LUXATIONS, RÉDUCTIONS
Belfort , s’en était bien trouvé. Nous avons fait usage de plusieurs espèces d’instruments à détente. Le premier (fig. 49), fabriqué par M. Charrière, se compose d’une tige articulée à mortaise dans son milieu, et terminée par un crochet recourbé à ses extrémités. L’instrument est placé fermé {fig. 49) entre les liens extensife, et il suffit d’en faire rouler en sens inverse les deux moitiés sur ellesmêmes pour dégager la mortaise et les séparer (fig. 50.)
•ig. 50.
M. le professeur Herrgott, qui a réduit très-heureusement une vingtaine de luxations avec l’aide des moufles et du dynamomètre, se sert d’un double anneau articulé à bascule , dont la conception est fort ingénieuse, mais qui a le grave inconvénient de s’ouvrir seul si on ne le maintient pas, lorsque les tractions sont énergiques. En abaissant la tige (fig. 51), on dégage l’extrémité a de la mortaise h, et l’instrument, se déployant en d, où se trouve une double articulation, permet à la corde extensive de s’échapper.
M. Elser a construit , de son côté , un troisième instrument (/ig. 52) , que nous avons expérimenté avec succès. C’est un anneau articulé dont les branches bb , réunies par un ressort c, reçoivent la corde a.
Plus la traction exercée par les liens hh sur les extrémités gg de l’instrument est considérable , plus l’anneau b se trouve solidement fermé. Mais si l’on presse sur la bascule f, on rapproche les tiges o ee, et l’anneau b s’ouvre et laisse passer la corde a.
H importe beaucoup de soutenir h Fis* 52. h les diverses pièces de l’appareil extensif au moment où on le relâche , parce qu’elles seraient lancées
iQ4: BANDAGES ET APPAREILS, LUXATIONS.
avec une violence proportionnée au degré de la traction , et pourraient blesser les assistants.
Les moufles dont nous faisons usage sont à triples poulies , à crochet terminal mobile, et ont 0'»,035 de diamètre sur On',03 d’épaisseur. Ce sont ,• comme on le voit , des instruments légers , petits. , portatifs et capables néanmoins de supporter une traction 7 à 800 kilogrammes , degré auquel nous n’arrivons jamais , parce que notre maxitnum a été de 300 kilogrammes, et qu’habituellement nous ne dépassons pas 100 à 150 kilogrammes.
Gn voit sur la fig. .53 comment toutes les pièces de l’appareil se trouvent disposées. La contre-extension, fixée en a, s’opère au moyen d’unë lanière 6, de peau rembourrée, embrassant l’épaule sans recouwir la fosse sous-épineuse et la face postérieure de l’articulation ( luxation sous-acromio - épineuse). L’avant-bras est maintenu fléchi sur le bras, et le bracelet c {fig. 47) , convenablement serré au-dessus du coude , prévient tout glissement et fait corps avec le bras. Une corde de 0“, 3 de longueur, dont les extrémités , terminées par des crochets métalliques convenablement assujettis , sont fixées aux anneaux du bracelet cc (fig. 47), sè lie elle-même aux liens circulaires dd , réunis entre eux par l’èntre-croisement représenté dans la fig. 48. Vient ensuite une co d’acier e, qui pourrait être supprimée, puis le crochet à détente f, un nouveaulien circulaire, la moufle h, le dynamomètre g ,• placé entre deux anses de corde, èt une cc dernière fixant la. corde à un anneau i scellé dans la muraille.
' Si les deux points d’appui d et i étaient plus rapprochés l’un de