POSITION BU CHIRURGIEN ET DES AIDES
enduits de cérat, de la charpie brute et des boulettes de charpie fine.
70 Des compresses longuettes.
8° Des compresses carrées ou taillées en croix de Malte , pour recouvrir le moignon , et une ou deux bandes, dont la longueur varie selon l’amputation.
00 Des épingles pour les sutures , si on y a recours.
Il faut avoir en outre des bassins remplis d’eau froide ou tiède , avec des éponges fines et molles , du feu pour chauffer les bandelettes. agglutinatives , du vinaigre ou des sels à respirer, et quelque potion cordiale à faire prendre au malade après l’amputation.
Position du eliirurgien et des aidese Aides. Le chirurgien choisira ses aides , et leur assignera le rôle qu’ils auront à remplir : c’est le seul moyen d’opérer d’une manière sûre et rapide. Cinq ou six aides sont nécessaires. L’un, d (fig.. 222), comprime l’artère principale, et doit être vigoureux, adroit et de sang-froid. Un autre soutient la partie supérieure du membre et relève les chairs sous le tranchant de l’instrument : c’est à un des plus habiles et des plus exercés qu’il faut confier ce soin , d’une grande importance et toujours mal rempli par un homme qui ne comprend pas bien les règles d’une amputation ou qui se méfie de l’adresse de l’opérateur. Un troisième, g , maintient l’extrémité inférieure du membre, et le porte parfois dans différents sens pour faciliter la section des parties molles. Cet aide assure l’immobilité de l’os pendant l’action de la scie , et a deux écueils à éviter ; soit de trop relever le membre et de comprimer la scie , soit de trop l’abaisser et de fracturer une portion de l’os. Un quatrième,/, présente les instruments, deux autres, ce, au moins sont nécessaires pour maintenir le malade, changer l’eau , les éponges , et satisfaire à toutes les exigences de l’opération. La personne e, chargée de l’anesthésie, se trouve du côté opposé à l’opérateur h , et rapproche ou éloigne la compresse imbibée de chloroforme , de la bouche et du nez du malade a , selon les indications.
n suffit ordinairement des doigts d’un aide appliqués sur le trajet de l’artère principale pour suspendre le cours du sang {fig. 148) ; quelquefois on arme sa main d’un cachet à pelote (fig . 147) , ou l’on se sert du garrot ou d’un tourniquet (fig. 143 et 144). Ces instruments ne sont employés qu’à défaut d’un assistant sur lequel on puisse compter, et si l’on n’a pas autour de soi quelques personnes exercées et capables d’exercer la compression , il vaut mieux recourir à l’usage du tourniquet que de s’exposer à une hémorrhagie irréparable sur des sujets affaiblis. Dans tous les cas , il est nécessaire
AMPUTATIONS
que l’aide chargé de soutenir la partie supérieure du membre sache appliquer les doigts ou de petites pinces compressives sur l’embouchure des vaisseaux, artères ou veines; on parvient ainsi à ne
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positions spéciales applicables à chaque amputation. Pour les membres inférieurs , le blessé est généralement assis ou étendu sur le bord d’un lit ou d’une table faite exprès , pareille à celle de nos hôpitaux et formée de trois parties mobiles.. Le tronc et la tête sont soutenus sur un matelas ployé en double et quelques oreillers. Nous indiquerons les situations les plus convenables pour chaque amputation en particulier.
Le chirurgien ,h,se place en dehors du membre pour la cuisse et le bras ; en dedans pour la jambe et l’avant-bras , en avant pour le pied- et la main. La main gauche tournée vers la partie supérieure du membre donne plus de facilité pour disséquer la peau et relever les chairs ; dirigée en bas , elle soutient la lame de la scie , maintient l’os immobile et en facilite la section. Ces deux positions ont donc chacune des avantages.
Métliodes opératoires applicaMes aux amputations pratiquées dans la continuité des membres.
Les deux principales méthodes sont : la circulaire ; 2“ et celle à lambeaux; on admet encore une méthode mixte résultant de la combinaison des méthodes à lambeaux et circulaire, 4° et une méthode ovalaire et des modés oblique, elliptique, losangique. Comme un assez grand nombre de remarques collectives s’appliquent à ces méthodes et à ces différents procédés, nous les exposerons en traitant de l’amputation circulaire. Nous comparerons ensuite les diverses méthodes , en précisant les préceptes qui nous paraissent en motiver l’adoption et en assurer le succès. M. le professeur Michel rattache, dans ses cours de médecine opératoire, toutes les amputations à deux méthodes générales , fondées sur la position de la cicatrice du moignon après la guérison. Dans l’une , qu’il nomme centrale , la réunion se rapproche , en partie au moins , du centre du membre. Les amputations circulaire, ovalaire ei à deux lambeaux en sont des exemples. Dans l’autre, xpçelêe excentrique, la réunion est à la circonférence, comme on le voit dans les amputations à un seul lambeau.
méthode circulaire. La méthode circulaire consiste à couper la peau et les muscles perpendiculairement à l’axe de l’os , ce dernier beaucoup plus haut que les parties molles , afin d’en être recouvert. De là des difficultés dont on a cherché à triompher par différents procédés.
Celse , fidèle interprète de l’état de la chirurgie de son temps , ne négligeait pas cette règle capitale , et recommandait de couper d’un premier coup les parties molles jusqu’à l’os ; de les faire ensuite relever en forme de cône et de les inciser ime seconde fois sxm un
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point plus élevé , de dénuder l’os , et de le scier le plus près possible des chairs saines et adhérentes. Ce procédé satisfait aux principales conditions des amputations. L’exécution en est rapide ; la peau est coupée très-bas , les muscles sur un point un peu plus élevé et après qu’ils se sont, d’autant plus rétractés qu’ils sont plus superficiels. Le résultat est favorable, et le meilleur éloge qu’on puisse en faire est de dire que Dupuytren l’avait adopté.
Les préceptes de Celse dominent encore toute la pratique des amputations , mais on doit avouer que leur importance avait été méconnue par le plus grand nombre des chirurgiens , et que cette partie de l’art était restée négligée ou à peu près stationnaire jusqu’au siècle, dernier, où elle excita de nombreux travaux. Toutes les recherches, au reste, n’eurent qu’un but, éviter la saillie de • l’os ou la conicité du moignon : tel est le problème que l’on s’est efforcé de résoudre.
J. L. Petit, Cheselden, Wiseman etc., attribuant la conicité du moignon à la rétraction différente des muscles et de la peau, conseillèrent de couper ces parties en deux temps : dans le premier, la peau qu’ils disséquaient assez haut ; dans le second, les muscles au niveau des téguments relevés, et enfin l’os.
D’après Louis , le procédé de J. L. Petit ne mettait pas à l’abri de la conicité du moignon, causée par la rétraction musculaire, et il voulait que l’on coupât la peau et les muscles superficiels dans un premier temps , et qu’ après les avoir fait relever autant que possible , on se servît d’un bistouri pour diviser les muscles profonds. De cette manière , les faisceaux charnus les plus rapprochés de l’os étaient incisés à une plus grande hauteur. La section des muscles en deux temps était un progrès , mais ne suffit pas toujours pour éviter la saillie osseuse.
Valentin proposa de mettre les muscles dans un état d’extension forcée au moment où on les incise. Il portait le membre en dehors pour couper les adducteurs , en dedans pour les abducteurs etc. Cette idée ne pouvait être généralisée. Au lieu de diviser constamment les muscles le plus haut possible , il faut parfois tenir une conduite tout opposée : ainsi nous coupons un peu plus bas les muscles demi -tendineux et demi-membraneux , pour ne pas avoir, à la face postérieure du moignon , un enfoncement profond résultant de l’extrême rétraction de ces deux muscles.
Desault combina les procédés de J. L. Petit et de Louis ; ce chirurgien incisait d’abord la peau , puis les muscles superficiels , et dans un troisième temps les muscles profonds , pour terminer par la section de l’os. Son exemple est encore imité par un assez grand nombre de chirurgiens.