‹ Traité de métallurgie du ferChapitre 105 sur 137 · ÉTUDE DES PROPRIÉTÉS DBS DIVERS ACIERS · texte numérisé non relu

ÉTUDE DES PROPRIÉTÉS DBS DIVERS ACIERS

m. — Influence de la durée sur les résultats des essais

des métaux.

Nous extrayons d'un rapport de M. .1. Le Chaielier (Commission des méthodes d'essai) les conclusions suivantes :

V influence de la durée des efforts sur les propriétés mécaniques des métaux résulte de ce que les déformations produites par les efforts auxquels ils sont soumis ne sont pas instantanées; un effort dcmné produit donc une déformation d*autant plus faible qu'il ai^t moins longtemps, sans qu'il y ail cependant proportionnalité entre la déformation et la durée d'application de l'effort; la majeure partie delà déformation, sauf dans le cas où l'effort est suffisant pour amener la rupture, se produit dans un temps très court. Les conséquences de ceci sont que, on obtiendra des chars^es de rupture R d*autant plus élevées que l'essai sera plus rapide et que la résistance dynamique ira en croissant avec là vitesse du choc.

Pour le fer et l'acier, il doit être tenu compte de Tinfluence exercée, même à la température ordinaire, par la durée de l'essai sur les valeurs de la charge et de Tallpuçement de rupture; néanmoins, ces valeurs ne varient pas très rapidement avec cette durée tant qu'elle ne devient pas sensiblement inférieure à une minute, et l'on peut considérer comme comparables les résultats d'essais dont la durée restera comprise enti «* i et o minutes; mais il est bien entendu que dans un même essai la vitesse de traction doit rester uniforme du commencement à la fin. On peut chercher à rendre uniforme, soit la vitesse d'allongement, soit la vitesse de croissance des charges; comme il s'agit d'obtenir avani tout des essais comparables entre eux, il faut choisir le procédé doni la réalisation est la plus simple, c'est sans aucun doute celui qui consiste à opérer avec une vitesse d'allongement constante.

Il y a lieu enfin de remarquer que, pour tenir compte de réchauffement que subissent les éprouvettes de traction, échauffement variable avec leur volume, on doit opérer d'autant plus lentement que ce volume est plus grand.

Article 4. — Essais a chaid.

Lorsqu'un métal en barres, en ((Mes, etc.. doit subir des détornin-

METALLURGIE DU FER

lions à chaud pourarriver à Tétalde pièce finie^il faut encore s'assurer par des épreuves spéciales qu'il pourra aisément supporter ce travail.

L'épreuve sera décisive si la fatigue imposée à certains points du métal est au moins égale à celle que lui fera supporter le travail qu'il doit subir. On cherche donc à produire dans l'essai un travail analogue à celui qui doit être fait dans la pièce, mais sous des conditions d'autant plus dures que le métal est de meilleure qualité.

C'est ainsi que pour les fers en barres on plie, on étire, on refoirfe, on perce, on soude le métal à chaud. Pour les tôles, on exécute des ployages et des emboutissages. Il est bon de remarquer que dans ces épreuves faites à la main, le résultat peut dépendre beaucoup de l'habileté de l'ouvrier ; elles ne donnent donc pas un critérium absolu.

On peut dire cependant que si un ouvrier inhabile peut ne pas réussir l'essai avec un bon métal, un ouvrier adroit ne paniendra pas à le réussir avec un mauvais métal.

Nous donnons ci-dessous la description de quelques épreuves.

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