ARTERE RADIALE
laissent le chirurgien dans le plus grand embarras , s’il n’a pas de meilleurs guides.
Au poignet on trouve l’artère radiale tout à fait sous la peau et appuyée sur le radius (fig. 200); elle est en rapport en dehors avec le tendon du long supinateur d , et en dedans avec celui du grand al c d
Fig. 200.
palmaire ou radial antérieur ; il suffit de diviser la peau , l’aponévrose a et la gaine cellulaire , pour apercevoir l’artère c , entourée de ses deux veines satellites h , et fort éloignée du nerf , qui se porte ; comme on sait , en dehors et en arrière.
Au-dessous de l’apophyse styloïde du radius on peut encore découvrir l’artère radiale c (fig. 201) au fond de la petite fossette que forment les tendons réunis des muscles grand abducteur et' petit ex-
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Fig. 201.
tenseur du pouce en dehors a , et long extenseur en dedans d , point où elle est accompagnée de deux veines satellites h ; on incise la peau , le fascia superficiel , on écarte la veine céphalique du pouce , quelques rameaux du nerf radial , et après avoir divisé l’aponévrose profonde , on tombe sur l’artère entourée de ses deux veines satellites.
ARTÈRE CEBIT AIiE. Née de la brachiale au même point, que la radiale , elle se dirige profondément en dedans et en arrière, au-dessous de la masse épitrochléenne des muscles superficiel!^ de l’avant-bras, située entre eux et le muscle fléchisseur profond, sur lequel elle repose dans la première moitié de son trajet ; elle redevient superficielle inférieurement , et n’est plus recouverte que par le cubital antérieur et le tendon de ce muscle. Son extrémité inférieure concourt à former l’arcade palmaire superficielle en s’anastomosant avec la radiale. En haut elle suit la direction d’une ligne qui se porterait du milieu du pli du coude à l’union du tiers moyen avec le tiers supérieur du cubitus ; plus bas son trajet est représenté par une autre ligne qui, partant de l’épitrochlée , irait tomber au côté radial du pisiforme. Le nerf cubital se trouve au côté interne de l’artère , dont il est séparé supérieurement par un intervalle de quelques millimètres , tandis qu’il y touche inférieurement.
Anomalies . On a vu l’artère cubitale passer au-devant des muscles superficiels de l’avant-bras , au lieu de s’engager derrière eux. C’est principalement, dans le cas où elle naît très-haut de la brachiale , que l’on observe cette anomalie , que nous n’avons jamais rencon¬
trée, tandis qu’il nous est arrivé plusieurs fois de constater l’absence complète de la cubitale , remplacée par l’artère interosseuse antérieure , dont le calibre était au moins triplé de volume.
Procédés ojjératoires . On peut lier l’artère cubitale dans tous les points de son trajet , mais on ne doit la découvrir à son tiers supérieur qu’en cas de traumatisme , à l’exemple de Marjolin, Il suffit alors d’agrandir la plaie.
On met à nu l’artère cuhitale à l’union de son tiers supérieur avec ses deux tiers inféneurs,en pratiquant (/ig. 202) une incision oblique de haut en bas et de dehors en dedans , commencée à trois travers de doigt au-dessous du pli du bras , et au tiers interne de la face antérieure de l’avant-bras , et terminée 0m,06 plus bas
ARTÈRE CUBITALE.
sur le bord interne du cubitus. La peau et l’aponévrose ayant été divisées, on cherche, à partir du cubitus et en se dirigeant en avant et en dehors , le premier interstice musculaire , qui est formé par les muscles fléchisseur sublime a et cubital antérieur c. On engage le doigt ou une sonde dans cet interstice, et, en soulevant le fléchisseur sublime ou superficiel , on aperçoit le nerf cubital fe , et un peu plus en dehors l’artère cubitale e , entourée de ses deux veines satellites d.
Lorsqu’on est arrivé sur le nerf, qui est facile à reconnaître, il faut chercher l’artère en dehors et au-dessous des premières fibres musculaires que l’on rencontre , autrement on se tromperait d’interstice et l’on s’éloignerait de l’artère.
On peut également faire tomber une incision verticale et perpendiculaire sur l’interstice que nous venons d’indiquer à O^jOS du bord interne de l’avant-bras ; on écarte les muscles et l’on rencontre le vaisseau au fond de la plaie. >
Fig. 203.
L’artère cubitale au-dessus du poignet (fig. 203) est mise à nu par une incision de 0®,06 , dans la direction déjà indiquée de cette .partie de son trajet, ou sur le milieu du tendon du muscle cubital anté- y
rieur a; on divise la peau y '\
c et l’aponévrose e ; on re- ^ ^ ^ -
pousse le tendon en dedans , et derrière lui on
rencontre l’artère d, re- - ^
couverte par un mince '"W"
feuillet aponévrotique et ^ ’ i
entourée de ses deux veines
satellites h ; le nerf cubital Fig. 204.
en suit le côté interne.
On lie encore V artère cubitale au-dessous du pisiforme, au
moment où elle donne naissance à l’arcade palmaire superficielle (fig. 204); une incision de est pratiquée sur le côté externe
du pisiforme, dans la direction du dernier espace interosseux, et l’on tombe sur l’artère a , après avoir divisé la peau , l’aponévrose et quelques fibres musculaires de l’éminence bypothénar provenant des muscles palmaire cutané et adducteur du petit doigt. Il faut ménager les veines satellites c et le nerf 6, qui est dedans.
Ligature de l’arcade palmaire superficielle. M. Eug. Bœckel conseille de pratiquer une incision à convexité inférieure , depuis le côté externe du pisiforme jusqu’à la base du troisième métacarpien. Il suffit de diviser la peau et l’aponévrose palmaire pour tomber sur les flexuosités de l’artère. Les ramifications du nerf médian et les tendons fléchisseurs sont situés plus profondément.
AORTE ARDOinill'AIiE. Nous possédons un assez grand nombre d’observations de rétrécissements de l’aorte abdominale , et depuis que l’on s’occupe de la possibilité de la ligature de cette artère , on a rassemblé six ou sept cas d’oblitération aortique complète avec persistance de la circulation dans les extrémités inférieures. L’expérience prouve en outre que , sur les animaux , la ligature de l’aorte abdominale peut réussir, de sorte qu’il existe rigoureusement des motifs justifiables de cette opération. Cependant l’extrême danger qu’elle entraîne ne pourrait la faire adopter que dans des circonstances tout à fait exceptionnelles, et nous refuserions très probablement de l’entreprendre. Dans les cinq cas où elle fut exécutée : par A. Gooper, 1817; James, 1829; Murray, 1834 ; Monteiro , de Rio-Janeiro , 1842 ; South , de Londres, 1856 , les malades moururent, le premier au bout de vingt et une heures, le second quelques heures , lé troisième le second jour, le quatrième onze jours et le dernier quarante -trois heures après l’opération. Ces résultats , comme on le voit, sont des plus graves , s’ils ne démontrent pas l’impossibilité du succès. Dans les trois premiers cas , les anévrysmes étaient situés au-dessous de l’artère iliaque primitive, sur laquelle la ligature aurait pu être posée avec beaucoup plus de chances de succès.
Le procédé suivi par Sir A. Cooper et plus tard par James , est le suivant {fig. 205) ; le malade couché sur le dos, et le tronc et les membres fléchis , une incision de 0“,10 de hauteur est faite sur le côté gauche de l’ombilic ; on divise la ligne blanche, puis le péritoine, en se servant d’une sonde cannelée; le doigt indicateur porté dans l’abdomen écarte les intestins , atteint le rachis , reconnaît les battements du vaisseau , qu’il soulève entrel’artèrerénale h et la mésentérique inlérieure c , ou entre cette dernière et l’iliaque primitive