‹ Traité de médecine opératoire, bandages et appareils. 4è éd. Tome secondChapitre 26 sur 131 · POSITIONS DU BISTOURI · texte numérisé non relu

POSITIONS DU BISTOURI

lation métacarpo-phalangienne du petit doigt , qui contribue à l’assujettir. Cette manière de tenir le bistouri est la plus employée , particulièrement lorsque l’on dirige les incisions de gauche à droite et de haut en bas.

Fig. 61. Fig. 62.

La deuxieme position {fig. 62) n’est qu’une modification de la première; la lame du bistouri, au lieu de regarder en bas, est tournée en haut , et le doigt indicateur en occupe le côté. Cette seconde position est ordinairement adoptée pour les incisions pratiquées de droite à gauche , devant soi et de bas en haut.

Dans la troisième position {fig. 63) le bistouri est tenu comme une plume à écrire , le tranchant tourné vers la paume de la main et la pointe dirigée en avant ou en arrière. Le pouce d’un côté , l’indicateur et le médius de l’autre , maintiennent l’instrument , pendant que Fannulaire et le petit doigt reposent sur les téguments et servent de point d’appui.

Fig. 63. Fig. 64.

La quatrième position {fig. 64) est en tout semblable à la troisième , à l’exception de la direction de la lame , dont le tranchant est tourné en avant, au lieu de l’être en arrière. Cette position et la précédente sont en général réservées pour les cas de ponction.

Dans la cinquième position {fig. 65), le manche de l’instrument , tourné vers la paume de la main, en est im peu écarté , et les quatre derniers doigts, appliqués à plat sur le même côté de la lame du

SÊBitLOT — Méd. opérai. ^ ®

bistouri, font opposition au pouce : on dit alors que l’instrument est tenu comme un archet de violon. Cette position du bistouri est quelquefois employé pour la dissection des tumeurs, lorsque l’on veut faire agir l’instrument avec légèreté et à grands traits. On a également décrit des positions du bistouri tenu comme un canif et même comme un javelot.

Couteaux à amputations. (Voy. Amputations.)

Ciseaux. Tout le monde connaît la manière de tenir les ciseaux et de s’en servir. On en construit pour la chirurgie de droits à extrémités carrées, pointues, arrondies, boutonnées ; de concaves sur le plat ou sur le côté etc. ; on en courbe les lames sous des angles différents, et ils présentent une foule d’autres variétés sous le rapport du volume, de la longueur et de l’articulation de leurs branches.

Le pouce est placé dans un des anneaux, l’annulaire dans le second, et les autres doigts soutiennent les branches et en assurent l’action. .

Les incisions simples affectent une même direction et sont pra- . tiquées en un seul temps ; elles sont en général droites , plus rarement semi-lunaires ou courbes. Combinées deux à deux, ou en plus grand nombre, elles constituent les incisions composées, que l’on distingue selon les formes qu’elles représentent , en incision en T ou en V, en cruciales -h, en elliptiques o ou ovalaires, en croissant ^ et en quadrilatère a. Toute incision se pratique de dehors en dedans, ou de dedans en dehors, selon que le bistouri divise les tissus des couches superficielles vers les profondes, ou des couches profondes vers les superficielles. On incise contre soi, lorsque la pointe de l’instrument, dirigée vers l’axe du corps de l’opérateur, s’en rapproche pendant l’incision des chairs ; devant soi, lorsqu’elle s’en éloigne ; de gauche à droite et de haut en bas ,> ou en sens contraire , lorsque l’instrument est conduit dans l’une de ces directions.

Nous ne nous occuperons que des incisions pratiquées avec le bistouri, parce que les règles qui les concernent s’appliquent avec peu de modifications à l’emploi de tous les autres instruments.

Les incisions de dehors en dedans peuvent être simples ou composées.

On se sert communément de la main droite ; mais il est bon que

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