‹ Traité de métallurgie du ferChapitre 33 sur 137 · II. — Historique · texte numérisé non relu

II. — Historique

Il est probable que la fabrication de la fonte malléable est comme de])uis longtemps, mais c'est à Réaumur qu'on doit les premières recherches scientifiques sur la question.

Le résultat de ces recherches fut exposé dans son ouvra^içe intitub* « IJart d'adoucir le fer fondu, ou l'art de faire des ouvrages de fer « fondu aussi finis que de fer forgé, 1722. »

Réaumur décrit dans les six mémoires qui constituent son important travail les procédés de moulage, de construction et de disposition des fours à recuire, les effets des différents céments, etc et attribue radoucissement de la fonte à Télimination partielle de ses impuretés, de ses soufres et à Tinfluence des matières absorbantes au milieu des(pielles on la chauffe. Ou sait qu'il considérait l'acier et la fonte elle-même comme résultant de la pénétration des soufres du charbon dans les pores du fer.

Le cément auquel Réaumur donnait la préférence était le mélange d'os calcinés Irifurés avec du charbon. Il reconnut aussi que le Safran de Mars (peroxyde de ferj produisait un effet très puissant et très rapide.

La fonte malléable était donc pour Réaumur une espèce d'acier et l'opération industrielle lui donnant naissance se réduisait à une cémentalion en sens inverse, soit à une sorte de décémentation» On ne saurait mieux dire.

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