RÉSECTIONS PARTIELLES DU MAXILLAIRE SUPÉRIEUR
courbe derrière la dernière molaire ; mais cette apophyse est habituellement brisée.
Dans les cas où la maladie ne s’étend pas aux parties molles, M. Langenbeck conserve le périoste de la voûte palatine et le détache depuis l’arcade jusqu’à la bgne médiane. Après l’extirpation du maxillaire , ce large lambeau mucoso-périostique est fixé à la joue et interrompt toute communication entre les cavités nasale et buccale. Ce procédé mérite d’être appliqué, quoiqu’il complique singuUèrement l’opération et qu’il ne faille pas compter sur une régénération osseuse.
La conservation du périoste de la face antérieure du maxillaire n’olfre que l’avantage très-minime de rendre le lambeau cutané un peu plus épais. M. Ollier a présenté ce procédé comme nouveau et comme étant capable d’amener la reproduction du maxillaire, mais M. O. Heyfelder l’avait déjà conseillé et appliqué, ainsi qu’on peut s’en assurer en consultant la traduction de M. Bœckel.
Résections partielles. Si l’altération était limitée, on se bornerait à une résection moins étendue. M. Michaux, 1843 , s’était proposé de conserver l’arcade dentaire pour arriver aux polypes de la surface basilaire. A. Bérard , 1844 , conseilla un procédé semblable. Huguier, 1850 , l’exécuta, ainsi que Chassaignac en 1854. E. Desprez, 1857, Demarquay, 1857 (voy. fig. 333), Vallet (d’Orléans
Alph. Guérin, Arrachart (de Lille) , 1859 , (voy. fig. 334), Maisonneuve , 1860, décrivirent aussi des résections partielles. (Voy. l’excellente Thèse de M. Robin Massé , Paris 1866 , et notre chapitre Des polypes naso-pharyngiens). Dans cette voie, MM. Richet et Ollier ont enlevé le maxillaire en conservant l’os malaire et la portion de l’arcade dentaire soutenant les deux incisives. Les opérés ont été montrés à la Société de chirurgie, et ils étaient fort curieux
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à comparer , M. Richet ayant déclaré qu’il croit inutile et dangereux de conserver le périoste , que M. Ollier avait détaché avec soin et auquel il attribuait la régularité de ses résultats. Le succès de M. Richet parut cependant plus complet.
On a depuis longtemps recommandé l’ablation partielle du sinus maxillaire , celle d’une portion de la hauteur ou de l’épaisseur de l’arcade dentaire , de la voûte palatine etc. Ces opérations , faites avec le ciseau , la scie ou le trépan, seront décrites, pour la plupart, à l’occasion des maladies qui les réclament. (Voy. Polypes nasopharyngiens et Trépanation du sinus maxillaire etc.)
Extirpation des deux maxillaires supérieurs.
M. J. F. Heyfelder osa le premier exécuter cette opération en 1844, et l’a répétée trois fois depuis cette époque.
Dieffenbach , Maisonneuve , Langenheck , Esmarch l’ont imité. Sur onze opérés , cinq, dit-on, se rétablirent ; deux succombèrent aux suites de l’opération ; un périt d’apoplexie et trois autres moururent , au bout d’un temps variable, des progrès de leur affection. Une incision médiane , combinée à une plaie transversale, réunissant les commissures internes des yeux , a été le procédé le plus employé (voy. fig. 335).
A la suite de cette opération , la difformité n’est pas très-considérable et on peut recourir à l’emploi d’un obturateur.
Résections temporaires du maxillaire supérieur.
Toutes ont été entreprises pour faciliter l’ablation de polypes nasopharyngiens. Langenbeck, le premier, enl859, détacha des os voisins, et luxa, sur le front , l’apophyse montante du maxillaire et l’os du nez correspondant.
Procédé de M. Huguier. M Huguier (1860-1864) fendit la commissure buccale jusqu’au masseter , porta le bistouri au-dessus de l’aile. du nez, le contourna, et divisa le milieu de la lèvre supérieure. Le lambeau ayant été relevé , un trait de scie horizontal sépara la tubérosité maxillaire de l’arcade dentaire au-dessus du plancher des fosses nasales. Un second trait de scie très-superficiel divisa d’avant en arrière la face supérieure de la voûte palatine , près de la cloison du nez. On coupa l’apophyse ptérygoïde avec un