RÉSECTIONS TEMPORAIRES DU MAXILLAIRE SUPÉRIEUR
sécateur, et le fragment dentaire du maxillaire , ainsi circonscrit , fut détaché du voile du palais et luxé dans la bouche , n’ayant plus d’autres' points d’adhérences et de continuité vasculaire que la muqpieuse et le périoste palatin sur la ligne médiane. L’os remis en place parut se consolider dans les deux cas, avec quelques nécroses partielles.
Procédé de M. Langenheck {Deutsche Clinik, 1861, no 29). Une première incision, commencée à la hase de l’aile du nez, fut dirigée horizontalement en dehors, puis en haut vers l’arcade zygomatique , où elle fut rejointe à angle obtus par une seconde incision , partie du sac lacrymal , et longeant le rebord orbitaire inférieur. Le lambeau cutané ne fut pas séparé de l’os suhjacent, et l’opérateur ayant détaché le masseter de ses insertions supérieures, introduisit une scie à guichet dans la cavité nasale et divisa le maxillaire dans la direction de l’incision inférieure ; coupa successivement l’arcade zygomatique , l’apophyse frontale de l’os malaire, le plancher de l’orbite , et renversa le fragment osseux en dedans et en haut. La voûte palatine et l’arcade dentaire restèrent intactes. Après l’opération , on remit les parties en place et on les maintint par des points de suture , mais il fallut un bandage compressif pour assurer la réunion.
Esmarch (de Kiel) paraît avoir répété la même opération.
Procédé de M. J. Roux. A la même époque, M. J. Roux (de Toulon) (Gaz. des hôp. , 1861) proposa d’écarter le maxillaire et l’os malaire en totalité , en dhlsant les points de jonction de ces os au travers de petites incisions cutanées ; puis , séparant la voûte palatine sur la ligne médiane, il fit basculer le maxillaire en dehors. Ce procédé donne de bons résultats sur les sujets dont les os sont minces; autrement les lamelles osseuses qu’on n’a pas atteintes avec le ciseau résistent , et l’opération ne peut être achevée.
Procédé de M. Bœckel. Une première incision descend du sac lacrymal , à la base de la narine , d’oû on la dirige en dehors , parallèlement au bord libre de la lèvre , jusqu’au masseter. Une seconde incision longe le rebord orbitaire jusqu’au müieu de la pommette et forme un large lambeau quadrilatère. L’apophyse montante est coupée avec la scie à chaîne, après la perforation de l’unguis. On introduit une scie à guichet dans la narine , et on sectionne horizontalement et en dehors la paroi antérieure externe du sinus maxillaire. Passant la scie à chaîne par la fente sphéno-maxillaire, on la fait ressortir par l’angle inférieur de la plaie , et l’on divise Tos malaire avec la précaution de ne pas intéresser les parties molles qui le recouvrent. Le plancher de l’orbite abattu avec le ciseau , l’on saisit le fragment ostéo-cutané avec un davier et on le
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relève en dehors en brisant quelques lamelles osseuses. Le cornet inférieur y reste complètement adhérent ; quant aux cornets supérieurs on les enlève avec des ciseaux courbes , on détruit la partie postérieure de la cloison et l’on s’est ouvert une large voie vers le pharynx et l’apophyse basilaire.
Résection temporaire des os du nez et de l’apophyse montante du maxillaire. Lenoir, MM. Giraldès et Langenbeck avaient pratiqué la résection définitive de l’os nasal et de l’apophyse montante pour arriver au pédicule de polypes naso-pharyngiens. Les chirurgiens taillaient un lambeau semi-lunaire depuis le sourcil jusqu’à l’aile du nez et enlevaient les os avec le ciseau ou une scie. M. Langenbeck se borna, bientôt après , à couper la base de l’apophyse montante du niaxillaire et à en luxer le sommet ainsi que l’os nasal , vers le front , en ménageant le périoste.
M. Chassaignac avait déjà proposé de recliner le nez sur l’une des, joues (voy. 387), mais ensacrifiant les os compris dansle lambeau.
M. Bœckel a transformé ce procédé en une résection temporaire. Une première incision transversale va d’un sac lacrymal à l’autre, en passant sur le dos du nez (voy. fig . 336) ; une deuxième incision part de l’extrémité de la première à gauche et descend dans le sillon nasogénien (nous supposons l’opération faite à gauche) jusqu’à la base de la narine , que l’on détache ; un troisième coup de bistouri sépare la sous-cloison. Une petite scie à dos mobile sert à diviser- les os dans le sens de la première incision ; puis avec une scie à guichet on coupe l’apophyse montante gauche dans la direction de l’incision verticale , en brisant nécessairement l’unguis. On fend la. cloisonnasale d’abord verticalement, puis en arrière, avec un fort bistouri , et on la detaxfiie du plancher des fosses nasales avec une pince de Liston. Il ne reste plus qu’à briser l’apophyse montante du côté droit avec une forte pince garnie d’amadou, dont l’une