DÉSARTICULATION DU DEUXIÈME MÉTACARPIEN
eo avant du niveau de l’apophyse styloïde du radius. Cette incision fut continuée jusqu’au côté interne de la base de la première phalange du doigt indicateur 6 , que l’on rasa de très-près , afin de ménager une plus grande étendue de téguments ; dirigeant le bistouri sur le pli digito-palmaire c, je le ramenai en dehors sur la face dorsale de la main, où je terminai l’incision sur l’extrémité de la première , au niveau de l’articulation métacarpo-phalangienne. On voit que nous n’enlevons de cette manière aucune partie des téguments de, la face dorsale de la main,: où nous ne pratiquons qu’une simple incision linéaire sans perte de substance; modification que nous apportons constamment au procédé ovalaire qui a seul été représenté 250).
Les lèvres de la plaie écartées , on place la pointe du bistouri sur le milieu de la longueur du métacarpien , qu’on contourne en partie de dedans en dehors et d’arrière en avant pour la faire saillir du côté opposé, et l’on divise d’un seul coup les muscles et les tendons, restés intacts , en retirant à soi l’instrument.
Dirigeant alors le bistouri le long de l’os, dont on suit le bord interne , on arrive sur l’union des deux métacarpiens , et, tournant l’instrument en dedans, dans la direction d’une ligne qui tomberait sur l’extrémité du cubitus , on coupe facilement le ligament interosseux.
La même manœuvre est répétée sur le côté externe de l’os , dont il faut contourner avec grand soin le tubercule externe , pour ne pas intéresser l’articulation du trapèze avec le pouce qui se trouve à 0”,004 en dehors. Le bistouri est alors dirigé fortement de dehors en dedans pour ouvrir l’articulation de la facette externe du second métacarpien avec le trapèze.
Les ligaments antérieurs et postérieurs restent seuls à diviser. Les premiers sont, comme nous l’avons dit , difficilement atteints ; on y parvient en portant sur eux la pointe de l’instrumentà 0‘“,008 environ de l’union des troisième et deuxième métacarpiens , pendant que de la main gauche on cherche à luxer l’os en arrière , ce qui arrive au moment où les ligaments ont été atteints ; on coupe quelques minces trousseaux fibreux de la face dorsale , terminée.
Malgré la complication apparente de ces divers temps opératoires l’amputation est rapide ; la plaie est pansée par première intention , à l’exception du point correspondant aux surfaces osseuses,
Fig. 251.
, et l’opération est
pour faciliter l’écoulement du pus, et la cicatrice reste linéaire aaa {fig. 251).
On aperçoit sur le carpe , au moment de l’opération , une cavité osseuse , large et assez profonde , qui ne peut être immédiatement remplie par les chairs , et sur laquelle on „ £- observe les facettes articulaires du trapèze e,
du trapézoïde d , du grand os h et du troi- / sième métacarpien a ; les parties molles de
5, ^ la plaie sont : l’artère radiale c , des portions
Êk • de ligaments f, le premier muscle interosî ■ dorsal g , l’abducteur du pouce h , le se-
1^ - cond muscle interosseux dorsali , le tendon
du fléchisseur profond fe , celui du fléchisseur J-ï /^x superficiel l, et le premier muscle interosseux
'v palmaire m {fig. 252).
/ / ' ^ ' Désarticulation des troisième et
^ Fi". 25>* quatrième OS du métacarpe. Le troi¬
sième os du métacarpe c {fig. 253) s’articule en arrière avec le grand os h , et sur les côtés avec les deux os métacarpiens correspondants hd; on peut y appliquer la méthode ovalaire , telle que nous venons de la décrire pour le second métacarpien , en laissant les téguments palmaires intacts jusqu’à la
Fig. 253.
coinmissure digitale , que l’on contourne pour revenir à l’incision linéaire dorsale. Si l’on éprouvait trop de peine à découvrir l’articulation , on formerait deux lambeaux par une petite incision trans- ' yersale tombant sur l’extrémité carpienne de la première. Ce procédé nous paraît supérieur à celui de Velpeau, dans lequel on porte a plein tranchant le bistouri sur la commissure des troisième et qua rieme doigts ; on coupe jusqu’à la jonction des deux métacar-