‹ Traité de métallurgie du ferChapitre 86 sur 137 · II. — Effets du forgeafle · texte numérisé non relu

II. — Effets du forgeafle

Entre o et a, le forgeage est très difficile et produit l'eerouissage du métal, c'est-à-dire un changement de ses propriétés caractérisé par une augmentation de E, une diminution de A 0/0, etc.. Par leforgeage à cette température, les cellules changent simplement de forme ; mais le ciment non plastique se fissure en tous sens. Il est naturel d'admettre qu'aucune transformation du carbone n'a pu s'effectuer, mais sous l'action du choc ou de la pression résultant du forgeage le fer s'est transformé moléculairement et de la forme a a dû passer à la forme j3.

Entre a et b, le forgeage devient d'autant plus facile qu'on est plus près de b ; c'est un peu au-dessous de b ([u'il faut forger car le ciment dont la dissociation se poursuit devient de plus en plus pâteux. Le martelage, en pétrissant le métal, achève mécaniquement la distribution du ciment commencée par le chauffage.

Au^essHS de b, le ciment est fluide, il peul s'écouler sous la pression et les chocs en laissant des surfaces de faiblesse identiques à celles de l'acier coulé. Le forgeage ne servira dans ce cas qu'à agiter la masse et à empêcher qu'aucun point puisse se refroidir en repos jusqu'à ce que la température soit descendue au-dessous de b (au rouge cerise clair). Dans ce cas, il faut, comme on sait, terminer cette opération au-dessous de b, pour que l'acier ne puisse perdre la texture qu'on lui a donnée à grand peine.

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