comme des motifs de nullité du îariage. Il nous semble que plusieurs de es infirmités ne sont pas inaccessibles ux secours de l’art; mais le dégoût est ’i une circonstance pire nue la difforîité.
Les vices de conformation suivants
cuvent être guéris par la chirurgii < eti vitesse excessive du vagin, cornu »ez la femme dont parle Benevoli : ( uial pouvait a peine recevoir le tuya une plume à écrire. Les fomentatioi mol lien tes et des cylindres de racine (I cntiarie produisirent une dilatalio u(I. santé pour que la cohabitation K ossib.c. L Occlusion du vagin par un irmbrane plus ou moins épaisse < Muant ce canal plus ou moins henné quement. Ambroise Paré, Fabrice <!
■ en, Ikncvoi , Ilaudelocquc , 01 ucri des femmes ainsi conformées.
Les hémorrhagies utérines habituelles Mèd. Le g.
les flueurs blanches, l’ab once de menstruation, ne sont pas des obstacles ni à la cohabitation ni à la génération. Les deux premières infirmités peuvent se guérir ; l’aménorrhée a été observée chez plusieurs femmes qui n’en sont pas moins devenues mères.
La stérilité ou infécondité peut tenir à la mauvaise conformation ou état maladif des parties internes, tels que trompes, ovaires, matrice; à des vices purement fonctionnels , ou à des lésions nerveuses. Mais le médecin légiste n’a pas le droit de se prononcer pour la nullité du mariage dans des cas de ce^ genre. Il n’a aucun moyen certain de constater les lésions internes , et les désordres f< nctionnels peuvent ne pas être permanents.
Ainsi, les causes physiques manifestes qui peuvent faire prononcer qu’un homme ou une femme sont inaptes à un coït fécond, et par conséquent impuissants, ces causes ne sont ni très-nombreuses ni surtout 'très-rigoureusement déterminées. Dans les cas douteux, l’expert devra toujours conclure en faveur de l’époux accusé d’impuissance.