‹ Traité de métallurgie du ferChapitre 106 sur 137 · I. — Fer puddle · texte numérisé non relu

I. — Fer puddle

A. — Crochets. — Fory^er ou laminer avec le fer à éprouver une barre ronde de Ki mm. et la chauffer au rouge. La courbera ans^le

droit, la redresser, la courber en sens inverse, la redresser de nouveau et ainsi de suite en comptant un crochet chaque fois que l'extrémité se déplace de 90" et jusqu'à ce que le ^ métal se brise.

Quand le fer était employé pour les essieux (I) d'artillerie, il devait faire à chaud sans se criquer 25 crochets au minimum.

K.:'. il* 4.

B. — RabatlcmeniSy perçaye avec rabatteuieiil, (let essai est pratiqué sur des barres plaies MU sur des lùles épaisses.

Cliautfer au rouge cerise très clair (blanc de lune), faire suivant la largeur de la barre une ou deux entailles ab^ cd avec une tranche.

il) On emploie aujourd'hui l'acier forgé mi-dur trempé et revenu, métal doué d'une «ran<le résistance et très élastique. Chaque essieu est soumis à une épreuve individuelle «le flexion sans que l'effort exercé dépasse la limite élastique do flexion.

Rabattre sur lesciMés de laharre les deux lames exlrénies. Kabattre sur le pial de la barre la lame du milieu dans le cas où il v aurait eu deux coups de tranche.

Avec les fers supérieurs, cette é|)reuve iluil se faitf

chaude et sapis que le métal présente de traces dt^ déchirure, m^nic suivant les fibres qui ont subi le plus grand allonsfenienl. Avec les fer^ de qualité moyenne, l'essai se fait en 2 chaudes.

Pour les perçages avec î-rt^flt/emew/.chaulTerlii barre aii routreifris.-

trèa clair, percer avec un pi(iui;i)ii un ou deux trous dont les dimensions sont données en raison de la lanceur de la barre et de la qualité du métal.

Plier la barre à bloc autour d'un diamèlre du ou des trmis percés : le ployage devant s'effectuer au rou^e sombre.

On ne doit observer aucune crique, ni déchirure, ni dessoudure.

. — Embùulissages, pliages à chaud, soudure. — Les lùles, (pii ent le plus souvent être déformées par emboutissasres. subissent

METALLURGIE DU FER

un essai particulier. Suivant la qualité des tôles, on forme à chaud avec un morceau de la tôle à examiner :

\°) Tôles fines — une cuvette à angle presque vif.

2®) Tôles ordinaires — une calotte sphérique avec bords plats.

3®) Tôles communes — un cylindre.

Les dimensions de ces essais sont fixées en raison de la nature et de répaisseur de la tôle.

Le pliage à chaud esi une épreuve faite également sur les tôles el

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Fig. 233.

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Fig. 234.

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poussée d'autant plus à fond que la qualité doit être meilleure. Les figures ci-contre indiquent les rayons de pliage qu'on peut atteindre en fonction de l'épaisseur, suivant la qualité de la tôle.

I« Tôles fines,

2^ Tôles ordinaires.

3** Tôles communes.

On ne doit pas observer de gerçure.

L'épreuve de soudure consiste à souder 2 morceaux d'une même barre ou de 2 barres différentes et à leur faire subir à la soudure même répreuve des trous ou une épreuve de torsion qui ne doivent pas doninM- lieu à la moindre dessoudurr.

End(»horsde ct»s essais qui s'appliquent en général aux tôles, barres, profilés etc., il existe certains essais spéciaux dont les cahiers des charires donnent le détail et qu'il ne nous appartient pas de signaler.

s FROFBIETBS DES D

-Acier.

Les essais à chaud ont en général moins d'importance pour l'acier que pour le fer puddié en barres destiné à fournir par foi^ca^ à la main ou aux pelits marteaux toutes sortes de menues ferrures. Quand CCS essais d'aciers sont faits A la main, ce qui est habituel, leurs résultats sont plus variables que pour le fer et dépendent beaucoup de l'habileté de l'ouvrier.

Si l'on ne limite pas le nombre des cliaude-s, un ouvrier habile les réussira presque toujours.

Nouseslimonsque les exemples donnés pour le fer suffisent pour se faire une idée des essais que l'on peut pratiquer: rien ne vaudra du reste dans chaque cas l'étude approfondie du cahier des charges. Si^alons toutefois fi'fireuve du double pliaije employée ordinairement pour les liMes. Un morceau de tôle carré ayant comme côté 20 fois son épaisseur est plié une première fois A bloc. Lu tôle ainsi doublée est ensuite pliée sur elle-même.

f>ii ne doit pas observer de criques.

Fig. Î3î>.

RAPPORTS EXISTANT ENTRE LA COMl'OSmOS CHIMIQUE ET LES PROPRIÉTÉS .MÉCANIQUES DES ACIERS

Les notions s^énérales sur les essais auxquels on peut soumettre les métaux pour apprécier leur qualité étant acquises, nous pouvons maintenant procéder à l'étude des rapports existant entre la composition chimique et les propriétés mécaniques des aciers.

316 métallurgie du fer

Notions préliminaires.

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