‹ Traité de métallurgie du ferChapitre 17 sur 137 · II. — Les éluves · texte numérisé non relu

II. — Les éluves

Les moules dans lesquels on coule la fonte sont construits [sauf pour le moulage en coquille) eu matière réfractaire maintenu'e dans des châssis métalliques ; il est généralement indispensable de les dessécher complètement avant de procéder à la coulée.

Sans cette précaution on s'exposerait au contact de la fonte liquide îi une production brusque de vapeur d'eau qui pourrait les briser et donner lieu à des projections dangereuses de métal fondu.

Le séchage prolongé à haute température a pour effet non seulement de chasser Teau mais encore de bnller les matières organiques ou les divers poussiers mélangés à la matière réfractaire.

Il se produit ainsi, dans la masse, des pores qui faciliteront, au moment de la coulée, l'évacuation des gaz dégagés par le métal.

Le séchage des moules se fait dans des éluves consistant en de grandes chambres en maçonnerie de dimensions très variables, mais souvent comprises dans les limites suivantes : largeur, de 3 î\ 4 mètres ; longueur, 'î à fi mètres ; hauteur, 2 à 4 mètres.

Les murs de l'étuve et la voûte sont construits en briques; la porte également en briques avec revêtement métallique extérieur ou simplement en tAle s'ouvre souvent de bas en haut au moyen d'un contre-poids qui lui fait équilibre.

Des rails et des chariots, des grues sont disposés pour y amener les moules.

Les étuves peuvent être chauffées par des foyers latéraux où l'on bnîle le plus souvent du coke : on dispose quelquefois dans la partie supérieure des grandes étuves des foyers spéciaux au-dessus desquels

MËTAU.UHGIR DU FSB

on range les pièces qui doivent être cnitcs à haute tcmpt^ralnri'. Au lia (i'f^chauffer directement les étuvea ou peut utiliser dans ce but la i leur perdue d'un appareil de combustion quelconque (four à cuke, t^tc...]

^e chaufTai^e en éluve est surtout employé pour les petites pitVrs e pour celles de moyennes dimensions. Les 1res crosses pièces sont souvent chauffées sur place; il est quelquefois impossible de faire autremenl. t)n a eu soin, dans ce cas, de confeclionner le moule dans , lu fosse de coulée où l'on allume de grands feux dehois.Oii peut aus)

Fig, ai. — Kluvu du siiL'hïgo Jes nioolusol niiyain (Disposili cl fojer&iial).

fr, loyer ûe c6lé — C, grands cliAs^is rliauftés 'rlir placé (lima l'aie. — Fa, foyer aiial. — (.'/, cliariiiL. — rh. pcljts i: iiiouliis placés sur supports pour le s^i'liagu. liriques rérraclairos.

employer des feux de coke placés dans des corbeilles en fer ou maintenir les moules avec des grue» au-dessus des réchauds à coke.

Le séchage sur place n'est pas à recommander, car il est irrégulier: les cendres, les étincelles peuvent, en outre, occasionner des piqOres sur la surface des moules. On peut améliorer ce procédé en établissant près des moules des foyers mobiles à coke, entourés d'une hotte et commnniquenl par des tuyaux munis de reiçistres avec le fond îles châssis : le moule ser; alors de cheminée, il est directement traversé

par l'air chaud ; on peut le coiffer de tuyaux d'appel en fonte s'il n'a * pas assez de hauteur.

Enfin, il y a Heu de signaler les dispositifs dils de circonstance dont nous ne saurions donner le détail, puisqu'ils varient avec l'état des lieux, suivant la nature des fabrications, etc..

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