‹ Traité de médecine opératoire, bandages et appareils. 4è éd. Tome secondChapitre 87 sur 131 · DÉSARTICULATION DU PREMIER MÉTACARPIEN · texte numérisé non relu

DÉSARTICULATION DU PREMIER MÉTACARPIEN

nésartieiilation du métacarpieu du pouce. L’extré¬

mité supérieure du premier métacarpien a {f.g. 239) présente en arrière une surface légèrement convexe et de forme triangulaire, qui s’articule avec le trapèze 6 , et est à peine séparée par un intervalle de 0“*,002 à 0“,003 du second métacarpien d, reposant lui-même sur le côté interne du trapèze h et sur toute la face inférieure du trapézoïde c. L’articulation du premier métacarpien» avec le trapèze h (fig. 240) n’offre pas , à la face palmaire , les mêmes dispositions qu’à la face dorsale. Au lieu d’être souscutanée , elle* est profondément recouverte par les muscles de & l’éminence thénar. Le sommet du triangle, ou plutôt de la ligne courbe à convexité supérieure interne que présente l’extrémité du métacarpien, plus haut vers le carpe , et est incliné beaucoup plus en dedans de sorte que le couteau dü chirurgien doit la contourner dans ce sens pour diviser le ligament capsulaire , que l’on tend facilement en portant le pouce en dehors et en arrière pour l’éloigner du second métacarpien d , dont on risquerait autrement d’ouvrir la jointure avec le trapèze, jointure qui communique par une synoviale commune avec celle du trapézoïde c. Le doigt du chirurgien, promené de bas en haut le long de la face externe ou postérieure du premier métacarpien , reconnaît aisément le tubercule qui le

termine en dehors. Si les téguments étaient le siège d’une faction considérable, on se guiderait sur l’apophyse styloïde du radius , qui est à 0«,03 au-dessus de l’extrémité du premier métacarpien.

L’artère radiale, après avoir contourné la face externe et posté rieure du poignet, vient s’engager entre les extrémités des

premiers métacarpiens, et peut être ouverte. On doit cherchera obtenir des lambeaux épais , bien disposés pour la réunion, et une cicatrice linéaire dorsale, moins accessible aux contacts et aux pressions qu’à la face palmaire.

Procédés opératoires. Gi'and lambeau externe. Taillé après ou avant la désarticulation.

a. Dans le premier cas , le chirurgien porte à plein tranchant un bistouri droit sur la commissure interdigitale et coupe devant lui les parties molles jusqu’au carpe , pendant qu’un aide soutient la main, et tire en dehors les téguments. Après cette première incision, le chirurgien, ayant reconnu le siège de l’articulation, renverse le pouce en arrière , divise la capsule articulaire en avant , suivant la courbe de l’extrémite antérieure du métacarpien, luxe l’os en l’écartant du trapèze pour inciser plus facilement les portions intactes de la capsule, et taille en terminant un lambeau cutané externe , qui doit être prolongé de 0“,012 au moins au-delà de l’articulation métacarpo-phalangienne.

h. On arrive au même résultat en commençant l’amputation par le lambeau radial, taillé soit de dehors en dedans et du sommet vers sa base , soit par ponction de la base au sommet et de dedans en dehors ; dans ce cas, on tire fortement les téguments en dehors, et, plongeant au niveau du trapèze la lame d’un bistouri étroit, on forme le lambeau cutané, auquel on donne la même longueur que dans la première opération. Le lambeau , renversé de bas en haut, laisse l’article à découvert ; on divise la capsule en avant, et, contournant l’os avec le bistouri , en dehors , on traverse la jointure et l’on coupe en dedans les . parties molles jusqu’au delà de la commissure, en ménageant avec soin la peau.

Ce procédé est moins favorable que le premier ; il est difficile de donner au lambeau assez de largeur, et les bords en sont presque constamment irréguliers. La méthode à lambeau a en outre ici d’assez graves inconvénients : elle produit une plaie très-étendue, suivie d’une double cicatrice , dorsale et palmaire , et le lambeau , nécessairement mince et sans soutien, tend à se rouler sur luimême , à se rétracter , et est mal disposé pour la réunion.

Méthode ovalaire. Elle a été depuis longtemps décrite par Lassus, Béclard et Richerand. Voici comment l’exécute M. Scoutetten :

Fig. 241.

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