Q2 CORPS ÉTRANGERS ARTICULAIRES
lions d’eau d’orge alcoolisée de Jobert n’inspirèrent pas plus de confiance. Velpeau préconisa les injections iodées, et quelques guérisons furent obtenues. Cependant c’est une ressource trèsdangereuse. Nous en avons vu des effets désastreux entre les • mains de plusieurs confrères , et une femme traitée ainsi pour une hydarthrose assez récente du genou succomba rapidement à une suppuration diffuse.
La plupart des remèdes dont on a vanté l’efficacité paraissent devoir leurs plus grands avantages à l’immobilité qu’ils imposent, et nous n’avons habituellement recours qu’à des bandages inamovibles ouatés, accompagnés parfois de légères révulsions à la peau, avec le cautère actuel , ou des cautérisations potentielles peu profondes Les injections iodées , faites avec un mélange de teinture d’iode et d’eau distillée, avec addition d’un dixième d’iodure de potassium, devraient être réservées pour les hydarthroses très-anciennes et réfractaires à toute autre espèce de traitement.
Corps étrangers articulaires. Les corps étrangers spontanément développés dans les replis synoviaux , ou provenant de quelques fragments osseux ou cartilagineux détachés par un traumatisme, gênent les mouvements, causent de violentes douleurs lorsqu’ils s’interposent entre, les surfaces articulaires , et forcent les malades à réclamer avec instance les ressources de la chirurgie.
Les opérations entreprises jusqu’à ce jour contre cette fâcheuse affection sont assez nombreuses. Les unes ont pour but d’extraire le corps étranger, les autres de l’immobiliser et d’en prévenir ainsi les inconvénients.
Incision simple et directe. L’expérience a montré l’extrême gravité de cette opération, qui doit être abandonnée.
Incision avec obliquité sous-tégumentaire de la plaie. Ce procédé , beaucoup moins dangereux , réussit bien au genou , chez les individus sains, lorsqu’on a la précaution , recommandée par le professeur Syme , d’amener et de fixer le corps étranger au-dessus et en dehors de la tête du péroné, point où il se dirige souvent spontanément.
Les téguments tirés fortement en haut et en dedans, une incision transversale ou oblique de 0'“,015 est pratiquée au-dessus de la tête péronéale; une petite érigne oculaire ou une épingle fixe le corps étranger, dont on facilite la sortie par des pressions , s’il nés échappe pas spontanément. Les téguments, reprenant leur situation normale, recouvrent complètement le trajet de la plaie, dont