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KTUDB DE» PROPRIKTKS DES DIVERS ACIERS 309
La slricUon décroît sans cesse de la température ordinaire jusqu'à 300 ou 330*^. Dès 400®, elle augmente rapidement et devient très forte quand on atteint 700 à 800®. Les essais faits sur les aciers extra-doux de Sainl-Chamond montrent qu'à 330® elle est deux fois et demie plus faible qu'à 13®,ce qui constitue une réduction considérable de la ductilité.
Les courbes précédentes montrent, en outre, l'influence de la durpe des essais; entre 100 et 230® les essais les plus rapides donneoi pour R les valeurs les plus faibles et pour A les valeurs les plus grandes ; l'inverse se produit au-dessus de 300®. Ceci résulte de ce que ces variations qu'éprouvent les propriétés mécaniques des fers et des aciers à partir de 60 à 80® sont causées par une transformation moléculaire de nature inconnue se produisant sous la double influence de la chaleur et des déformations permanentes et d'autant plus vite que la température est plus élevée.
On voit donc que dans le cas d'eff*orts très rapides la résistance sur laquelle on peut compter est bien plus faible (jue celle qui résulte des essais de traction lente.
Cette transformation moléculaire qui se produit à partir de ()0 à 80® s'eff*ectue lentement au-dessus de 300®, aussi les essais les plus rapides donnent-ils alors les résistances les plus élevées et les allongements les plus faibles. La fragililé Aw fer et de l'acier vers 200 à 300® paraît résulter uniquement de la forte réduction qu'éprouve la ductilité à ces températures. Mais cette température à laquelle correspondra la plus grande fragilité variera beaucoup avec la rapidité des efforts; pour des efforts lents, elle sera voisine de 300 à 330®; pour des efforts rapides, elle pourra atteindre 300®.
b) Influence des températures inférieures à iOÙ"". — Le fer et l'acier sont les seuls métaux sur lesquels les températures inférieures à i00<>, surtout les basses températures, ont une action spéciale ; leur fragilité augmente beaucoup au-dessous de 0®.
Au Canada^ M. Schreiber,en comparant le nombre de ruptures pendant 6 mois d'été et pendant 6 mois d'hiver, a trouvé :
Rails d'acier. . . . i en été pour 30 en hiver Rails de fer . . . . 1 en été pour 43 en hiver Roues en fonte. . . i en été pour 3,3 en hiver.
Kn Russie^ on a fait des constatations analogues. Il 20
310 MKTAIXUR<*ie Dr FEH
i In n'a pu jus(ju*à présent donner aucune ejcplicatîon de ce phéiiornênf , ni même bien en préciser la nature.
Pour ce qui concerne les essais de iraeUon el de choc^ les essais les plus complets ont été faits par le capitaine d'artillerie Bernardon h la Fonderie de Bourges.
L'influence des températures inférieures à lut)*' sur les propriétés mécaniques des fers et des aciers est très faible quand il s'asrit dVffbrts lents; elle est au contraire considérable quand il s^as^it de chocs on d*efforts rapides. Danscecas, la fragilité s'accroît à mesure que la température devient plus basse. On est conduit à penser,d'après un certain nombre de faits observés, que des variations faibles de température, de 10 ou 20 deîrréspar exemplc,suffisent à modifier dans unelarsre mesure la fras[ilité.
c) Influence des variations delà température atmosphérique. — Pour re qui concerne les essais de traction, les variations de la température atmosphérique ne peuvent avoir que des effets nés^liçeables.
Pour les essais de choc, il paraît ne pas en être de même; aussi pour la pratique des essais et afin que les résultats soient toujours comparables, le seul procédé d'une réalisation facile serait de réchauffer ou de refroidir à -|" ^«i" lc*> pièces ou barreaux à essaver en les immerçeani un leiiips suffisant dans de l'eau maintenue à cette température. Cette lenipéralurc de 15"' étant toujours peu différente de la température atuios[)liéri(jue se maintiendra à peu près pendant la durée de Fessai. Mais la température initiale n'est pas seule à considérer; en effet des chocs successifs produisent un échauffement considérable, de sorte que la frairilité du métal essayé devient de plus en plus faible à mesure que Tessai se [loursuit. Il pourra donc être nécessaire, dans un essai bien c()m[)ris, de ramener la pièce à la température de io*' dès qu'elle la dépassera sensiblement. Le mieux sera donc de réduire le nombre des cou[)s de Mioiitoiï au minimum; ceci a d'autre part l'avantagée de conduire à auy^menter la hauteur de chute, et par suite de se placer dans des conditions où le métal est le plus fra^^ile. Le meilleur essai de choc est donc [)()ur cette douille raison celui qui s'exécute en un ou deux coups de mouton au plus.